Eux qui depuis vingt ans sont restés immobiles (à suivre)
L’angle de défense de la
municipalité d’Argenteuil contre tous ceux qui refusent le projet Fiminco est
que nous serions des nostalgiques.
Comme
si nous ne voulions que rien ne bouge.
Alors
oui, nous sommes nostalgiques lorsque nous voyons la situation de l’École
maternelle à Argenteuil, un peu plus abîmée par la municipalité qui a réduit le
nombre d’ATSEMS.
Oui,
nous le sommes lorsque nous assistons au recul majeur des services publics, de
La Poste (voir ci-dessous), de la
santé, de la sécurité sociale… dont la municipalité n’est pas responsable, mais
qu’elle n’a jamais véritablement dénoncé, et surtout contre laquelle elle n’a
jamais rien fait.
Oui,
nous le sommes lorsqu’elle ne rêve que de la disparition complète de la Maison
des Jeunes et de la Culture, alors que celle-ci alliée au Service Jeunesse et à
celui de la Culture de la Ville pourrait opérer une belle œuvre.
Oui,
nous le sommes encore lorsque l’essentiel
des commerces, pour se vêtir ou se chausser ont disparue de la rue
Paul-Vaillant-Couturier.
Etc.
Mais
ce n’est pas la nostalgie qui nous guide lorsque nous dénonçons le saccage
supplémentaire de l’Île Héloïse. C’est le simple bon sens…
Ce n’est
pas elle qui nous guide également lorsque nous dénonçons la liquidation de la
salle des fêtes communale Jean Vilar, certes abandonnée par la municipalité
actuelle comme par les précédentes depuis des décennies, mais à qui la dernière
veut donner le coup de grâce. Au point que la reconstruction de cette salle (en
tant que salle municipale bien sûr) est une hypothèse dont nous nous sommes
toujours revendiquer.
Les
petits soldats de la municipalité ont bien peu d’arguments à nous opposer.
Qu’ils
sachent question de changement, que lorsque la Révolution des opprimés se
lèvera, ils seront emportés avec tous les vestiges du vieux monde. Et là, une
nouvelle fois, sans aucune nostalgie. DM