samedi 23 mars 2024

Ehpad Arc en Ciel, Bezons, une victoire des grévistes qui fait chaud au cœur

La grève est l’arme des travailleurs !


 

 

À travers le tract de bilan de la CGT-Bezons ci-dessus, chacun peut lire le détail de ce que les grévistes ont obtenu après près de trois semaines de grève. Cette liste donne une idée de l’enfer que ces travailleuses et les résidents dont elles s’occupent ont pu vivre année après année.

         Le secteur des maisons de retraite et des Ehpads est un des secteurs les plus profitables de l’économie capitaliste. D’énormes profits pour les actionnaires et autres propriétaires d’un côté, et sous-effectifs systématiques et salaires rognés de l’autre, il n’y a pas de secret, c’est la loi du Capital.

         Pour améliorer la situation des travailleurs, leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail, il n’y a qu’un moyen pour les travailleurs, la grève !

         Les travailleuses d’Arc en siècle viennent d’en donner une nouvelle démonstration, avec leur colère et leur détermination. DM

 

Finances publiques dans le rouge, fortunes bourgeoises en or

Nous n’accepteront pas leur mise en condition

 

 


Devant les ténors de sa majorité, Macron a invoqué un déficit public prévu plus élevé que prévu. Après les 10 milliards d’euros de coupes récentes dans les budgets publics, c’est une austérité plus marquée qui se prépare.

         Quand les entreprises du CAC 40 annoncent 140 milliards d’euros de profits en 2023 et les caisses de l'État continuent d'arroser en grand le grand patronat, pas besoin de chercher bien loin où trouver l'argent. 

 

 

Du PCF au RN, tous les partis aspirant à accéder au pouvoir pour servir les intérêts de la bourgeoisie sont pour le soutien militaire à l’Ukraine. À propos d’un débat télévisé…

Parade militaire sur le plateau

20 Mars 2024

Le premier débat télévisé pour les élections européennes a été organisé jeudi 14 mars sur la chaîne Public Sénat.

Le critère de sélection des participants était, semble-t-il, d’avoir au moins un élu au Parlement européen sortant, ce qui a permis à Marion Maréchal, pour Reconquête!, de venir déverser sa bile réactionnaire sur le plateau, car Nicolas Bay, transfuge du RN, sur la liste duquel il avait été élu à Strasbourg en 2019, a rejoint le parti de Zemmour lors de dernière élections présidentielle. Nathalie Arthaud ou Jean-Pierre Mercier, têtes de la liste Lutte ouvrière – le camp des travailleurs, pourtant annoncée depuis décembre dernier, n’ont pas été invités.

Un des moments les plus éclairants du débat a porté sur la guerre en Ukraine. Les représentants des listes de gauche – PS, PCF, ELVV, LFI – se sont axés sur les liens entre le RN et le Kremlin, faisant front commun avec la tête de la liste présidentielle, dans un scénario que l’on aurait dit écrit par Macron en personne. Il faut dire que le RN avait envoyé, à la place de Jordan Bardella, le client tout désigné pour cet assaut : ex-ministre de Sarkozy passé à Le Pen en 2019, Thierry Mariani a toujours revendiqué ses amitiés russes et son inclination envers Poutine. Il a défendu sans ciller la position du RN, finalement pas si éloignée des représentants des partis de gauche, soutenant la nécessité d’envoyer des armes à l’Ukraine, tout en dénonçant comme irresponsables les déclarations de Macron sur la possibilité d’envoyer des troupes au sol.

En fait, ce débat illustrait le fait que, du PCF au RN, tous les partis aspirant à accéder au pouvoir pour servir les intérêts de la bourgeoisie sont pour le soutien militaire à l’Ukraine. Les critiques faites aux déclarations va-t-en-guerre de Macron, qu’elles viennent de la gauche ou du RN, visent, par opportunisme électoral, à récupérer le sentiment d’hostilité au président de la République et les craintes d’une large partie de l’opinion à l’évocation de la guerre. Mais tous ont montré que, par-delà les divergences affichées, ils avaient en commun de vouloir défendre « les intérêts de la France », formule qui sert à dissimuler les intérêts de l’impérialisme français au nom desquels les travailleurs sont appelés à se sacrifier.

                                           Boris SAVIN (Lutte ouvrière n°2903)

 

Amiante : un nouveau recours des victimes repoussé

 Amiante : encore un recours des victimes repoussé

20 Mars 2024

Une fois de plus, la justice a pris parti contre les travailleurs victimes d’un empoisonnement par l’amiante.

En 1997, l’Association régionale de défense des victimes de l’amiante (­Ardeva) avait déposé une plainte contre l’ancienne direction des chantiers navals de la Normed de ­Dunkerque, où les travailleurs malades se comptent par milliers. Un non-lieu éteignant la poursuite avait été prononcé par un tribunal en 2005. Puis, suite aux marches des veuves organisées alors, le parquet avait accepté d’ouvrir une nouvelle information judiciaire, traitée par le pôle de santé publique de Paris.

En 2021, un ­nouveau non-lieu avait été ­pronon­cé, confirmé par la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris en 2022. Et c’est enfin la Cour de cassation qui vient de repousser, le 12 mars, le pourvoi présenté contre cette décision.

Comme le dit l’Ardeva, la justice fait tout pour se débarrasser du dossier de l’amiante et des 3 000 morts par an que son utilisation par le patronat cause toujours en France.

                                      Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2903)