dimanche 14 mai 2023

Misère. Une montée inexorable de la misère. Un témoignage éloquent dans le numéro 2858 de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

Nos lecteurs écrivent Une misère insupportable

10 Mai 2023

Chers camarades,

Je vous écris ces quelques lignes pour vous parler de ma journée du 13 avril. Je participais à une distribution au Resto du cœur dans une commune rurale proche de Charleville-­Mézières. J’avais besoin de prêter main-forte à celle qu’ils m’avaient tendue quand j’étais dans le besoin.

C’était la reprise de la distribution d’été, il y avait eu une suspension d’un mois pour reconstituer les stocks. On s’attendait à voir du monde car un mois sans distribution, c’est long. On a eu 80 nouvelles inscriptions, des familles qu’on ne connaissait pas, venant de différents bourgs alentour, un véritable raz-de-marée. À 9 heures, une heure avant l’ouverture des portes, 70 à 80 personnes attendaient déjà devant la salle. 110 familles étaient inscrites ce jour-là, ce qui représente une augmentation de 50 % par rapport à l’année précédente. Pour les nouveaux venus, ce furent deux heures et demie d’inscription avant de recevoir leur colis. Des jeunes couples avec enfant en bas âge, des mères seules, beaucoup de veuves qui touchent une pension de réversion et de retraités.

Beaucoup ne se sont pas du tout chauffés cet hiver à cause de l’augmentation du fuel, certains sont locataires de logements insalubres, pas isolés et dont les propriétaires ne font que ramasser les loyers sans la moindre intention de faire les travaux nécessaires ! On touche la misère du bout des doigts. Voir autant d’enfants jouer, cela devrait apporter de la joie mais les voir le faire devant cette permanence fait mal. Cela devient difficile de faire part égale pour tout le monde, quand la faim est là, on commence à voir des gens s’énerver pour garder leur place, se disputer des portions de viande ou un paquet de pâtes.

Cela fait des mois qu’on se mobilise contre le fait de nous piquer deux ans de notre vie, il faudrait continuer sur l’inflation, sur le chômage, les salaires et les pensions trop bas. C’est insupportable de vivre dans ce système où on finit par considérer que la misère et la faim, c’est normal. Vivement la révolution !

                                         Richard (Ardennes) (Lutte ouvrière n°2858)

Les prochaines permanences prévues.

-aujourd’hui dimanche 14 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre,

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-lundi 15 mai, de 18 h. à 19 h. au centre commercial des Raguenets ;

-mercredi 17 mai, de 11 h.30 à midi au marché des Champioux.

 

 

Saint-Brévin-les-Pins : l’État complice de l’extrême droite

 

Ceux qui résistent trouveront du soutien du côté des travailleurs conscients

 

 

Le maire divers-droite de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez, a démissionné. Après avoir porté le projet, initié et géré par l'État, de déplacer un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) sur un terrain de sa commune, Morez n'a reçu aucun soutien du Préfet ou du ministre. Cela, malgré les pressions et menaces exercées sur place par les racistes anti-migrants, excités par l'extrême droite de Le Pen et Zemmour, jusqu'à un incendie criminel à son domicile.

         D'un côté Macron et Borne font des discours contre l'extrême droite, qui est leur concurrent électoral. De l'autre ils affichent leur dureté à l'égard des migrants et leur complaisance sur ce terrain avec les idées de l'extrême droite se dissimule à peine.

         Ceux qui résistent aux pressions réactionnaires et accueillent les migrants en frères ne trouveront aucun soutien du côté de l'État.

Services d’urgence : miroir d’une société à changer d’urgence

 

Pour l’État, crève toujours tu m’intéresses

 

 

En mai 2022, les personnels des urgences tiraient le signal d'alarme : 120 services fonctionnaient de manière dégradée, fermant les nuits et les week-ends, en raison de la pénurie en personnel. Le gouvernement lançait une « mission flash » dirigée par François Braun, devenu depuis ministre de la Santé.

         Un an après la situation est pire : fermetures, patients dans les couloirs, décès inattendus liés à l'attente sont le quotidien des urgences.

         Pour Macron et son gouvernement, la seule urgence réalisée a été d'augmenter le budget de l'armée et des industries de guerre.