Gaza :
des bombardements terroristes
15 Novembre 2023
Dans la bande de Gaza, l’armée
israélienne continue de mener une guerre dévastatrice contre la population
palestinienne. Le 14 novembre, on comptait plus de 11 000 morts, dont 4 600
enfants, ainsi que 29 000 blessés. Le même jour, des tanks se sont massés aux
portes de l’hôpital al‑Shifa, situé au nord de la bande de Gaza.
L’hôpital al-Shifa, le plus grand
de l’enclave palestinienne, qui n’a plus d’eau ni d’électricité depuis le 10
novembre selon l’Organisation mondiale de la santé, est constamment bombardé.
Près de 2 500 Palestiniens, venus s’abriter aux abords des bâtiments de
l’hôpital pour échapper aux frappes israéliennes, ont dû se réfugier à
l’intérieur, dans des services déjà bondés. Le Bureau de la coordination des
affaires humanitaires de l’ONU rapporte que « les bombardements
israéliens autour des hôpitaux de la ville de Gaza et dans le nord de la bande
de Gaza se sont intensifiés » depuis le 10 novembre, et que « plusieurs
hôpitaux ont été directement touchés ». Il y aurait désormais, dans la
bande de Gaza, 20 hôpitaux hors service sur 36.
Le 11 novembre, le directeur
général du Comité international de la Croix-Rouge, Robert Mardini, s’est dit « choqué
et atterré par les images et les informations venant de l’hôpital al-Shifa ».
« Le monde ne peut rester silencieux quand les hôpitaux, qui devraient
être des havres de paix, sont transformés en scènes de mort, de dévastation, de
désespoir. Cessez-le-feu maintenant ! » a déclaré le directeur
général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Mais de cessez-le-feu, il n’en
est toujours pas question. Conforté par le soutien de tous les dirigeants
impérialistes, Netanyahou poursuit les bombardements sur les civils, les
justifiant par la nécessité de détruire le Hamas, ce qui ne l’empêche pas, en
coulisses, de discuter avec celui-ci par Qatar interposé.
Du côté des dirigeants
impérialistes, c’est le bal des hypocrites. Le président américain Biden a
appelé Israël à la « retenue ». On se demande ce que « massacrer
avec retenue » peut bien vouloir dire ! Macron, de son côté, veut
donner l’apparence d’une voix différente pour se placer sur le plan
diplomatique, en prônant « une pause humanitaire ». Mais il s’est
aussitôt senti obligé de réaffirmer son soutien au gouvernement israélien. Le
chancelier Olaf Scholz, quant à lui, a fait preuve d’un peu plus de cynisme, en
se déclarant sans détour opposé à un cessez-le-feu immédiat.
Les uns et les autres continuent
en fait de donner leur caution à la politique des dirigeants d’Israël. Les
chefs de son armée n’hésitent pas à justifier leurs bombardements, celui de
l’hôpital al-Shifa par exemple, par le fait que le quartier général du Hamas se
trouverait sous celui-ci. Ainsi, tuer quelques dirigeants dont rien ne dit
qu’ils se trouvent vraiment là justifierait de bombarder et tuer des centaines
de civils. En réalité, les dirigeants israéliens veulent surtout montrer qu’un
assassinat de masse ne les arrête pas. Ils savent fort bien qu’ils ne
détruiront pas le Hamas, mais afficher ainsi leur force militaire vise à
frapper de terreur non seulement la population palestinienne, mais les peuples
de la région qui voudraient secouer la tutelle de l’impérialisme. Pour eux,
c’est cela le droit d’Israël à se défendre. Sur ce point, ils ont toute la
compréhension des dirigeants des grandes puissances, qui partagent entièrement
leurs soucis.
Aline
RETESSE (Lutte ouvrière n°2885)
Ce
vendredi 17 novembre, nous manifesterons à Argenteuil, du Val-Sud à la gare
d’Argenteuil. Le départ a lieu à 18 heures devant le magasin Auchan, angle de l’avenue
Utrillo et de l’avenue du Gl Leclerc. Avant, nous y tiendrons notre permanence
du vendredi à partir de 17 heures.
Nous manifesterons pour montrer notre solidarité avec les
Gazaouis victimes d’un drame effroyable. Mais il ne s’agit pas seulement de
manifester cela, mais également d’affirmer les seules perspectives qui
donneront un jour une issue à la situation inextricable du Moyen-Orient. Pour
affirmer notre confiance dans les travailleurs de la région, et la seule
perspective qui vaille, celle du renversement de l’impérialisme, la domination
des multinationales et des États dominants, avec le premier d’entre eux,
l’impérialisme des États-Unis. Discuter sans cesse de ces idées c’est aider au
développement de la conscience de notre classe.

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lisez Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au
Proche-Orient. Ce sont des articles dont la lecture est particulièrement
nécessaire actuellement.
Les prochaines permanences
prévues :
- Vendredi 17
novembre, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;
-et de 17 h. à 18 heures, devant Auchan au Val-Sud ;
-Samedi matin
18 novembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;
- et de 11 h. à
midi au marché de la Colonie ;
-Dimanche 19
novembre : de 10 h.15 à 10 h.55
devant Intermarché du Centre ;
-et de 11
heures à midi au marché Héloïse ;
-Lundi 20
novembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;
-Mardi 21
novembre, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;
-Mercredi 22
novembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.
Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la
librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du
quartier du Val-Nord que nous remercions.
N’oubliez pas de noter sur
vos agendas, le rendez-vous plus lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous
et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros
pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.