vendredi 3 mai 2024

RN : RN comme Rassemblement de Notables

Une entreprise de recyclage de serviteurs de la bourgeoisie

 

 

Si la mangeoire approche...
 

Pierre Pimpie, directeur général adjoint de l’établissement public de sécurité ferroviaire, a trouvé une place éligible sur la liste du RN aux élections européennes. La liste des cadres de l’appareil d’État qui rejoignent le parti de Bardella et Le Pen s’allonge : une juge d’instruction, un commissaire de police ou encore l’ancien patron de Frontex, l’agence européenne qui traque les migrants.

         Voilà le prétendu parti du peuple : un recyclage de politiciens, de hauts fonctionnaires ou de responsables policiers, bien intégrés dans la république bourgeoise et habitués à taper sur les travailleurs.

 

Argenteuil, pont d’Argenteuil, certes avec une bonne vieille bonne Lip, il y verrait plus clair

 

L’homme ne doit pas vivre d’illusions

 

1er Mai 2024
 

Lors d’un dernier conseil municipal, le maire d’Argenteuil affirmait que la situation calamiteuse et dangereuse de la traversée du pont d’Argenteuil allait cesser fin mars ou au plus tard début avril. En ce début mai, rien n’est malheureusement réglé. En tout cas à la date du 1er mai, ce que j’ai pu constater de visu.

         C’est une habitude de l’édile, celle d’annoncer un timing qui s’avère complètement erroné.

         Dire les choses comme elles sont, même si les délais déplaisent. Mais au moins que les habitants sachent à quoi s’en tenir.

         Pas la peine de créer des illusions qui s’avèrent être complètement fallacieuses. DM

jeudi 2 mai 2024

Économie, affaire Atos : derrière la souveraineté, les petites affaires entre amis. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître.

Atos : derrière la souveraineté, les petites affaires entre amis

Publié le 01/05/2024

En annonçant que l’État allait racheter les activités « souveraines » du groupe informatique Atos, menacé de faillite depuis des mois, Bruno Le Maire vole au secours de ses actionnaires.

Atos est un groupe de services numériques, qui fabrique des supercalculateurs, installe des systèmes de gestion ou de stockage de données numériques. Parmi d’autres choses, il gère les outils numériques permettant de simuler les essais nucléaires, le fonctionnement des centrales nucléaires, les systèmes de certains équipements militaires ou encore ceux des Jeux Olympiques. Atos emploie 100 000 salariés dans le monde, dont 10 000 en France.

Pendant onze ans, entre sa sortie du ministère de l’Économie sous Sarkozy et sa nomination comme commissaire européen chargé du Marché intérieur, le PDG d’Atos était Thierry Breton. En 2020, Édouard Philippe, ancien Premier ministre de Macron, est devenu président de son conseil d’administration. Autrement dit, les liens entre l’appareil d’État français, les institutions européennes et les dirigeants et actionnaires d’Atos sont nombreux et intimes.

À la tête d’Atos, Thierry Breton a réalisé des acquisitions à tour de bras, rachetant notamment, pour plusieurs milliards d’euros, les activités informatiques de l’allemand Siemens ou des américains Xerox et Syntel. La spéculation aidant, le cours des actions d’Atos s’est alors envolé, portant la valeur du groupe à plus de 10 milliards d’euros quand, en 2019, Thierry Breton a été nommé à la Commission européenne. Entre-temps, il était devenu multimillionnaire.

Mais les déboires ont succédé à l’euphorie. La dette contractée pour racheter des concurrents et les aléas du marché ont poussé des actionnaires à quitter le navire. Le cours des actions et la valeur d’Atos se sont effondrés. Le groupe vaut aujourd’hui moins d’un milliard d’euros, avec presque 5 milliards de dette.

Ses dirigeants sont donc à la recherche de nouveaux financiers pour racheter la dette et les actions. Sur les rangs se trouve aujourd’hui l’actionnaire principal, David Layani, et surtout le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le même qui vient de racheter le groupe Casino.

Et voilà que, au nom de la souveraineté nationale, députés et ministres se sont émus qu’un milliardaire étranger puisse posséder une entreprise qui gère l’informatique militaire ou celle des centrales nucléaires. Cela a justifié l’intervention rapide de Le Maire, au nom de l’État, pour racheter les secteurs dits stratégiques ou souverains. Il a ainsi libéré la voie pour que Kretinsky, Layani ou d’autres milliardaires puissent racheter le groupe avant de le dépecer pour n’en garder que les morceaux les plus rentables.

Les dizaines de milliers de travailleurs, vendus avec les murs, en feront immanquablement les frais. Les Thierry Breton, Édouard Philippe ou Bruno Le Maire, eux, sableront le champagne avec les grands bourgeois qu’ils servent ou qui les servent.

                                                      Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2909)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

 -vendredi 3 mai : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 4 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-de 10 h. à midi, centre commercial de la Cité Joliot-Curie ;

-Dimanche 5 mai : rendez-vous 9 heures 30 au « carrefour Babou » ;

-de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

--Lundi 6 mai : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-lundi 13 mai, 18 h. gare de Sannois.

 

 


 

Manifestation du 1er mai à Paris : interview de Nathalie Arthaud. L’affirmation du caractère international du combat de la classe ouvrière pour changer le monde 2 mn 7