mardi 19 mars 2024

Urgences : incapables de jouer leur rôle, un exemple à Saintes (17) parmi tant d’autres

Dans un des pays parmi les plus riches du monde….

 

L'hôpital de Saintes

L’hôpital de Saintes a refusé de prendre en charge une fille de 13 mois montant en température et toussant énormément : le service pédiatrique était plein, les urgences spécifiques fermées. On a dit à ses parents d’aller dans d’autres hôpitaux à plusieurs dizaines de kilomètres, mais sans garantir qu’il y ait de la place et un pédiatre. Finalement c’est dans une ambulance du SMUR que la fillette a été traitée en urgence.

         La baisse de moyens des hôpitaux est criminelle. Elle prépare des drames.

 

Chaînes de télévision : liberté d’expression… des milliardaires

Pour l’un ou l’autre, toujours la voix pour l’essentiel de leurs maîtres

 

Rodolphe Saadé, nouveau propriétaire de BFM

Le groupe de transport maritime CMA CGM va acheter Altice Media (BFMTV, RMC et des dizaines de médias moins importants). En clair un milliardaire, Rodolphe Saadé, s’offre une télé et une radio en transférant 1,5 milliards d’euros à un autre milliardaire, Patrick Drahi.

         Les capitalistes possèdent les principaux médias pour tenter de façonner une opinion favorable à leurs idées et à leurs intérêts. La liberté d’expression dans cette société, ce sont les moyens que les plus riches possèdent pour faire du « bourrage de crâne ».

 

Laboratoires : Salariés des laboratoires privés en colère

Pendant que les patrons s’enrichissent, les travailleurs s’appauvrissent.

 

 

Vendredi 15 mars, les salariés des laboratoires d’analyses médicales Inovie étaient dans la rue à Marseille comme ailleurs en France. Ils protestaient contre l’intensification de leur travail et la faiblesse de leurs salaires.

         Inovie fait partie des six plus gros laboratoires privés français, qui à eux seuls contrôlent 60 % du secteur.

Une récente émission de Cash investigation a rappelé les profits exorbitants des actionnaires de ces entreprises. Pendant la crise du COVID, leur chiffre d’affaires a augmenté de 85 % : près de 7 milliards d’euros payés par la Sécurité sociale pour les tests de dépistage.

         Et quand la crise finie, le ministre de la santé leur a demandé de faire quelques économies, ils ont refusé, en fermant les portes de leurs laboratoires aux patients pendant plusieurs jours. Puis alors même que la somme était revue à la baisse, comme tous les patrons, ils ont répercuté ces économies sur leurs salariés. Un bon nombre d’entre eux ont été poussés à la porte et ceux qui restent doivent travailler plus, en étant mal payés.

         De quoi être rouge sang de colère.