vendredi 15 mars 2024

Maudite soit la guerre, à Guéret comme ailleurs

 

Dans un département parmi les plus privés de services publics !

 

Le monument de Gentioux dans la Creuse

800 légionnaires ont joué à la guerre pendant plusieurs jours en Creuse. Ils ont envahi Guéret, mimant des combats de rue, avec des tirs de balles à blanc.

         Ce n'est pas la première opération de ce type mais ce qui est nouveau, dit le chef "c'est que ce qu'on fait là, pourrait très bien nous servir dans les mois ou les années qui viennent".

         Les Creusois préfèreraient voir arriver du monde dans les hôpitaux, les écoles, les trains, tous les services publics qui disparaissent !

jeudi 14 mars 2024

Les députés et la guerre : une sinistre comédie. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Les députés et la guerre : une sinistre comédie

13 Mars 2024

Mardi 12 mars, les députés se sont prononcés par 372 voix pour, 99 contre et 101 abstentions, sur l’accord déjà signé entre la France et l’Ukraine, comportant la garantie d’une aide militaire et la perspective d’une adhésion de ce pays à l’Union européenne. La grandiloquence des discours ne peut cacher qu’il s’agissait d’une simple parade politicienne.

Sur la forme, la politique de Macron vis-à-vis de l’Ukraine n’a pas été soumise au débat parlementaire, le vote du 12 mars n’étant pas contraignant. Et sur le fond, tous les partis siégeant au Parlement, du PCF au RN, se disent pour le soutien militaire à l’Ukraine, c’est-à-dire solidaires de la politique des dirigeants impérialistes et de leur chef de file américain. Le régime de Poutine est une dictature odieuse, subie par le peuple russe, et sa politique guerrière est criminelle. Celle d’un Zelensky ne l’est pas moins. Mais tous les discours sur les horreurs de la guerre ne peuvent masquer les intérêts matériels en jeu : d’une part le constant grignotage des positions russes par l’impérialisme américain, d’autre part la transformation rapide de l’Ukraine en pays colonisé par les grandes firmes occidentales. Sur cette question, celle de la domination du monde par l’impérialisme, avec sa composante française, l’unanimité règne au Parlement et s’exprime, aujourd’hui, par le soutien à l’Ukraine.

Il reste donc les enjeux de politique intérieure, c’est-à-dire la préparation de l’élection européenne du 9 juin. Macron et Attal ont organisé l’opération pour contraindre les oppositions à voter pour leur politique ou à passer pour des soutiens de Poutine. La droite LR, le PS et les écologistes ont, en plus des macronistes de toute nuance, voté pour l’accord, chacun embouchant la trompette guerrière. C’est également sur cette base qu’ils iront à l’élection du 9 juin et sur cette base que Macron espère rallier leurs électeurs.

LFI et le PCF ont voté contre, le RN s’est abstenu, tout en affirmant leur solidarité de fond avec la politique des puissances occidentales. Car eux aussi préparent le prochain scrutin et pour cela composent avec les sentiments anti-Macron de l’électorat populaire, puissants et justifiés, comme avec la crainte tout aussi justifiée de la montée vers la guerre. Tous les trois en ont en outre profité, comme d’ailleurs LR, pour répandre un peu de poison nationaliste en rejetant par avance toute adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, au prétexte qu’elle nuirait aux intérêts des travailleurs et des agriculteurs français. C’est prétendre lutter pour la paix entre les peuples tout en conservant voire en élevant les barrières qui les séparent et en entretenant des armées pour les assassiner !

La comédie parlementaire, lorsque aucune voix révolutionnaire ne vient la troubler, est d’autant plus répugnante que le fond de scène est fait de villes rasées, de maisons bombardées, de familles fuyant la terreur et de dizaines de milliers de cadavres.

                                                Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2902)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Vendredi 15 mars : de 15h40 à 16 h40 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 16 mars : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h. à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-de 10 h. à midi, devant Auchan, Val-Sud ;

-Dimanche 17 mars, de 10 h15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi marché Héloïse ;

-Lundi 18 mars : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 20 mars : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Inflation et « prime Macron » : Le loyer et les courses, c’est tous les mois

Une question de rapport des forces

 

 

Près de 6 millions de salariés ont touché en 2023 une « prime Macron ». Tant mieux pour eux, même si elle est exonérée de cotisations sociales pour les patrons, et qu’elle n’est pas pérenne.

         Ce n’est pourtant pas à Macron qu’on doit cette prime, mais au mouvement des gilets jaunes qui l’a obligé à lâcher du lest.

         Alors, il faudra un mouvement encore plus massif, et qui s’étende aux entreprises, pour que les travailleurs obtiennent des salaires augmentés de plusieurs centaines d’euros et indexés sur la hausse des prix !

 

Des agents territoriaux en action pour le pouvoir d’achat

 

À Angers et St-Barthélemy-d’Anjou, la lutte !

 

 

Mardi 12 mars, 300 agents de la Ville et de l’Agglomération d’Angers se sont retrouvés sur le parvis de la mairie, pour revendiquer une hausse de 150 € par mois sur leur salaire, sous la forme d’une augmentation de la prime dite IFSE.

         Fin 2022-début 2023, des actions de protestation à répétition avaient débouché sur de petites avancées, mais très loin de la rallonge nécessaire face à l’inflation. Alors le mécontentement demeure. Et comme mardi midi, l’ambiance y était, les territoriaux ont envahi pendant une demi-heure le hall de la mairie, et voté un nouveau rassemblement pour le jeudi 14.

         Au même moment, une cinquantaine d’agents de la commune voisine de St-Barthélemy d’Anjou étaient eux aussi rassemblés en débrayage, pour la deuxième journée consécutive. Pour une hausse de salaire de 300 euros, leur lutte ne fait que commencer ! Car ils savent, comme leurs camarades d’Angers, qu’il faudra plus de 24 heures de grève pour obtenir gain de cause.