lundi 29 janvier 2024

Allemagne : grève des cheminots

 

Quand les travailleurs veulent, il n’y a pas de syndicat « minoritaire » qui tienne

 

 

À l'appel d’un syndicat minoritaire, GDL, les conducteurs de train ont engagé une grève de six jours en Allemagne. Ils exigent une réduction de 38 à 35 heures de la durée hebdomadaire de travail sans perte de salaire.

         La direction, habituée de longue date aux négociations avec le principal syndicat du secteur, condamne un mouvement qualifié d’« irresponsable », tout comme le gouvernement, qui affirme ne « pas comprendre cette forme de conflit ».

         Mais c'est bien sur leur terrain de classe, dans la lutte collective, que les travailleurs ont la force d’imposer leurs revendications.

CCAS et gestion municipale, quand des notables, de « gauche » cette fois, acceptent de s’attaquer aux services publics utiles à la population, en particulier essentiels pour les anciens

 

Pas de « socialisme » de notables qui vaille sous la dure loi du budget capitaliste

 

Oh que non !
 

Le Centre Communal d'Action Sociale de Clermont-Ferrand (63) dont la municipalité a la responsabilité accuse une dette cumulée d'environ 10 millions d'euros. Son président, le maire PS de Clermont, Olivier. Bianchi, montre du doigt les conséquences de la Covid et de l'inflation, mais surtout, le recours à l'intérim dû à l'absentéisme et le "coût" du Ségur de la santé. En clair ce serait la faute des salariés du CCAS.

         Cela permet d'occulter le désengagement de l'Etat dans le financement des collectivités, notamment sous Hollande, et la dégradation des conditions de travail responsable des arrêts maladie.    

         Le maire a donc choisi de supprimer l'accès au service d'aide et d'accompagnement à domicile à plusieurs centaines d'usagers. Ils ont dû, du jour au lendemain, se tourner vers le privé ; pour ceux qui en ont eu les moyens et qui ont trouvé une place. De plus, 28 salariés se retrouvent sans travail, leur contrat n'étant pas renouvelé.

         Tant que survivra cette société capitaliste prônant la rentabilité et le profit, jusque dans les services publics, notables ou pas, il n'y aura pas de salut pour les usagers ni pour les travailleurs.

dimanche 28 janvier 2024

Morts, famine, épidémies, Gaza : sous l’œil complice des grandes puissances

 Gaza : sous l’œil complice des grandes puissances

24 Janvier 2024

Le 15 janvier, le Programme alimentaire mondial, l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé ont dénoncé ensemble la famine et les épidémies mortelles qui ont commencé à se propager dans la bande de Gaza, après trois mois et demi d’offensive militaire, sans que cela entraîne de réaction de la part des grandes puissances, parrains et financeurs de l’État d’Israël.

Plus de 25 000 Gazaouis sont morts et plus de 60 000 ont été blessés, souvent gravement, par les bombes ou les balles de l’armée israélienne. 80 % des 2,4 millions d’habitants ont été chassés vers le sud, où se concentrent ces derniers jours l’essentiel des opérations militaires israéliennes. Bombardements, arrestations massives et traitements inhumains se poursuivent dans tout Gaza. Plus aucun hôpital ne fonctionne correctement. Médicaments et aides humanitaires n’entrent qu’au compte-gouttes.

D’après un communiqué publié le 19 janvier par la Maison-Blanche, Biden avait réaffirmé au Premier ministre israélien Netanyahou, lors d’un entretien téléphonique, qu’Israël devait veiller « à ne pas nuire aux civils de Gaza » et qu’il était nécessaire d’aller vers une « solution à deux États », c’est-à-dire vers la reconnaissance d’un État palestinien.

Pourtant, jusqu’ici, ni les États-Unis ni la France ni aucun autre pays impérialiste n’ont cherché à utiliser les moyens dont ils disposent pour faire pression sur l’État israélien. Les États-Unis n’ont jamais mis dans la balance les milliards de dollars d’aide américaine qui sont indispensables tant à l’armée d’Israël qu’à son économie. Aucune grande puissance n’a pris ne serait-ce que des mesures diplomatiques significatives contre Israël, qu’elles continuent à traiter en allié.

Lors de cet entretien téléphonique, Netanyahou a réaffirmé que la guerre allait continuer et qu’il s’opposait à toute souveraineté palestinienne sur Gaza. L’objectif de l’armée israélienne reste officiellement de détruire le Hamas, mais cela apparait irréalisable, même après bientôt quatre mois de guerre. Les combats se poursuivent à Khan Younes, principale ville du sud de Gaza, où 24 soldats israéliens, dont 21 réservistes, ont été tués lundi 22 janvier.

L’attitude intransigeante de Netanyahou rencontre une opposition au sein de la population israélienne. Ainsi, samedi 20 janvier, lors d’une manifestation à Tel-Aviv, plusieurs milliers de personnes ont réclamé le départ du Premier ministre et des négociations avec le Hamas pour libérer les otages.

Le massacre des Gazaouis se poursuit sans autre véritable objectif du côté israélien que de terroriser les Palestiniens et, pour Netanyahou, de se maintenir au pouvoir. Une impasse tragique, créée et entretenue par les grandes puissances impérialistes.

                                                        Lucas Pizet (Lutte ouvrière n°2895)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 28 janvier, de 10 h15 à 10 h55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-Lundi 29 janvier : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mercredi 31 janvier : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Coupe d’Afrique des Nations, la CAN : une compétition où à la fin c'est TotalEnergies qui gagne...

TotalEnergies, c’est déjà le champion

 


 Ne vous y trompez pas, sa couleur est d'or noir

La Coupe d'Afrique des Nations qui a lieu actuellement n'est pas qu'une compétition de football. Outre les enjeux de politique intérieure pour certains gouvernements, dont celui de la Côte d'Ivoire qui l'organise, TotalEnergies, son nom et son logo, y sont omniprésents. Le groupe pétrolier et gazier, qui tire une grande partie de ses profits du continent africain, est le sponsor officiel de dix des compétitions principales des fédérations africaines de football, dont la CAN, rebaptisée « CAN TotalEnergies ».

         Une opération de propagande à destination des opinions pour faire oublier le pillage des richesses du sous-sol, la destruction de l'environnement et l'exploitation des travailleurs.