dimanche 8 décembre 2024

Notre-Dame : L’exploitation, version monuments historiques

 

L’exploitation et ses retours de flamme

 

 

Alors que les médias étaient braqués sur l’inauguration de Notre-Dame, seul un reportage rappelait que l’agent de sécurité qui était en poste le jour de l’incendie de la cathédrale de Paris, travaillait depuis une dizaine d’heures lorsqu’il a reçu un message d’alerte dont il n’a pas pu déchiffrer le code : il était embauché depuis 3 jours sans avoir eu de formation...

         Pas besoin de message divin pour comprendre que l’ampleur de l’incendie a été la conséquence de cette fameuse politique d’économies à tout prix.

Tourisme à Paris : travailleurs russes et ukrainiens solidaires

 

Ça fait plaisir

 

 

À Paris, les employés d’une société de visite touristique en vélo, Orange Fox Bike, sont en grève. Ils réclament un contrat de travail et des salaires au minimum au niveau du Smic. Ce sont des guides touristiques payés à la visite et donc sans salaire horaire.

         Parmi eux de nombreux Russes et Ukrainiens qui se retrouvent au coude à coude pour défendre leurs droits. Leur employeur les menace maintenant de les dénoncer pour travail dissimulé car ils n’ont pas de papiers pour certains. Le retour au pays pour eux, cela signifierait très certainement la prison ou la guerre !

         Ils ont décidé de lutter ensemble face à leur patron, sans les préjugés nationalistes qu’on voudrait nous faire passer comme naturels. Ils ont bien raison.

Argenteuil, «’historique » ? Pour un rien, en tout cas, une bourse déliée

Ce genre de visite opère des miracles

 

 

Si vous voulez donner une solution rapide à un problème qui relève de la municipalité d’Argenteuil, faites venir un petit prince. Ce qui ne va pas disparaîtra alors. Les massifs de fleurs seront refaits. Et s’il faut du macadam, pas de problème. Quant à la vie des habitants et des automobilistes, elle passera bien après, car le prince a la priorité. Et tout cela bourse ouverte, pas question de lésiner sur la dépense. À combien le coût de la visite princière ?

         Une leçon en tout cas pour les habitants et les agents territoriaux. Quand la municipalité veut, il n’y a plus ni problème ni délai. DM

 

samedi 7 décembre 2024

Barnier remercié. La crise continue, les affaires aussi

 Barnier remercié. La crise continue, les affaires aussi

Article mis à jour le 05/12/2024

Après des jours de palabres et de concessions, surtout au RN, Barnier a dégainé l’article 49-3 pour faire passer le budget de la Sécurité sociale. Le RN ayant finalement annoncé qu’il voterait la censure avec la gauche, le gouvernement a fini par tomber.

 


Six mois après la dissolution de l’Assemblée nationale, trois mois après la nomination laborieuse d’un Premier ministre sans majorité, la crise politique demeure. Macron cherche déjà un remplaçant à Barnier tandis que plusieurs dirigeants de l’opposition réclament la démission du président lui-même. Les tractations en coulisse et les petits calculs politiciens font de nouveau rage pour trouver le mouton à cinq pattes qui acceptera cette fonction très précaire jusqu’à ce que de nouvelles élections législatives soient possibles.

Pour tenter de sauver son poste, Barnier n’a cessé d’agiter la menace d’un chaos économique ou financier pour le pays si les budgets, celui de la Sécurité sociale et celui de l’État, n’étaient pas votés. Les soutiens de Barnier et Macron ont cherché à faire peur en parlant « de marche en territoire inconnu ». Ils ont mis en avant la hausse des impôts que subiront 17 millions de contribuables du fait de l’inflation, puisque les barèmes n’auront pas été réévalués. Certains sont allés jusqu’à laisser entendre que des primes des fonctionnaires ne pourraient être payées.

S’appuyant sur une réalité, la montée des taux d’intérêt payés par l’État français pour emprunter sur les marchés financiers, le camp gouvernemental a exagéré la menace d’une attaque spéculative. En fait, la montagne de dettes publiques et privées, la spéculation débridée, menacent en permanence d’une catastrophe qui n’attend que l’événement déclencheur, cette crise politique ou une autre.

Relativisant cette menace, dès le lendemain de l’annonce du 49-3, le cours boursier des entreprises du CAC 40, un temps à la baisse, avait retrouvé sa valeur.

En réalité, la Constitution a prévu cette situation de blocage. Les parlementaires pourraient ainsi voter une loi spéciale qui reconduirait à l’identique le budget de l’année 2024 jusqu’à ce qu’un nouveau soit établi. Le futur gouvernement pourra aussi prendre des décisions par décret ou par arrêté. On peut être sûr que toutes les mesures qui permettent d’arroser la grande bourgeoisie seront adoptées.

Restera le problème de certaines catégories sociales mécontentes parce qu’elles devront patienter. Ainsi, les agriculteurs ne pourront pas profiter dès janvier des concessions accordées par Attal après leur mobilisation, tout comme les patrons du secteur immobilier qui attendaient une extension des prêts à taux zéro. À l’inverse, les transporteurs aériens ou maritimes, comme les laboratoires pharmaceutiques, vont échapper à la bien petite surtaxe que le projet Barnier leur imposait.

En ce qui concerne les classes populaires, si le budget 2025 leur serrait la ceinture, la reconduction à l’identique du budget 2024, non réévalué de l’inflation, le fera tout autant.

                                    Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2940)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui samedi 7 novembre : de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.

Dimanche 8 décembre, de 11 h. à midi, au marché Héloïse (sous réserve) ;

Lundi 9 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Réservez votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.