jeudi 1 février 2024

Argenteuil comme ailleurs, éducation pour tous, une grève aujourd’hui contre les attaques multiples visant le monde de l’éducation

 

Malmenés comme jamais, riposter !

 

 

Les personnels de l’éducation sont appelés à la grève aujourd’hui par les syndicats du secteur. L’ampleur de la grève s’annonce importante.

         Nous ne reviendrons pas sur des années et des années d’attaques contre ces travailleurs avec les graves conséquences induites en particulier pour les enfants du monde du travail et des quartiers populaires : effectifs des classes, non remplacement, manque de formation des enseignants, évaporation d’élèves vers un enseignement privé qui, lui, n’est pas privé de moyens. Ce dernier mène ses petites affaires au service des milieux de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie très aisée comme l’a montré l’affaire Stanislas chère au cœur de la nouvelle titulaire du poste de ministre.

         La situation à Argenteuil est à l'image de ce qui est à l'échelle du pays.La semaine passée, une grande partie du personnel du collège Ariane était en grève : un établissement dorénavant sous-dimensionné, un seul poste de CPE pour plus de 630 élèves, une montée des tensions de la part des élèves...

         Les enseignants sont particulièrement malmenés ces dernières années. Et la succession des ministres -quatre en quelques années- est tout un symbole de l’état actuel de l’éducation publique.

         La journée d’aujourd’hui arrive à point nommé pour réagir, se réunir, et préparer la suite.

         À Argenteuil, une assemblée de grévistes a lieu ce matin à partir de 9 heures à l’espace Mandela, avant la manifestation appelée à 14 heures au métro Luxembourg. DM


Attal : l’ordre des exploiteurs

 

Contre les prolétaires, en avant toute !

 

 

Dans son discours d’investiture, le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal, a fait étalage de la politique anti-ouvrière que son gouvernement entend poursuivre. La liste est longue, de la généralisation des 15 heures hebdomadaires de travail obligatoire pour les allocataires du RSA, à la suppression de l’ASS, l’allocation spécifique de solidarité que touchaient les chômeurs en fin de droit, en passant par la paie au mérite pour les fonctionnaires. Cerise sur le gâteau, toutes ces attaques sont présentées comme des mesures pour que « le travail paie plus ».

         Pas question de contraindre le patronat à augmenter les salaires, donc, mais baisse des allocations qui permettent aux privés d’emploi de survivre : Attal ne démérite pas de Macron.