dimanche 21 novembre 2021

Vol des congés des agents territoriaux. Une mobilisation dans de nombreuses collectivités pour s’y opposer. Ici, en Alsace

 

L’heure est à la réduction du temps de travail, pas à son augmentation

 


 

Jeudi 18 novembre devant l'hôtel de ville de Schiltigheim

Les quelque cinq cents travailleurs municipaux de la ville de Schiltigheim en Alsace étaient appelés à la grève aujourd’hui, par les syndicats CGT, FO et SUD, pour protester contre la décision de la maire de leur retirer neuf jours et demi de congé. Ils étaient près de deux cents à se rassembler ce matin devant l’hôtel de ville et à partir en manifestation.

La maire écologiste Danielle Dambach, qui a dans son conseil municipal des élus PS et PC, met en place la loi de transformation de la fonction publique décidée par le gouvernement Macron qui s’attaque au temps de travail des agents municipaux partout dans le pays.

Pour les soixante-dix heures supplémentaires  qu’elle entend imposer aux agents de Schiltigheim, elle propose pour l’instant une compensation de deux cents euros annuels net - même pas trois euros de l’heure – ce qui énervait passablement les grévistes.

Le gouvernement décide d’une attaque, la majorité municipale « écologiste, solidaire et citoyenne » s’exécute, le partage des rôles se fait sur le dos des travailleurs municipaux. Ceux-ci ne pourront compter que sur leur mobilisation pour défendre leurs conditions de travail.

Argenteuil commerce, quand le manque d’effectifs crée une situation intenable

Employés et clients, s’unir contre les profits

 

                                                                 Capital.fr

Une de nos camarades d’Argenteuil nous a rapporté un fait qui mérite d’être signalé. Mercredi dernier après-midi, au supermarché Géant-Casino du centre commercial Côté Seine, il n’y a eu un moment qu’une seule caisse. On peut imaginer la scène avec la caisse débordée et les clients très en colère.

         Ce n’est pas le seul magasin où l’on peut vérifier de visu que les enseignes rognent au maximum sur les effectifs. C’est le cas également au Monoprix près de la gare. Moins d’employés et c’est autant de salaires non payés, de surtravail, et de profits supplémentaires pour les actionnaires. Quant aux clients, c’est davantage d’attente.

         Les employés de ces magasins et ces clients ont vraiment les mêmes intérêts à s’unir. DM

 

Migrants : À bas l’Europe forteresse, travailleurs unissons-nous ! Une vidéo de Nathalie ARTHAUD – 4 mn 35

samedi 20 novembre 2021

Salaires : des augmentations à imposer

Salaires : des augmentations à imposer

17 Novembre 2021

Selon Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, et alors que vont commencer les négociations annuelles obligatoires (NAO) entre les patrons et les syndicats, « beaucoup d’entreprises augmenteront les salaires en 2022 ».

 


 

Est-ce une invitation à demander aux dirigeants du secteur privé d’augmenter les salaires, voire à l’État d’intervenir pour les obliger à compenser les pertes occasionnées à la fois à cause des prix qui s’emballent et de la perte de ressources causée par le confinement ? Certainement pas, le patron des patrons reste le défenseur de la « libre entreprise ». Tout au plus constate-t-il que, face à la pénurie de main-d’œuvre dans la restauration et le bâtiment, les dirigeants d’entreprise de ces secteurs seront bien forcés de donner un coup de pouce aux salaires particulièrement bas s’ils veulent pouvoir recruter. De même, tous ceux qui étaient en chômage partiel, avec un salaire lui aussi partiel, gagnent forcément plus en étant revenus à temps complet.

Roux de Bézieux parie aussi sur les primes, à commencer par la prime Macron défiscalisée, à laquelle s’ajoutent celles « qui seront versées dans beaucoup d’entreprises ». Ainsi, celles d’intéressement et de participation, affirme-t-il, vont augmenter à cause des « très bons résultats 2021 » de ces entreprises. Comme si l’accroissement des profits patronaux entraînait automatiquement une hausse de salaire pour les travailleurs ! Au contraire, c’est parce qu’ils tondent leurs salariés que les grands patrons s’enrichissent, ils ne vont pas spontanément rendre d’une main ce qu’ils leur ont volé de l’autre.

Derrière ce tableau mirifique de l’économie de marché, les travailleurs de nombre d’entreprises, privées ou publiques, constatent, eux, une chute de leurs ressources salariales à chaque fin de mois, due à un blocage de leur salaire venant après les pertes dues au confinement, ou conjuguée à une diminution importante des primes. Cette baisse du revenu mensuel peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros, pendant que les énergies, l’alimentation, le textile et dernièrement le blé, entre autres produits de consommation courante, continuent leur course inflationniste.

Les contes mensongers de Roux de Bézieux ne peuvent masquer qu’en réalité les classes laborieuses ne cessent de s’appauvrir. Alors, attendre une hausse de ressources d’une hypothétique reprise économique peut tromper ceux qui n’ont aucun souci d’argent, mais pas les travailleurs pour qui la fin du mois arrive de plus en plus tôt. Quel que soit leur secteur d’activité, ceux-ci doivent se retrouver autour de la revendication commune d’une hausse des salaires conséquente, d’au moins plusieurs centaines d’euros par mois, garantie par une échelle mobile qui tienne réellement compte des hausses de prix.

                                        Marianne LAMIRAL (Lutte ouvrière n°2781)

 

Les permanences des jours à venir :

-aujourd’hui samedi 20 novembre, de 10 h. à 10 h30, marché des Coteaux ;

-puis, de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 21 novembre, de 11 h à midi au marché Héloïse ;

-mercredi 24 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) numéro 2778 et 2779, et Lutte de classe (2,5 euros) n°218, lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM