lundi 29 avril 2024

Grève chez Kéolis Argenteuil, 7ème jour de grève, quand on est en grève, syndiqué ou pas, on est simplement gréviste.

 

L’unité des travailleurs, c’est sûr : un plus

 

Dimanche soir au Val, 7ème jour

Quand on rencontre les grévistes près du dépôt d’Argenteuil, bien peu de ces derniers affichent leur appartenance syndicale, même si les drapeaux des différents syndicats dans l’action sont accrochés sur les grilles. Les grévistes, syndiqués ou pas, sont simplement devenus des grévistes, et quand on est en grève, on en partage à égalité toutes les espérances et les soucis de l’action.

         La vie syndicale n’a pas été simple chez cette entité Kéolis Argenteuil-Montesson ces dernières années. De nombreuses organisations existent, et ce n’était pas simple. En tout cas, elles ont appelé ensemble à la grève, et quelque chose de ce fait a changé.

         Que les étiquettes syndicales soient en partie mises de côté dans une grève est un plus. Car, grévistes, dans la grève nous devenons tous égaux Des travailleurs en grève qui ont mis en commun leurs forces pour faire entendre raison à un patron récalcitrant. DM

France Travail : la violence vient d’en haut

 

Des deux côtés du guichet, la régression

 

 

D’après une étude interne, les agressions verbales et physiques d’employés de France Travail, ex-Pôle emploi, augmentent d’année en année pour atteindre un record en 2023 (+ 82 % depuis 2019). Parallèlement, il y a également une hausse des menaces au suicide de la part de certains demandeurs d’emploi.

         Ce sont des conséquences des mesures du gouvernement, qui aggravent la situation des chômeurs et mettent les salariés de France Travail dans des situations impossibles.

Routes et chaussée : l’incurie de l’État

Chaussée endommagée : l’incurie de l’État

Publié le 24/04/2024

La découverte d’une importante fissure sur la chaussée a entraîné vendredi 19 avril la fermeture de l’autoroute A13 qui relie Paris à Rouen.

Des milliers d’automobilistes ont été englués dans d’interminables embouteillages alors qu’ils partaient en week-end ou revenaient du travail.

Cette fissure profonde de 80 cm est due à la cassure d’une canalisation passant quatre mètres sous la chaussée, elle-même causée par le déplacement d’un mur de soutènement. Cet incident est révélateur d’un état des routes qui s’aggrave depuis des années, faute de surveillance et d’entretien. Cela est vrai du réseau autoroutier, y compris des portions gérées par l’État comme le secteur où s’est déclarée la fissure, mais aussi des 380 000 km administrés par les départements et des 700 000 km qui sont à la charge des communes. Depuis les lois de décentralisation de 1978, l’État s’est en effet déchargé sur ces collectivités locales de l’entretien de l’essentiel du réseau routier sans pour autant leur en donner les moyens. Nids de poules, déformations de chaussées ou fissures sont donc la règle, agrémentés ou non de panneaux du genre « trous en formation ». Cette dégradation continue est une cause majeure d’accidents.

Mais, qu’il s’agisse de son propre domaine ou du réseau des collectivités locales, c’est bien l’État qui est chargé « de la cohérence et de l’efficacité de l’ensemble du réseau routier », comme le rappelait un rapport de la Cour des comptes publié en 2022. Ce même rapport soulignait le fait que, en vingt ans « les effectifs du réseau scientifique et technique de l’État, chargé de l’expertise et de la recherche en aménagement et développement durable, ont été divisés par deux ». Fait significatif de l’insouciance de l’État en la matière, après l’effondrement du viaduc de Gênes, en Italie, en août 2018, un rapport sur les ponts avait été commandé à la hâte. Les services de l’État s’étaient alors déclarés incapables d’en estimer vraiment le nombre.

Il en va des routes comme des hôpitaux ou des écoles. Les sommes qui auraient pu servir à leur entretien prennent une déviation qui mène vers les trusts capitalistes.

                                                           Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°2908)