vendredi 22 décembre 2023

Loi immigration : une protestation indispensable

Aujourd’hui vendredi 22 décembre

À bas la loi Immigration !

Manifestations

À Paris :  à 16h00 place de la République

À Cergy : 18 h. Parvis de la Préfecture

Lutte ouvrière appelle à se joindre à toutes les manifestations et rassemblements organisés contre la loi Immigration.

 Une protestation indispensable

20 Décembre 2023

Les défenseurs de l’indigne loi Immigration prétendent qu’elle répond à une demande populaire. C’est faux !

Les politiciens de droite et d’extrême droite, rejoints par bien d’autres et par des commentateurs médiatiques serviles, ont délibérément choisi ce prétendu sujet depuis des ­années justement pour masquer les préoccupations réelles, et combien justifiées, des travailleurs et des couches populaires : la hausse des prix, le blocage des salaires, le chômage, la pénurie de logements, la dégradation des services publics utiles. Leur résultat inévitable est justement la dégradation générale des conditions de la vie quotidienne dans les quartiers populaires et son cortège de violences en tout genre.

Occupant le terrain pourri de la xénophobie, flattant et répandant les préjugés les plus stupides, ils en font une politique dont le résultat est d’introduire la division et d’instiller la haine entre une partie de la population et une autre. Lutte ouvrière dénonce cette évolution, affirme l’unité de la classe ouvrière et sa solidarité avec tous les travailleurs immigrés visés.

Lutte ouvrière appelle à se joindre aux manifestations et rassemblements organisés contre cette loi abjecte.

 

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 22 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi, marché Héloïse ;                                                                                                     

 -de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

 -et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Dimanche 24 décembre, de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-Vendredi 29 décembre, de 11 h. à midi : marché Héloïse

-et de 17 h.15 à 18 h.15 : Carrefour Babou ;

-Vendredi 5 janvier : de 17 h.15 à 18 h.15 : Carrefour Babou ;

-Dimanche 6 janvier, de 11 h. à midi : marché Héloïse…

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

 

Cisjordanie : l’armée et les colons contre les Palestiniens

      Cisjordanie : l’armée et les colons contre les Palestiniens

20 Décembre 2023

Depuis deux mois, en Cisjordanie, plus de 300 Palestiniens ont été tués par les forces officielles de répression israéliennes et les colons.

« Tous les Palestiniens sont regardés par les Israéliens comme s’ils étaient ceux qui ont perpétré les massacres du Hamas », constate un militant palestinien des droits humains. En effet, pendant que la ministre française des Affaires étrangères déclare que son gouvernement « a décidé de prendre des mesures à titre national contre certains colons israéliens extrémistes », leurs exactions se multiplient. L’écrasement des Gazaouis sous les bombes s’accompagne de raids militaires et d’attaques de milices de colons d’extrême droite armés contre des villages et des camps de réfugiés où vivent une partie des trois millions d’Arabes de Cisjordanie.

En quelques jours, dans la première quinzaine de décembre, l’armée a à nouveau organisé des raids meurtriers dans les camps de réfugiés, où vivent des familles palestiniennes chassées de leurs terres depuis 1948. À Jénine, sous prétexte d’avoir trouvé des tunnels – et alors ? – les soldats ont tué douze jeunes, blindés et bulldozers ont saccagé des maisons, des échoppes, écrasé des voitures. Dans le camp de Tulkarem, cinq Palestiniens ont été tués et quatre autres dans celui de Faraa à Tubas.

Pour faire entendre leur colère et leur désespoir, le 11 décembre, les habitants des villes de Cisjordanie et ceux de Jérusalem-Est étaient appelés par les organisations palestiniennes à une grève générale. Par l’arrêt des activités quotidiennes, ils voulaient marquer leur opposition au soutien des dirigeants des États-Unis à la politique meurtrière de Netanyahou et à l’écrasement programmé de Gaza, réexprimé par leur veto à l’ONU.

La grève s’est traduite un peu partout par des boutiques closes, des rues vides mais, à Ramallah, une manifestation nombreuse, hérissée de drapeaux du Fatah, du FDLP et du Hamas, a fait entendre la colère de Palestiniens de tous âges, dont beaucoup de jeunes, femmes et hommes. Des pancartes en anglais « Stop genocide » exprimaient clairement la condamnation du massacre à Gaza. Au-delà des frontières, au Liban, en Jordanie, la population avait aussi été appelée à cesser toute activité.

En Cisjordanie même, cette journée de grève n’était qu’un moment de plus dans les manifestations de colère. Les rassemblements, spontanés ou non, les réactions collectives contre les exactions de l’armée israélienne et des colons se multiplient. Les manifestations de groupes de jeunes, armés de cailloux, ont aussi servi de prétexte à des réactions meurtrières de l’armée israélienne ou de groupes de colons, quand elles n’avaient pas été auparavant dispersées sans ménagement par la police de l’Autorité palestinienne.

130 000 travailleurs palestiniens ont été réduits au chômage suite à la suppression de leur permis de travail par le gouvernement d’Israël. Contrairement aux Israéliens, ils n’ont droit à aucune allocation chômage, et l’Autorité palestinienne n’en distribue pas non plus. « Nous avons dépensé ce que nous avons gagné », dit un ouvrier du bâtiment renvoyé chez lui. Comme lui, 70 % des travailleurs de sa ville, qui auparavant traversaient chaque jour la frontière après d’éprouvantes attentes aux postes de contrôle, sont sans ressources.

La pauvreté s’installe dans la population travailleuse sur fond d’une guerre de plus en plus ouverte. Le déploiement de plus de 700 000 colons et leur violence encouragée par la politique agressive du gouvernement israélien, a déjà rayé de la carte seize villages palestiniens. Face à un État qui continue à leur nier le droit à une existence nationale, beaucoup craignent de se voir à nouveau chassés, comme lors de la création d’Israël en 1948.

                                               Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2890)

Gaza : un terrorisme d'Etat inséparable de la domination capitaliste. L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo – 3 mn29

Génocide rwandais : condamnation tardive et sélective

 

Les membres du gouvernement français de l’époque toujours pas inquiétés

 

 

Pour la septième fois, un tribunal français a condamné un Rwandais, Sosthene Munyemana, pour crime contre l’humanité et participation au génocide des Tutsi, qui en 1994 fit presque un million de victimes en cent jours.

         Ce médecin proche du gouvernement génocidaire, qui se prétend aujourd’hui Hutu modéré, a alors incité au massacre des Tutsi avant d’en être, dans la région de Butare, l’un des organisateurs. Cette condamnation, tardive, n’est que justice.

         Mais les membres du gouvernement français de l’époque, qui appuya les génocidaires pour défendre les intérêts de l’impérialisme français dans cette partie de l’Afrique, et les généraux français envoyés sur place pour s’en assurer, n’ont jamais été inquiétés. Les principaux responsables du bain de sang courent