dimanche 17 décembre 2023

Loi Immigration : racisme et xénophobie à rejeter

Loi Immigration : racisme et xénophobie à rejeter

13 Décembre 2023

L’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi Immigration porté par le ministre de l’Intérieur Darmanin a été interrompu lundi 11 décembre par le vote d’une motion de rejet. Le gouver­nement annonce une « commission mixte paritaire » pour une énième tentative de compromis.

 


Ce projet, dans toutes ses versions successives, est une attaque en règle contre les immigrés. Il vise à faciliter les expulsions, durcir les conditions du regroupement familial et d’obtention du droit d’asile, multiplier les obstacles pour pouvoir obtenir des papiers et un statut vivable. Cette attaque est dirigée contre des femmes et des hommes qui migrent pour travailler et occupent souvent les emplois les plus durs. Les riches, eux, ont les moyens de contourner tous ces obstacles, quelle que soit leur nationalité.

Depuis des semaines la droite, l’extrême droite et le gouvernement multiplient les postures à qui sera le plus convaincant pour se présenter comme un rempart face à des immigrés qui seraient la cause de tous les maux de la société française. Darmanin s’est distingué, sur les réseaux sociaux comme dans les médias, par des amalgames odieux mêlant immigrés et délinquants, étrangers et terroristes, dont il a fait son fonds de commerce.

Le gouvernement et l’opposition agitent ensemble le chiffon rouge de l’immigration, pour détourner l’attention de la montée des prix qui se poursuit et de la misère qui s’étend, avec pour conséquence le délitement de toute la société. Ils visent aussi à diviser les travailleurs, selon leur nationalité, leur origine, leur couleur de peau ou les quartiers où ils habitent, pour faire baisser la tête à tous.

Il faut dénoncer cette loi indigne, sans rien attendre du jeu politicien dont elle est l’occasion, résister au déluge d’idées racistes et ­anti-immigrés que médias et politiciens répandent abondamment. C’est indispensable pour que les travailleurs puissent se préparer à défendre leurs intérêts communs face aux exploiteurs et aux gouvernants à leur service.

                                                      Lucas Pizet (Lutte ouvrière n°2889)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui dimanche 17 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-Lundi 18 décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mardi 19.12, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;

-Mercredi 20 décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous encore lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans. Achetez votre billet d’entrée.

 

Médicaments : Le capitalisme nuit gravement à la santé

 

Petits calculs capitalistes d’une société malade

 

 

De plus en plus souvent, des médicaments sont manquants dans les pharmacies qu’il s’agisse de produits très courants ou pas, laissant sans soins les patients qui en ont besoin.

         Les différents acteurs de la filière expliquent que ce serait dû au fait que les molécules sont fabriquées à l’étranger et que la France serait un marché peu attractif : les médicaments seraient achetés plus chers dans les pays voisins.

         Ce n’est pourtant pas l’étranger, mais la loi bien capitaliste de l’offre et de la demande qui est la cause de ces pénuries. Dans cette société, les médicaments ne sont pas produits en fonction des besoins des patients mais vendus aux plus offrants, même si cela prive de tout soin ceux qui sont malades.

Argenteuil, Bezons, partout, des « sans-logis » toujours plus nombreux

Des moyens gigantesques, des drames sociaux gigantesques

 


Selon l'Unicef, 350 000 personnes, dont 3 000 enfants, n'ont aucun logement en France. Des femmes retournent à la rue en quittant la maternité, et des enfants dorment dans une voiture ou sous la tente après l'école. Ainsi, on nous signale qu’ici, à Argenteuil ou Bezons, une mère et son enfant de 4 ans dorment dans la rue, et que le comportement du gamin se dégrade.

         Des associations, des enseignants ou des parents d'élèves se mobilisent pour ne pas laisser des enfants à la rue, mais ils sont débordés du fait de l'afflux et de l'insuffisance des solutions. Députés et sénateurs ont réduit le budget de l'hébergement d'urgence pour 2024.

         Pour mettre fin à ce scandale, il faudrait de toute urgence réquisitionner les logements vides, et surtout construire en masse des logements neufs. Mettre en œuvre         de telles mesures serait possible rapidement, mais cela suppose de les imposer aux promoteurs immobiliers et aux capitalistes du BTP.