mercredi 11 octobre 2023

Aide médicale d’État (AME) : faux et vrais parasites de la Santé

 

Une annonce démagogique aux relents xénophobes

 

 

Comme s’il était impossible que chacun puisse être soigné décemment en France, Elisabeth Borne annonce un audit sur le coût de l’Aide médicale d’État (AME), qui permet notamment aux sans-papiers de recevoir des soins s’ils résident en France depuis plus de trois mois.

         N’en déplaise à Borne et à son annonce démagogique aux relents xénophobes, ce n’est pas dans les classes populaires qu’elle trouvera les parasites du système de santé. Ce sont les entreprises de matériel médical, les grands laboratoires, les gestionnaires d’Ehpad, etc., qui font leurs profits sur le dos de la Sécurité sociale. Mais bien sûr, pour eux, pas question de contrôle et encore moins de fermer le robinet des subventions publiques.

Korian : Non à la fermeture de l'Ehpad de Sauveterre

Non à la propriété privée des moyens de production et d'aide aux anciens

 

 

Le groupe Korian, numéro 1 européen des Ehpad, a décidé de fermer son établissement de Sauveterre dans le département de la Gironde, qui compte 26 salariés et 40 résidents. Pour les résidents, cette décision signifie déménager, de force, dans d’autres Ehpad très éloignés. Et pour les salariés, elle signifie, soit partir travailler dans un autre établissement du groupe, parfois loin de chez eux, soit être licenciés.

         Entre 2020 et 2022, Korian a augmenté de 80% son bénéfice net, dépassant les 117 millions d’euros. C’est pour accroître encore les dividendes de ses actionnaires que la direction du groupe a décidé de fermer l’établissement, pas assez rentable à ses yeux.

         Tous les jours, les salariés manifestent devant l’établissement et interpellent voitures et passants. Samedi 8 octobre, plus de 500 personnes ont manifesté dans Sauveterre aux cris de « Les fossoyeurs sont de retour » et « Korian fossoyeur, ARS complice ». Les travailleurs et la population ont mille fois raison de refuser le diktat de Korian.

 

mardi 10 octobre 2023

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 9 octobre 2023 : Israéliens et Palestiniens, dans le piège sanglant créé par l’impérialisme

    Israéliens et Palestiniens, dans le piège sanglant créé             par  l’impérialisme

9 octobre 2023

 

Le Moyen-Orient est à l’image d’un monde soumis à la domination impérialiste de la bourgeoisie : un immense brasier. Après l’Irak et la Syrie, la guerre embrase de nouveau Israël et Gaza, menaçant toute la région d’une nouvelle conflagration.

Cette situation a été créée par les manœuvres des puissances impérialistes, au siècle dernier, où elles découpaient le monde en traçant les frontières garantissant leur hégémonie. Et le Moyen-Orient, riche en pétrole, était l’objet de toutes leurs convoitises.

C’est ainsi que les Palestiniens et les immigrants juifs se sont retrouvés au milieu d’un champ de bataille. Les premiers vivaient sous la domination britannique, déjà contestée par la puissance américaine. Quant aux seconds, ils arrivaient dans la région, fuyant les pogroms antisémites ou rescapés des camps d’extermination.

Il y avait de la place pour les deux peuples. Mais les prétendus protecteurs de la région n’ont rien fait pour favoriser cette coexistence. Ils ont, au contraire, joué un peuple contre l’autre, pour assurer leur influence.

En 1948, les États-Unis soutinrent la création d’Israël en tant qu’État juif. Les Palestiniens en furent chassés en masse, transformés en réfugiés à vie dans des camps surpeuplés ou en citoyens de seconde zone en Israël. Les Israéliens devinrent les gardiens de cette prison.

Les Palestiniens ont été spoliés de leurs terres, expulsés de leurs maisons et enfermés, notamment dans cette prison à ciel ouvert qu’est Gaza. Les deux millions de Gazaouis sont collectivement punis par un blocus qui leur impose des conditions de vie innommables, quand leurs immeubles ne sont pas bombardés par l’armée d’Israël. Cette politique a un nom : le terrorisme d’État.

Dans les deux camps, les politiques nationalistes ont contribué à porter au pouvoir les plus extrémistes. En Israël, Netanyahou gouverne désormais avec les ultranationalistes religieux et racistes. Son gouvernement a intensifié la colonisation de la Cisjordanie, aggravé les mesures d’apartheid et encouragé les milices d’extrême droite à terroriser les Palestiniens.

À cette terreur d’État, le Hamas a opposé une politique qui mène les Palestiniens dans l’impasse.  Celle-ci ne témoigne pas seulement d’un mépris pour la vie des civils israéliens, mais aussi de la vie de son propre peuple, les Palestiniens de Gaza, de nouveau soumis à l’enfer des bombardements. Ceux-ci n’ont d’ailleurs pas le choix car le pouvoir du Hamas s’exerce comme une dictature. 

Si le Hamas a soudé nombre de Palestiniens derrière lui, c’est qu’il est le seul à offrir une issue à la révolte qui bouillonne dans la jeunesse palestinienne. Mais la politique du Hamas, comme celle de Netanyahou, ne fait que creuser un fossé de sang entre les deux peuples.

Ces 75 années de politiques nationalistes de part et d’autre, des plus modérées aux plus extrémistes, ont conduit à la situation terrifiante actuelle. Elles démontrent qu’un peuple qui en domine un autre ne peut vivre en sécurité, ni être un peuple libre.

Le drame, c’est que les pires nationalistes sont encouragés par le climat guerrier créé par la guerre en Ukraine et les discours belliqueux des dirigeants des grandes puissances. C’est vrai en Azerbaïdjan, au Haut-Karabakh ou au Kosovo, où s’affrontent Albanais et Serbes.

Contre cette évolution catastrophique, affirmons que des peuples différents, parlant des langues différentes et ayant des coutumes ou des religions différentes, peuvent parfaitement vivre côte à côte. Ils l’ont souvent fait au cours des siècles passés.

Pour y réussir, il faut combattre les dirigeants actuels de la société, et d’abord la bourgeoisie impérialiste qui dresse les peuples les uns contre les autres. Diviser pour régner est la base de sa politique de domination. Ne marchons pas !

Ni les peuples, ni les travailleurs n’ont d’intérêt à ces divisions. Ils partagent tous la même aspiration à vivre en paix. Il leur faut trouver un terrain d’entente. Et celui-ci existe dans le fait qu’ils partagent tous une vie de labeur, une vie d’exploitation. Nos dirigeants nous rassemblent dans l’exploitation, ne les laissons pas nous diviser !. 

Partout, il y a, comme ici, des travailleurs en butte à leurs gouvernants. Assimiler le peuple palestinien à la politique du Hamas, ou identifier les Israéliens à la politique de Netanyahou et des colons est aussi stupide que ranger les Français derrière Macron.

En Israël, des travailleurs palestiniens et israéliens travaillent souvent ensemble. Il faut qu’ils retrouvent la conscience de leurs intérêts communs. Seule cette fraternité de classe pourra créer l’élan susceptible de dépasser les haines accumulées au cours de décennies d’affrontements.

 

 

Les prochaines permanences prévues :

-Mercredi 11 octobre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux ;

Vendredi 13 octobre, de 15 h.40 à 16 h.40, marché du Val-Nord ;

- et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour « Babou » ;

-Samedi matin 14 octobre, de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 11 h. à midi, centre commercial Joliot-Curie ;

- et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ; 

-Lundi 16 octobre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 17 octobre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.