samedi 17 février 2024

Gaza : nouvelle offensive meurtrière

Gaza : nouvelle offensive meurtrière

14 Février 2024

Après avoir dévasté Gaza, bombardé et envahi le nord et le centre de l’enclave au prix de dizaines de milliers de vies, l’État d’Israël s’apprête à lancer ses forces terrestres contre Rafah, au sud du territoire, où plus d’un million de Gazaouis sont actuellement piégés entre la Méditerranée et la frontière égyptienne.

C’est un nouveau massacre qui est planifié au vu et au su du monde entier, après quatre mois de guerre et de terreur infligées aux Palestiniens. Au moins un million de personnes, dont beaucoup d’enfants, se sont réfugiées à Rafah au fur et à mesure que l’armée israélienne pilonnait et envahissait le reste du territoire. Pour la plupart, il s’agit de leur quatrième ou cinquième déplacement forcé. Les convois humanitaires qui franchissent la frontière égyptienne, fermée depuis le mois d’octobre, sont rares au regard des besoins. Ils sont tellement insuffisants que l’agence de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que près de 550 000 personnes se trouvent actuellement en « insécurité alimentaire catastrophique », c’est-à-dire risquent de mourir de faim à tout moment. D’ores et déjà, la ville est la cible quotidienne de bombardements, qui font chaque fois de nouvelles victimes. Netanyahou s’est aussi félicité d’une opération militaire menée dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12 février, car elle a permis la libération de deux otages israéliens… au prix d’une centaine de morts, dont des bébés et des enfants du camp de réfugiés installé dans le centre-ville de Rafah !

L’annonce du déclenchement d’une vaste opération terrestre contre Rafah augure d’une nouvelle tuerie. Elle ne pourra se faire qu’avec la complicité et même l’aide active des grandes puissances, États-Unis, France et Grande-Bretagne en tête. Bien sûr, les dirigeants américains et autres font semblant de s’inquiéter de l’inévitable cortège de morts engendrées par cette offensive. Mais tous se cantonnent à demander une « sérieuse réflexion » aux dirigeants israéliens avant qu’ils la lancent. Surtout, les États-Unis livrent chaque semaine les munitions et les engins de mort indispensables pour mener cette guerre. Quelques diplomates européens ont pu suggérer aux USA de livrer moins d’armes à Israël, à l’image de ce diplomate espagnol qui a déclaré : « Peut-être devriez-vous fournir moins d’armes afin d’empêcher que tant de gens soient tués. N’est-ce pas logique ? » Ces discours viennent de pays impérialistes de second rang, qui n’ont que peu d’influence sur la situation et cherchent surtout à se réserver un rôle pour l’avenir, notamment dans le monde arabe.

C’est dire si l’État israélien n’a rien à craindre et peut se sentir assuré du côté de ses alliés occidentaux. Car le « droit à se défendre » d’Israël, au nom duquel des dizaines de milliers de familles palestiniennes sont condamnées à mort, ne pourrait s’exercer sans le soutien indéfectible de ces grandes puissances.

                                                    Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2898)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 17 février : de 10 h.15 à 10 h.55, devant Monoprix ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-10 h.30 à midi, Centre Cl de la cité Joliot-Curie ;

-Dimanche 18 février, de 10 h15 à 10 h55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 19 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 21 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Réservez votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Le prix du repas : 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Groupe Stellantis : Explosion des profits et arnaque en prime !

 

Les primes ne remplaceront jamais le Salaire

 

 

Le 15 février 2024, le groupe Stellantis a bien voulu déclarer 18,6 milliards d’euros de profits pour l’année 2023, un nouveau record, et ce, pour la troisième année consécutive.

         Les familles capitalistes Peugeot et Agnelli verseront aux actionnaires plus de 30% des profits de 2023 soit 53% de plus que l’an dernier. Pour les travailleurs du pays, c’est un effet d’annonce dans la presse, avec seulement 0,84% des 18,6 milliards d’euros de profits de 2023, sous forme d’une prime de participation aux embauchés dont les milliers de travailleurs intérimaires des usines sont exclus, et pour tous, rien de plus sur les salaires !

         Les profits explosent mais pour que les salaires augmentent et suivent la hausse réelle du coût de la vie c’est la colère des travailleurs qui doit exploser.

Salaires : Une grève victorieuse chez Simoldes Plasticos, Onnaing (59) pour augmenter les salaires.

Bien au-delà des « origines », nous sommes d’abord des travailleurs !

 

 

Simoldes Plasticos est un groupe portugais d’injection plastique, sous-traitant de l’industrie automobile, Toyota, Renault, Stellantis. Le patron, Antonio Da Silva Rodrigues qui possède 20 usines dans le monde est la 7ème fortune du Portugal avec un patrimoine de 1, 4 milliards d’euros.

         L’usine Simoldes d’Onnaing compte 300 salariés, elle se trouve à quelques centaines de mètres des chaînes d’assemblage de Toyota qu’elle alimente en flux tendu. C’est un maillon essentiel de toute la chaîne de la production automobile pour Toyota mais aussi Renault et Stellantis.

Dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), les ouvriers ont fait grève pour obtenir des augmentations de salaires. Et ils ont gagné !

Le vendredi 9 février lors d’une réunion avec les syndicats la direction a proposé des augmentations bien en dessous de ce que voulaient les travailleurs. Ils ont alors utilisé l’arme de la grève, la seule qui peut peser dans le bon sens pour les travailleurs.

         La grève a donc démarré le vendredi 9 février, en équipe d’après-midi, s’est poursuivie la nuit, le samedi et le lundi matin. Au total une centaine de salariés sur les trois équipes ont participé à la grève.

         Simoldes a la particularité de compter de nombreux travailleurs portugais et la direction a toujours cherché à diviser les travailleurs en fonction de leurs origines. Mais lors de la grève, quelle que soit leur origine, les travailleurs ont trouvé le moyen de s’unir face à leur patron.

         Avec une production quasi à l’arrêt, le patron a cédé le lundi matin. Cette grève « éclair » a permis d’obtenir un minimum de 200 euros brut d’augmentation pour les salaires les plus bas et 8% d’augmentation pour les autres. Avec en plus, une prime d’assiduité de 90 euros brut par mois.

         Après la dernière réunion de fin de conflit, la direction a décrété qu’elle n’appliquerait pas les augmentations de salaires aux intérimaires. Cela est illégal comme l’a confirmé l’inspection du travail après que les délégués CGT l’ont informée de la manœuvre.

         Les ouvriers restent donc vigilants pour contrôler les prochaines fiches de paye.