mercredi 17 novembre 2021

COP 26 : larmes de crocodiles

 

Ne comptons que sur nous-mêmes

 


 

La voix tremblante et les larmes aux yeux, le président de la Cop 26, se disant « désolé », a versé quelques larmes après l'adoption d'un texte quasiment vide lors de la conférence mondiale sur le climat de Glasgow.

Ces sommets d'hypocrisie ont essentiellement comme fonction de tenter de donner le change à des opinions publiques de plus en plus conscientes de l'urgence qu'il y a à agir.

Mais attendre des dirigeants des grandes puissances qu'ils contraignent les capitalistes et protègent l'environnement serait comme confier la prévention des incendies à un congrès de pyromanes.

Argenteuil, drogue, délinquance, des policiers en plus, un effet d’annonce, quant aux résultats…

 

La prévention, le parent misérable de l’action publique

 

 

Je ne sais pas si l’annonce du recrutement de nouveaux policiers améliorera la « sécurité » sur Argenteuil, mais on est loin dans les faits de l’indissociable binôme «« Sécurité-Prévention » proclamé pourtant dans le dernier numéro d’octobre de Ma Ville, le mensuel municipal.  

Côté sécurité donc, le maire fait des gorges chaudes sur le recrutement, annoncé lors de sa visite au commissariat de la Ville dimanche par Darmanin ministre de l’Intérieur, de 20 policiers supplémentaires. Ces 20 s’ajouteraient aux 25 arrivés depuis septembre. Puisqu’ils l’annoncent, il faut les croire. Une fois arrivés, s’ils arrivent, combien de temps resteront-ils, c’est une autre histoire.

En revanche, dans cet "indissociable binôme", côté prévention, là où les besoins sont immenses, quelles annonces ?

La police à Argenteuil n’a déjà pas spécialement la réputation de prévenir, composée qu’elle est pour l’essentiel de jeunes policiers, connaissant peu la banlieue, et qui ont surtout l’envie de vite quitter la ville.

Pour la prévention donc, l’État a-t-il annoncé en parallèle le recrutement de véritables moyens supplémentaires de prévention que sont les agents des services publics, et en premier lieu, les agents  de l’Éducation nationale ? Non, rien.

L’État se glorifie de ses résultats en matière de répression du trafic de drogue. Mais quels sont ses résultats au niveau de la prévention de sa consommation, un problème majeur de nos quartiers populaires ?

         Ce fléau est un élément du pourrissement des rapports sociaux. Mais a-t-on vu un véritable travail de prévention sur la question avec les moyens supplémentaires idoines ? Plus de personnels dégagés pour cette fin, agents de santé mais pas seulement, pour effectuer une activité systématique de prévention dans et hors des collèges et des lycées ? Non, rien.

         Quant à la municipalité il y aurait un moyen simple de participer à la prévention, en aidant à l’éducation des enfants dès leur plus jeune âge. Pour cela, elle pourrait rétablir le principe d’une Atsem par classe dans les écoles maternelles dont elle a la charge. D’autant plus qu’elle se vante de bénéficier bientôt de pas mal d’argent via le nouveau dispositif « cité éducative ». DM

Éducation : retour à l’anormal

La myopie sociale de Blanquer

 


 

Blanquer, toujours prompt à l’autosatisfaction, s’est réjoui que les tests scolaires réalisés à la rentrée indiqueraient que les effets négatifs du confinement sur l’apprentissage des plus jeunes auraient été « gommés ».

En y regardant de plus près, on observe que les élèves des zones d’éducation prétendument prioritaire souffrent toujours d’importants retards. Au collège, entre un quart et un tiers ont de grandes difficultés de lecture et de calcul.

Mais cela, les premiers de cordée n’en ont rien à cirer.