jeudi 8 février 2024

Attal et les jeunes : marche au pas et tais-toi ! Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

Attal et les jeunes : marche au pas et tais-toi !

07 Février 2024

Attal a destiné une partie de son programme à la jeunesse, en développant le thème du « réarmement civique ».

Le Premier ministre n’a pas un instant envisagé de donner aux jeunes les moyens d’avoir des perspectives d’avenir. Il s’est exclusivement consacré à énoncer un arsenal de sanctions envers des jeunes délinquants ou simplement un peu hors des clous. Il a ainsi annoncé qu’il prévoyait de généraliser le service national universel (SNU) à la rentrée 2026, « pour permettre à tous les jeunes de faire nation », comprendre : marcher au pas cadencé.

Attal veut aussi réformer la justice pénale, qu’il juge trop favorable pour les mineurs délinquants : il prévoit ainsi pour eux la création de travaux d’intérêt éducatif dès l’âge de 13 ans, prenant modèle sur les travaux d’intérêt général (TIG) qui ne peuvent être imposés qu’à partir de 16 ans. Mais il envisage en plus d’infliger des TIG aux parents « qui se sont soustraits à leurs obligations parentales » pour leurs enfants supposés délinquants. Seraient donc visées, entre autres, les mères célibataires qui, à cause de leurs horaires pour le ménage des bureaux par exemple, partent avant 6 heures du matin ou rentrent trop tard pour s’occuper des enfants comme elles le voudraient.

Le ministre a aussi réponse à tous les maux concernant l’école : port de l’uniforme qui pourrait être généralisé en 2026, plus d’éducation civique, des sanctions plus fermes dans les établissements… jusqu’à la régulation des téléphones portables.

En conclusion, il veut « faire respecter l’autorité partout, dans les classes, dans les familles, dans la rue ». Attal raisonne en bourgeois, qui estime que seuls les gosses de riches des beaux quartiers doivent avoir droit à l’enseignement, et pas les gamins des cités populaires, qu’il suppose mal élevés par leurs parents et qu’il assimile à des délinquants.

                                     Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2897)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui jeudi 8 février, de 18 h.15 à 19 h. devant monoprix ;

-Vendredi 9 février, de 9 h.15 à 9 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-de 10 h. à 10 h.45, marché Héloïse,

-et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 10 février : de 10 h30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-Lundi 12 février : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 13 février : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

 

Moyen-Orient : les États-Unis sèment la guerre

 

La domination impérialiste, c'est la guerre permanente.

 

 

Pour venger la mort de trois soldats américains, tués fin janvier en Jordanie par une milice soutenue par l'Iran, l'armée de l'air américaine a bombardé plusieurs dizaines de cibles en Irak et en Syrie, tuant au moins 34 personnes. Les États-Unis bombardent aussi des bases houthies au Yémen.

         D'un côté Biden et les dirigeants américains prétendent vouloir éviter l'embrasement du Moyen-Orient dans la foulée de la guerre israélienne à Gaza. De l'autre, pour assurer coûte que coûte leur domination sur cette région, ils sèment la mort et ne cessent d'entretenir la guerre.

         La domination impérialiste, c'est la guerre permanente.

Industrie alimentaire : vol à l’étalage

Manœuvres frauduleuses à l’encontre des consommateurs

 

 

Six grandes marques de l'alimentaire sont accusées par une association de consommateurs d'avoir modifié les ingrédients de leurs recettes pour baisser les coûts de production. Findus aurait diminué la quantité de colin de 75 % à 71 % dans une recette. Nestlé aurait rajouté de l'huile de palme dans certains chocolats. Maille, marque d'Unilever, ferait une mayonnaise avec moins d'œufs, etc.

         Les mis en cause se défendent en évoquant la flambée des coûts des matières premières. Couper le lait avec de l'eau ou mélanger de la sciure de bois à la farine sont des pratiques aussi vieilles que l'économie de marché et l'avidité des capitalistes.