mercredi 29 mai 2024

Les candidats de la liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs : des militants, des travailleuses et travailleurs de tous les secteurs ayant la conscience d’appartenir à la classe internationale qui peut changer le monde, le monde du travail

Pascale ADVENARD

Travailleuse sociale et familiale

Pyrénées-Orientales


Je m'appelle Pascale Advenard. J'habite Perpignan, où je suis travailleuse sociale et familiale dans une association de l'aide à domicile. J'interviens essentiellement auprès des familles en difficulté, dans le cadre de la protection de l'enfance. Alors oui, on peut dire que je fais partie de cette catégorie de travailleuses qu'on dit essentielles.

Dans mon association, il y a environ 240 travailleurs, des assistants sociaux, des éducateurs spécialisés, des aides à domicile, des auxiliaires de vie sociale et des personnels administratifs. 

Le service d'aide à domicile regroupe environ 80 salariés, majoritairement des femmes. Alors oui, nous connaissons bien la précarité, les bas salaires, les amplitudes horaires à rallonge, les emplois à temps partiel subis et surtout le mépris de notre direction, qui est essentiellement dans une logique de rentabilité.

En novembre, nous avons fait grève pour maintenir les emplois de huit éducateurs de rue qui étaient menacés, faute de renouvellement des budgets, l'État et le conseil départemental dit de gauche se renvoyant la balle. Finalement, le dispositif a été renouvelé pour un an et nous avons pu constater que c’était notre mobilisation qui avait fait bouger les lignes.

Je suis communiste, militante de Lutte ouvrière depuis quarante ans. Ma classe sociale, c'est la classe ouvrière et je suis convaincue que c'est elle qui pourra transformer cette société. Mais pour cela elle devra reprendre confiance en sa force collective au travers des luttes.

Lutte pour les salaires : 150 euros, vraiment un minimum

 

En grève pour les salaires, Durisotti à Sallaumines (Pas-de-Calais)

 

 

La quasi-totalité des travailleurs des ateliers de Durisotti se sont mis en grève lundi 27 mai au matin. La direction propose 0€ d'augmentation pour cette année, alors que les prix et les factures ont encore flambés cette année. 

         L'entreprise est en train d'être rachetée, mais la nouvelle patronne et l'ancienne direction sont main dans la main pour faire accepter le gel des salaires. C'est raté, car après une journée et un pic-nic devant les portes de l'entreprise les salariés ont discuté en assemblée générale de leurs revendications et de la manière de se faire entendre. Tout le monde est content de montrer qu'il va falloir compter avec les travailleurs.

         Une revendication uniforme de 150€ net pour tous a été votée par les 70 salariés réunis, plus une prime. Rendez-vous est pris mardi matin à la prise de poste pour réfléchir ensemble aux suites à donner. Mais les travailleurs sortent déjà renforcés de cette première journée de grève.

« Travailleurs du clic » au Kenya, loin de l’Intelligence, l’exploitation alliée à la bêtise et à l’horreur capitaliste

Ils méritent une grande claque des travailleurs du clic

 

 

Au Kenya, des « travailleurs du clic » employés par Facebook, Tiktok et Instagram examinent, huit heures par jour, des vidéos violentes ou pornographiques afin d’entraîner les outils de l’Intelligence artificielle. Ils sont payés moins de 2 dollars de l’heure, quand ils sont payés, alors que les syndicats sont interdits et qu’il n’existe pas de médecine du travail.

         Pour ces géants de la tech, ce ne sont pas les algorithmes du 21ème siècle qui rapportent, mais l’exploitation du 19ème siècle.