samedi 25 décembre 2021

Karl Marx ne croit pas au père noël. Joyeux noël à tous les lecteurs !

 

Mais toujours aussi facétieux l’ami Karl

 


 

Armement : les cadeaux de noël de Macron

 

Joyeux Noël pour les marchands de mort

 

 Et même pas besoin de sapins de noël, le sapin suffira

L’État a décidé d’acheter 169 hélicoptères militaires Guépard à Airbus. Un joli cadeau à 10 milliards d’euros pour l’avionneur.

10 milliards pour l’armée et ses engins de mort alors que les hôpitaux manquent de moyens et de personnels : on voit où sont les priorités du gouvernement !

vendredi 24 décembre 2021

Épidémie : le gouvernement veut des boucs émissaires. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Épidémie : le gouvernement veut des boucs émissaires

22 Décembre 2021

Vendredi 17 décembre, à la suite d’une réunion d’un Conseil de défense sanitaire, le Premier ministre Castex est intervenu à la télévision pour annoncer de nouvelles mesures censées répondre à la progression de plus en plus rapide de l’épidémie avec l’arrivée du variant Omicron.

La principale mesure consiste à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. Un projet de loi serait soumis au Parlement début janvier. Ainsi, pour avoir accès aux bars, restaurants, cinéma, musées et à tous les lieux qui nécessitent aujourd’hui de présenter un passe sanitaire, un test négatif ne suffira plus, ce qui réduira à presque rien la vie sociale de quelque cinq millions de personnes aujourd’hui non vaccinées.

Pour justifier ce durcissement, Castex a déclaré : « Nous assumons de faire peser la contrainte sur les non-vaccinés car les services de soins critiques et de réanimation de nos hôpitaux sont remplis, pour l’essentiel, de personnes non vaccinées. » Mais, si les hôpitaux sont ainsi débordés, c’est aussi et d’abord de la responsabilité du gouvernement ! En effet, en deux ans de crise sanitaire, il n’a mis en œuvre aucun plan de formation ni d’embauche dans les hôpitaux. C’est pourquoi il en est réduit à annoncer la hausse des tarifs des heures supplémentaires des soignants et n’envisage rien d’autre que de faire travailler encore davantage les mêmes soignants en sous-effectif.

La vaccination est en effet une arme efficace de lutte contre l’épidémie, mais le gouvernement l’utilise avant tout comme une arme politique, tentant de se dédouaner de ses responsabilités sur les non-vaccinés. Il poursuit ainsi une opération de diversion et de division, mise en œuvre depuis l’été. « Il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays », a déclaré Castex, qui brandit même la menace d’un passe sanitaire obligatoire pour aller travailler. Mais ce qui est véritablement inadmissible, c’est cette politique du gouvernement consistant à dresser une partie de la population contre une autre plutôt que de dégager les moyens nécessaires pour permettre au système de santé de faire face à l’épidémie.

                                                              Charles Legoda (Lutte ouvrière n°2786)

Chlordécone : une reconnaissance, mais encore limitée

 

Un pas dû à la mobilisation de ces dernières semaines

 


Un nouveau tableau de maladie professionnelle vient de paraître par décret, qui prend en compte les ouvriers agricoles victimes de cancers de la prostate provoqués par le chlordécone. Pour faire reconnaître la maladie professionnelle, il faudra prouver une exposition directe à ce poison pendant au moins dix ans, ce qui exclut d’office bon nombre de victimes.

Ce pesticide, interdit aux États-Unis depuis 1976, a été utilisé dans les bananeraies antillaises jusqu'en 1993. Il est aujourd'hui largement répandu dans les sols et dans les eaux. Il a empoisonné non seulement des générations d’ouvriers des plantations, mais aussi la population.

Aussi limité soit-il, ce décret ne tombe maintenant que parce que le gouvernement cherche à calmer le mouvement de contestation qui dure aux Antilles.