dimanche 9 juin 2024

Toilettes publiques à Argenteuil, un combat prioritaire en vue des prochaines élections municipales

Un petit besoin… d’humanité

 

                               Ouest-France 27 mai 2024
 

Lors de la brocante sur le parking Jean Vilar qui a été un succès il y a quinze jours, il n’y avait malheureusement en tout que deux toilettes, celles de la guinguette du Parc des Berges qu’il fallait rejoindre. Deux toilettes pour des milliers de participants. Neutraliser le parking Jean Vilar, la municipalité sait faire, mais ouvrir les toilettes de l’espace Jean Vilar pour une telle occasion, il n’en était pas question.

         L’existence de toilettes publiques devrait être un combat prioritaire de santé publique, pour tous, mais en particulier pour ceux que des problèmes urinaires obligent à de savants calculs pour ne pas se trouver en difficulté. Je pense à ce retraité qui me disait qu’il lui fallait penser à toujours disposer de la monnaie nécessaire pour utiliser les toilettes dorénavant payantes du Centre commercial Côté Seine.

         Le 27 mai dernier, le journal Ouest-France consacrait deux-tiers de pages aux toilettes publiques de Guingamp dans les Côtes d’Armor avec un article en particulier intitulé « Des agents aux petits soins des toilettes publiques ». Il y en a 6 en l’occurrence dans le centre-ville de Guingamp, sur 1 km². Pour donner une idée, cela ferait combien pour les 15 km² d’Argenteuil ? Guingamp, ville d’un peu plus de 7000 habitants !

         Voilà en tout cas des édiles qui s’intéressent à un aspect essentiel de la vie des gens ! Pourquoi ce qui est possible à Guigamp ne l’est pas à Argenteuil ? DM

 

samedi 8 juin 2024

Les guerres d'hier, et celles de demain

C'est le système capitaliste, qui mène à la guerre. Il faut le débarquer !

 

 

À l'occasion des cérémonies des 80 ans du débarquement allié en Normandie, Macron, Biden et consorts se répandent en discours censés faire croire qu'ils défendent la démocratie, la liberté et la paix.

         Ils mentent sur le passé comme sur l'avenir. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les peuples colonisés n'ont pas été « libérés » par les puissances impérialistes victorieuses, pas plus que les travailleurs sur qui ont porté tous les efforts de reconstruction. Et aujourd'hui, les mêmes qui célèbrent la paix sont en train d'entraîner le monde vers une nouvelle catastrophe généralisée.

         C'est ce système capitaliste, qui mène l'humanité de guerre en crise et de crise en guerre, qu'il faut débarquer !

 

Le 6 juin 1944 : “une pluie de fer, d’acier, de sang”

 Le 6 juin 1944 : “une pluie de fer, d’acier, de sang”

Publié le 05/06/2024

Depuis le 1er juin, différentes sortes de cérémonies se déroulent en Normandie pour commémorer le 80e anniversaire du débarquement allié, avant la grande cérémonie internationale du 6 juin sur la plage d’Omaha Beach.

Parachutages le 2 juin sur le Mont-Saint-Michel, animations, feux d’artifices, concerts dans de nombreuses villes, le gouvernement a voulu faire de cette célébration du débarquement de 1944 un grand spectacle, en l’honneur des soldats anglais, américains et canadiens qui y ont participé. Mais les discours et les flonflons pour la parade sont bien loin de la réalité vécue par ces soldats et la population de Normandie.

Sur les 156 000 soldats anglais, américains et canadiens engagés directement dans le débarquement au nom de la libération d’un pays occupé par l’armée allemande et ses supplétifs du gouvernement de Pétain, plus de 10 000 y laissèrent la vie le premier jour, et combien d’autres leur jeunesse ? Mais il ne faudrait pas oublier les 2 500 victimes civiles, tuées elles aussi le 6 juin par les bombes lancées par l’aviation sur les villes. Le prétexte invoqué par les états-majors anglo-américain pour justifier ces attaques était de freiner d’éventuels renforts des troupes ennemies même si celles-ci pouvaient évidemment contourner les ruines.

Cela ne fut qu’un début. Cette « libération » de la France commença par un déluge de feu sur les villes provenant des « libérateurs » eux-mêmes ! « Une pluie de fer, d’acier, de sang […], une pluie de deuil terrible et désolée » s’abattit ainsi sur Brest, comme le dit Jacques Prévert dans son poème Barbara. Elle s’abattit aussi, en Normandie, sur Le Havre, qui reçut 10 000 tonnes de bombes en une semaine et fut détruite à 85 %, sur Cherbourg, Caen, Lisieux, pour citer les villes les plus importantes. Bien d’autres villes de moindre importance à l’intérieur des terres ne présentant aucun intérêt stratégique, comme le reconnut lui-même l’état-major, subirent le même sort. La bataille de Normandie qui suivit le débarquement causa la mort de 35 000 personnes, jetant sur les routes les survivants des villes incendiées.

La population normande subit le même traitement que les habitants des villes allemandes, telles Hambourg, Berlin, Dresde et bien d’autres, où les bombardements ciblaient les quartiers ouvriers. Les destructions et les massacres des populations civiles étaient en effet un important objectif des gouvernements alliés, défini par les Britanniques dès 1942. Il s’agissait de vider les villes en terrorisant leurs habitants, de disperser ceux-ci pour qu’ils ne risquent pas de faire éclater une révolte qui, comme à la fin de la Première Guerre mondiale, aurait pu conduire à des mouvements révolutionnaires.

Avant même le débarquement, les forces alliées avaient déjà déversé plus de 500 000 tonnes de bombes sur des villes françaises, et elles continuèrent jusqu’à la fin de la guerre. Ainsi, à Royan, petite ville balnéaire à l’embouchure de la Gironde, une attaque de bombardiers en janvier 1945 tua plus de la moitié des 2 000 personnes qui n’avaient pas été évacuées. Le 15 avril suivant, l’historien Howard Zinn, qui faisait partie de l’équipage qui pilonna la ville, relata avoir été informé lors du briefing que « dans les soutes se trouvaient trente bombes de 45 kg contenant de l’essence gelée ». La ville fut entièrement détruite, juste pour tester « un explosif incendiaire d’un nouveau genre appelé plus tard le napalm », précisa un amiral français ! Les armées allemandes étaient en déroute et, trois semaines plus tard, l’armistice allait être signé.

Ces « exploits » des armées alliées ont pendant longtemps été ignorés, et les victimes de ce que l’on a appelé plus tard des « dommages collatéraux » oubliées afin de masquer les assassinats ordonnés par la hiérarchie militaire.

                                                          Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°2914)

Afghanistan hier, Gaza aujourd’hui, des tests grandeur nature des capacités meurtrières de l’arsenal états-uniens

 Bombes américaines

 

La suspension par Biden d’une livraison de bombes à Israël au mois de mai a été l’occasion de fuites dans la presse américaine sur cet arsenal.

Dans les jours qui ont suivi le 7 octobre, l’armée de l’air israélienne a largué sur Gaza et ses habitants beaucoup de bombes, surtout des bombes de 500 kilos et d’une tonne qu’elle avait en stock. Les plus lourdes ont détruit des pâtés d’immeubles entiers et tué des centaines de personnes. Puis l’aide financière des États-Unis a permis de continuer les bombardements, Israël leur achetant en retour des bombes de 250 kilos à une tonne.

En outre, Israël a acheté en 2015 aux États-Unis cinquante bombes de 2,5 tonnes qui n’ont pas été utilisées pour l’instant. De son côté, l’armée américaine a déjà largué, au moins une fois en 2017 en Afghanistan, une bombe de dix tonnes, la plus lourde qu’elle possède, si on exclut l’arsenal nucléaire. Les guerres de l’impérialisme américain sont ainsi des tests grandeur nature des capacités meurtrières de leur arsenal.  


Article de Wikipédia : « mère de toutes les bombes » ! Bombe de 10,3 tonnes. Rutilante et meurtrière, comme une métaphore de l’impérialisme