Pendant que les patrons s’enrichissent,
les travailleurs s’appauvrissent.
Vendredi 15 mars, les salariés
des laboratoires d’analyses médicales Inovie étaient dans la rue à Marseille
comme ailleurs en France. Ils protestaient contre l’intensification de leur
travail et la faiblesse de leurs salaires.
Inovie
fait partie des six plus gros laboratoires privés français, qui à eux seuls
contrôlent 60 % du secteur.
Une récente émission de Cash
investigation a rappelé les profits exorbitants des actionnaires de ces
entreprises. Pendant la crise du COVID, leur chiffre d’affaires a augmenté de
85 % : près de 7 milliards d’euros payés par la Sécurité sociale pour
les tests de dépistage.
Et
quand la crise finie, le ministre de la santé leur a demandé de faire quelques
économies, ils ont refusé, en fermant les portes de leurs laboratoires aux
patients pendant plusieurs jours. Puis alors même que la somme était revue à la
baisse, comme tous les patrons, ils ont répercuté ces économies sur leurs
salariés. Un bon nombre d’entre eux ont été poussés à la porte et ceux qui restent
doivent travailler plus, en étant mal payés.
De
quoi être rouge sang de colère.