samedi 25 novembre 2023

Réunion interdite à Grenoble : une interdiction scandaleuse mais révélatrice

« Israël assassin, impérialistes complices 

 

 

Au motif de « trouble à l'ordre public », la Préfecture de l'Isère a interdit une réunion du NPA Grenoble-Isère qui, d'abord déprogrammée par une MJC sous la pression du CRIF, devait se tenir à Grenoble jeudi 23 novembre. Le Conseil représentatif des institutions juives de France prétend que l'intitulé de cette réunion, « Israël assassin, impérialistes complices », est une incitation à la haine d'Israël et donc, dans son esprit, des Juifs.

         Comme si dénoncer le terrorisme de l’État d’Israël et de son armée, le bombardement de tout un peuple vous transformait en complice des attaques meurtrières du Hamas du 7 octobre.

         En tous cas, la préfecture se montre clairement complice de ceux qui veulent faire taire les opposants à la guerre et au massacre en cours. Pas question de garder le silence !

 

Pays-Bas : progrès électoral de l’extrême droite

Diviser les travailleurs au profit du Capital, partout le même fonds de commerce de l’extrême-droite

 

Aux Pays-Bas, les élections législatives ont vu le parti d’extrême droite PVV arriver en tête, et remporter 35 sièges sur 150. Le leader du PVV, Geert Wilders, à l’image d’une Le Pen en France, a fait de la démagogie antimusulmane son fonds de commerce électoral. Il y ajoute quelques couplets sur la difficulté à se loger ou à se nourrir, pour faire mine de répondre aux préoccupations premières de l’électorat populaire.

         L’extrême droite de Wilders, tout comme bien d’autres courants politiques, fait des immigrés les boucs émissaires pour détourner l’attention des travailleurs de l’exploitation et des capitalistes. Non à cette division de la classe des travailleurs !

 

Val-d'Oise, l'association Du côté des femmes liquidée, un très mauvais coup pour les femmes

Un recul dans tous les cas, avec cette association en moins

 

 

L’importante association Du côté des femmes a connu une histoire tumultueuse ces dernières années. Une décision de liquidation judiciaire a été prise en septembre dernier. Elle a dû arrêter définitivement son activité hier.

         L’État affirme aujourd’hui que les quelque 130 femmes et enfants pris en charge par Du côté des femmes le seront désormais sans problème par les autres associations départementales dédiées à cette activité de soutien.

         Pour l’État, il n’y a jamais de problème. La réalité est autre, la méfiance est donc de rigueur.

         Dans tous les cas, cette cessation d’activité, la veille de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes laisse tout de même un goût amer.

         Bref, le dur combat pour être du côté des femmes reste à mener plus que jamais. DM