mercredi 1 mai 2024

Kéolis Argenteuil-Montesson, vers le 10ème jour de grève. Le mépris affiché de la présidente de Région

Ile de France Mobilités, le stagiaire et le refus de discuter de la présidente

 

 

Il faut regarder la vidéo sur Facebook (Dom Mariette 6 mn 50) de l’échange ce matin entre un « représentant » d’Ile de France Mobilités et un responsable syndical, Marc Hermann, militant de la CGT de Kéolis Argenteuil.

         Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile de France et d’Ile de France Mobilités était ce matin à Argenteuil pour l’inauguration du lycée Nadia et Fernand Léger reconstruit. L’occasion pour les grévistes de Kéolis de la rencontrer.

         La réponse a été négative. Pour elle, il ne s’agit pas de « s’immiscer dans les affaires de Kéolis ». Rien que cela ! Sans commentaires.

         Elle avait envoyé un présenté comme « responsable transport de IDFM ou de la Région» pour s’entretenir avec le délégué.

         J’insiste, il faut voir la vidéo. Un stagiaire ? Un intérimaire ? On a honte pour lui.

         Heureusement qu’il y a le tableau dans cette vidéo de ce que subissent depuis des mois les conducteurs de la part de l’entreprise décrit par ce militant. De quoi effectivement tenir jusqu’au bout pour les grévistes, pour faire céder Kéolis sur des revendications qui sont bien le minimum. DM

 

Mayotte : la pauvreté ne se combat pas avec des gendarmes

 

Le choléra et la peste de l’ordre capitaliste

 

 


À Mayotte, le nombre de cas de choléra augmente. Le pire est à craindre puisque cette infection est encouragée par la pauvreté et le délabrement du réseau d’eau.

Depuis des mois, pour servir sa démagogie anti migrants, le gouvernement y a fait débarquer en urgence gendarmes et policiers mais il n’a évidemment rien fait contre le dénuement dans l’île. La population, avec ou sans papiers, est désormais menacée d’une épidémie. Mais de cela, Darmanin et Macron se lavent les mains.

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

 

Aujourd’hui mercredi 1er mai : de 11 h. à 11h.30 au marché des Champioux (Sous réserve)

-vendredi 3 mai : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 4 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 5 mai : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

--Lundi 6 mai : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-D’autres rendez-vous de campagne sont en préparation.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 


 

 

Logement social : comment cacher la misère

 Logement social : comment cacher la misère

Publié le 24/04/2024

Fort de sa loi antisquatteurs, le ministre délégué au Logement, Guillaume Kasbarian, va présenter d’ici peu un projet de loi, notamment contre le « logement à vie », censé régler le problème des 2,6 millions de ménages de travailleurs en attente d’un logement social.

 


Montrés du doigt, les « profiteurs » seraient les occupants qui dépassent les plafonds de ressources et s’incrusteraient dans leur HLM, empêchant les demandeurs d’y avoir accès. Encore une fois, ce gouvernement antiouvrier, loin de vouloir corriger les défaillances du système, s’attaque aux travailleurs qui en sont victimes. Après les chômeurs, les parents, ce sont les locataires des logements sociaux qui sont dans la cible, désignés comme responsables de la dégradation de la situation du logement.

En réalité, les organismes bailleurs exercent eux-mêmes un contrôle annuel et appliquent des surloyers lorsque les locataires dépassent de 20 % les plafonds de ressources. D’après leurs fédérations, 3 % seulement de ceux-ci les dépasseraient de 150 %, leur relogement étant alors programmé dans un parc intermédiaire. Alors que plus d’un tiers des habitants des HLM sont sous le seuil de pauvreté, le mythe du « logement à vie » agité par Kasbarian n’est qu’un « effet d’estrade », comme le dit à juste titre une ancienne ministre, pour mieux dissimuler le caractère réactionnaire du nouveau projet de loi.

Dans la même veine qu’Attal prétendant « prendre des mesures fortes pour inciter à construire davantage », ce projet permettrait aux maires de communes riches ayant un déficit de logements sociaux d’intégrer dans leur quota les logements à loyers intermédiaires (les LLI), deux fois plus chers au m², alors que ce sont justement les logements très sociaux (PLAI) qui sont demandés par 70 % des ménages en attente.

Autre macroniste se mêlant du logement des travailleurs, le député Amiel voit comme solution aux sous-effectifs dans les services publics de donner la priorité aux fonctionnaires de « première ligne », que sont selon lui les infirmières, les enseignants… et les policiers qui trouvent difficilement un logement proche de leur lieu de travail. Au lieu de proposer d’augmenter les rémunérations à un niveau qui leur permette de se loger, Amiel et ses inspirateurs ne proposent que de pousser à la rue d’autres travailleurs !

Le pompon revient encore une fois à Jordan Bardella qui, loin de proposer de construire ou réhabiliter d’urgence les 500 000 logements qui manquent au bas mot, suggère de vérifier la « carte d’identité française » des demandeurs. Sans crainte du ridicule, il a même inventé le concept imbécile de « préférence étrangère » qu’il accuse des municipalités de gauche d’appliquer sur leur territoire… À croire que les bailleurs des cités de Marseille-Nord ou de Grigny-la Grande Borne y accueilleraient de nombreux milliardaires américains ou émirs du Golfe.

                                                  Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°2908)