mercredi 10 janvier 2024

Condition ouvrière, SNCF, partout, même à quelques-uns on peut se faire respecter

 

SNCF - Montargis (Loiret) :  Grève totale aux guichets

 

7.1.2024

Les cheminotes chargées de la vente des billets et de l'accueil en gare de Montargis sont en grève totale depuis le mardi 2 janvier. Elles exigent un guichet supplémentaire, ouvert en journée afin de faciliter le service des usagers de la gare. Dès le passage de la gare à Rémi Centre-Val de Loire, il y a juste un an, elles avaient alerté la direction sur la longueur des files d’attente au moment des départs et les tensions et conflits que cela occasionne. Mais la direction s’en moque et n’a toujours pas répondu à leurs attentes.

         C’est pourquoi, en colère, elles ont décidé de se mettre en grève, seul moyen de se faire entendre. Pour obtenir du soutien et expliquer leur grève, elles font signer à l’entrée de la gare une pétition aux habitants et usagers. Ces derniers sont bien d’accord qu’un guichet en plus ne serait pas un luxe.

         Une responsable est venue leur dire qu’elle comprenait leur demande, mais comme a répondu une gréviste : « Eh bien nous, on ne comprend pas leur refus d’ouvrir un poste supplémentaire, alors on continue ».

         Les grévistes, quatre femmes et un homme, restent déterminées et battantes malgré le froid et l’obstination de la direction de la SNCF.

Argenteuil, commerce, culture, peu d’intérêt municipal pour les quartiers périphériques

Les promoteurs n’y sont pas intéressés ?

À quand une véritable nouvelle enseigne ?


Desnos...
 

 

Nous avons évoqué hier nos interrogations à propos du nouveau « grand projet » municipal, celui de la transformation de l’aménagement de l’avenue Gabriel Péri dans le Centre. Car pour ce qui est des autres quartiers d’Argenteuil, alors que la situation mériterait bien actuellement un intérêt autrement prioritaire, il n’en est pas question.

         Dans le quartier du Val-Nord par exemple, le commerce y est toujours en déshérence, malgré tout ce que peuvent faire les commerçants de ce qui reste du petit commerce de quartier. Toujours nulle reprise d’un supermarché sur l’esplanade. Quant à la culture, la reconstruction de la médiathèque Robert Desnos n’avance guère.

         Voilà que quoi occuper la municipalité. Mais le Val-Nord, c’est loin, en tout cas des projets d’esbroufe de la municipalité. DM

 

mardi 9 janvier 2024

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 8 janvier 2024

En 2024, les raisons d’espérer sont dans les combats des travailleurs

pour changer le monde !

8 janvier 2024

L’année 2024 a commencé comme 2023 s’est terminée : au son du canon et des bombes en Ukraine et à Gaza. Avec les cris de désespoir des victimes, à commencer par ceux des Palestiniens de Gaza qui n’en finissent pas de compter leurs morts et sont livrés au froid et à la faim.

Dans la péninsule coréenne, 2024 a commencé avec 200 tirs d’artillerie nord-coréens visant la frontière maritime entre les deux Corées. Le dirigeant Kim Jong-un est adepte des rodomontades sans lendemain. Mais comment ne pas s’en inquiéter quand la mer de Chine s’est transformée en théâtre de confrontation entre les États-Unis et la Chine, rivale économique à abattre ?

Combien d’autres régions sont ravagées par les conflits armés, acculant des millions de personnes à la fuite et à la famine, comme en République démocratique du Congo ou au Soudan ?

Les bruits de bottes se font entendre jusqu’en Amérique du sud, au Guyana, ex-colonie britannique. Là, le Venezuela conteste aux États-Unis et à la Grande-Bretagne le droit de rafler les immenses réserves de pétrole de l’Essequibo.

Les horreurs, les guerres et les souffrances dont on ne voit pas le bout se multiplient et menacent le monde entier d’une nouvelle guerre mondiale. Sera-t-elle provoquée par l’extension de la guerre aux allures de purification ethnique qu’Israël mène contre le peuple palestinien ? Par un accrochage guerrier entre la Chine et Taïwan ? Par une escalade de la guerre en Ukraine ?

Personne ne peut le dire, mais les dirigeants de la planète nous mènent à une déflagration générale. Et ils s’y préparent, comme en atteste le ton martial des vœux de Macron demandant au pays de se « réarmer ». Et ce n’est pas un vœu pieux puisqu’il a doublé le budget de l’armement depuis 2017.  

Mener des guerres fait partie du métier des dirigeants bourgeois. Car celles-ci sont le prolongement de la guerre économique que leurs trusts capitalistes se mènent pour contrôler les matières premières, les chaînes de production et s’assurer des marchés à l’échelle mondiale. Quelles que soient les justifications qui en sont données, les guerres sont toutes la traduction militaire des rivalités économiques pour conserver ou conquérir une suprématie économique.

L’espoir d’un avenir sans guerre ni exploitation repose tout entier sur notre camp, le camp des travailleurs. Il se trouve du côté des peuples qui n’ont cessé de se battre et de se révolter depuis que l’exploitation et l’oppression existent. Les travailleurs ont, à de multiples reprises, changé le cours de l’histoire au travers de leurs soulèvements et des révolutions sociales.

La seule source d’espoir est que nous retrouvions, en tant que travailleurs, la conscience de notre force collective et de notre capacité à changer la société.

Face à la marche d’un monde aussi détraqué et menaçant, on peut vite se sentir démuni, surtout quand on se démène dans mille et une difficultés quotidiennes, comme c’est le cas de l’écrasante majorité des travailleurs. Mais les fléaux qui font basculer l’humanité dans la barbarie et les attaques contre nos conditions de vie ont la même cause fondamentale : le système capitaliste qui consiste à accumuler le plus possible de capitaux privés au travers du marché et de la concurrence.

Les fauteurs de guerre sont aussi ceux qui orchestrent notre exploitation quotidienne, les bas salaires et le pillage des caisses de l’État au profit de la classe capitaliste. Ils peuvent décider de nous envoyer à la boucherie pour les intérêts de la bourgeoisie comme ils nous demandent déjà de nous sacrifier sur l’autel de ses sacro-saints profits.

Les capitalistes et leurs larbins politiques détiennent ce pouvoir en vertu des capitaux et des moyens de production qu’ils monopolisent. Mais ils ne font pas tourner la société. Ceux qui le font, ce sont bel et bien les travailleurs !

C’est nous, ouvriers, employés, techniciens qui détenons les secrets de fabrication pour produire, construire, organiser le travail, réparer, soigner, apporter l’eau et l’électricité… Même pour faire la guerre, le gouvernement dépend de nous. Qui d’autre que les travailleurs peut concevoir, produire, acheminer et manier les armes ? Sans les travailleurs, il n’y a pas de guerre possible.

Alors, œuvrons pour que 2024 voie renaître la conscience que les travailleurs représentent une force sociale et qu’ils peuvent et doivent arracher le pouvoir des mains de la bourgeoisie et de ses politiciens. C’est la seule chance d’offrir un avenir à l’humanité !                                     

                                                                       Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui mardi 9 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 10 janvier : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.