mardi 15 novembre 2022

Dividendes : plus que jamais Plus belle la vie

 

Ils se gavent

 

57,5 milliards d’euros ! C’est ce qu’ont versé sous forme de dividendes les 40 plus grosses entreprises françaises à leurs actionnaires en 2021. Rien que la famille de Bernard Arnault a engrangé 2,4 milliards d’euros en un an. On est loin de l’augmentation du SMIC !

         Ces mêmes multinationales continuent à supprimer des dizaines de milliers d’emplois, tandis que leurs patrons expliquent en boucle qu’ils ne peuvent pas augmenter les salaires. Ces milliards sont le fruit de notre travail, ils doivent nous revenir !

Hausses des salaires, palabres d’un côté, lutte pour les obtenir de l’autre

C’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction

 

Le gouvernement tente de jouer les arbitres, en réunissant patrons et confédérations syndicales autour du « partage de la valeur », en oubliant que ces valeurs sont créées par les salariés. Le ministre du Travail évoque la mise en place de participations, d’intéressements ou de primes. Et le Medef refuse de parler salaires.

         Les centaines d’euros qui nous manquent chaque mois, à nous salariés, et l’indexation des salaires sur les prix, c’est dans la lutte qu’il faudra les arracher.

 

Accident industriel, le black-out de rigueur. À l’usine chimique d’Arkema Jarrie (près de Grenoble) ces jours derniers

Après les explosions : Tout va très bien, Madame la Marquise….

  

Quelques minutes après les explosions (photo riverain)

Jeudi 10 novembre, ce fut la panique pour la population riveraine du site d’Arkema (usine spécialisée dans la fabrication de chlore et de ses dérivés) après les trois violentes explosions suivies d’un gros champignon de fumée grise dans le ciel puis de la sirène ordonnant le confinement de tous !

         Heureusement, il n’y a eu aucun blessé. Patron et préfet ont rapidement communiqué que la situation était sous contrôle et sans gravité.

         Des riverains qui ne possèdent pas de pièces de confinement alors que c’est obligatoire, ce n’est pas leur problème. Comme d’ailleurs l’inquiétude des travailleurs d’Arkema, ou de Framatome qui travaillent de l’autre côté de la rue et qui savent combien les produits dérivés du chlore peuvent être dangereux, ayant en mémoire les accidents précédents. Le patron de Framatome a même menacé de sanction les travailleurs qui transmettraient à l’extérieur des vidéos ou photos de l’accident !

         Le patron d’Arkema comme le préfet voudraient qu’on les croie sur parole… et verrouillent toute la communication autour de l’accident. Encore un exemple de l’opacité des industriels avec la complicité des pouvoirs publics pour empêcher la population de connaître toute la vérité.