dimanche 15 octobre 2023

Parking à Argenteuil, ça se complique

 

Gouverner c’est prévoir. Comme ils ne prévoient pas…

 

 

Mais qu’est-ce que la municipalité d’Argenteuil a contre les utilisateurs de voitures ?

         Les habitués du parking Jean Vilar ne peuvent plus l’utiliser les jours de marché. Quant à ceux du parking en face du lycée Jean-Jaurès ils ne pourront bientôt plus garer leur véhicule dans ce dernier. La construction d’un nouvel internat du lycée va le supprimer. Prévue depuis des années, elle débutera prochainement.

         Il devient de plus en plus difficile pour se garer à Argenteuil.

         En particulier, on aimerait savoir comment la ville d’Argenteuil, le Rectorat et le lycée Jean-Jaurès lui-même comptent résoudre le problème du parking pour le grand nombre d’enseignants du lycée qui n’habitent pas pour la quasi-totalité à Argenteuil.

         Ces gens-là décident, et puis, s’ils ont encore un lien avec ceux que ces projets impactent, découvrent les problèmes. DM

Ouïghours : surexploitation féroce

Avec un intermédiaire oppresseur, mais toujours la même histoire

 


 

Une enquête récente retrace le parcours d'ouvriers Ouïghours forcés par l'État chinois de s’échiner dans des usines de transformation de poissons surgelés de Shandong, destinés aux marchés occidentaux.

       Leur exploitation forcenée rappelle celle que les puissances impérialistes « démocratiques » ont perpétrée tout au long de leur histoire, avec des déplacements forcés et le travail forcé imposés aux centaines milliers d’ouvriers des pays sous leur domination.

         La même barbarie continue, toujours au profit des plus grandes entreprises.

 

samedi 14 octobre 2023

Moyen-Orient : faire taire toutes les critiques, L’occasion d’une mise en condition

                                   L’occasion d’une mise en condition

11 Octobre 2023

Dès l’annonce de l’attaque du Hamas sur le territoire israélien, les dirigeants des grandes puissances, de Biden à Macron, suivis en France de la majorité des responsables politiques et des journalistes, ont fait bloc derrière le gouvernement israélien.

Alors qu’avec Netanyahou les relations étaient plutôt froides, Biden a immédiatement apporté son « soutien inébranlable » à Israël, son plus fidèle gendarme au Moyen-Orient. Nombre de dirigeants politiques français, LR, PS, EELV, plusieurs ministres ou encore la présidente de l’Assemblée nationale, ont participé à la manifestation organisée le 9 octobre par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), en « solidarité avec Israël contre le terrorisme ». Au même moment, plusieurs préfets interdisaient des manifestations de soutien à la population palestinienne.

Quant aux chaînes de télévision, qui ignorent toute l’année le sort des Palestiniens enfermés dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza ou expulsés de leurs terres ou de leurs maisons en Cisjordanie, elles ont abondamment rapporté les témoignages, forcément bouleversants, d’habitants israéliens victimes de l’assaut meurtrier du Hamas.

Les événements sont dramatiques, tant pour la population israélienne que pour la population gazaouie qui en subit les conséquences. Mais, pour tous ces dirigeants politiques, journalistes et autres experts autoproclamés, l’affaire est simple : puisque le Hamas a attaqué, en tuant des civils et en prenant des otages, il s’agit d’une attaque terroriste qu’il faut punir. Que la punition « terrible » annoncée par Netanyahou soit subie par la population de Gaza, enfermée, prise sous un déluge de bombes, privée d’eau, d’électricité, de nourriture, n’a pour eux aucune importance. De son côté, l’Union européenne, après d’autres pays, a immédiatement annoncé la suspension, puis seulement la « révision » des aides versées aux Territoires palestiniens.

Comme lors de l’invasion de l’Ukraine par l’armée de Poutine, comme lors des attentats de 2015 à Paris, les populations sont ainsi sommées de serrer les rangs derrière un prétendu camp des démocraties, aujourd’hui incarné par Israël, qui en tant que démocratie – mais pour qui ?– serait menacé par un camp des terroristes.

Tous ceux qui osent rappeler les responsabilités écrasantes des dirigeants israéliens, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui, dans l’oppression des Palestiniens et l’engrenage qui a conduit à cette nouvelle guerre sont mis en accusation, assimilés à des antisémites ou à des apologistes du terrorisme. En France comme dans les autres pays occidentaux, les gouvernements et leurs soutiens saisissent ainsi l’occasion offerte par l’attaque du Hamas pour appeler à une sorte d’unité politique derrière eux, leurs généraux et leurs armées, au nom de « valeurs » qui sont en fait celles du maintien de leur domination sur le monde. C’est une intimidation à laquelle il ne faut pas céder.

La solidarité avec le peuple palestinien opprimé, l’hostilité aux méfaits de l’impérialisme ne peuvent pas non plus amener à approuver l’attaque menée par le Hamas avec ses méthodes et à voir dans cette organisation et son action les vengeurs du peuple palestinien. Sa politique n’est que l’autre face du piège dans lequel sont enfermés les deux peuples. Le seul camp qu’il faut défendre est celui des travailleurs et de leurs intérêts communs par-delà les frontières, avec l’idée qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour s’émanciper. C’est le seul qui peut offrir une issue.

                                           Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2880)

 

Achetez lisez ce numéro 2880 de Lutte ouvrière. Il contient de nombreux articles sur la situation au Proche-Orient. On peut l’acheter auprès des camarades, lors de nos permanences sur Argenteuil, ou à la librairie Le Presse-papier avenue Gabriel Péri. Vous pouvez le commander auprès de moi-même. DM

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui samedi matin 14 octobre, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi, centre commercial Joliot-Curie ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Lundi 16 octobre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 17 octobre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

Droit international : droit du plus fort

Un droit reflet des rapports de forces mondiaux

 


Alors que le gouvernement israélien a ordonné le blocus complet de Gaza, privant d’eau, d’électricité et de nourriture plus de deux millions d’habitants de ce territoire surpeuplé, des organismes internationaux comme l’ONU et l’Unicef s’émeuvent de la catastrophe en préparation et en appellent au respect du droit international.

         Mais le droit international n’empêche pas les conflits qui ensanglantent la planète, car il n’y a pas d’arbitre impartial entre les États. Il est au contraire le reflet des rapports de forces mondiaux et, quand il n’est pas la voix directe de l’impérialisme, il est réduit à l’impuissance.