mardi 16 novembre 2021

Argenteuil, une exposition sur « l’habitat » trop vite disparue et quelque peu hors de champ des attentes

 

Loin d’une réflexion pourtant essentielle

 

 


La municipalité a proposé durant une semaine dans l’agora de l’hôtel de ville une exposition intitulée : « Habiter Argenteuil aujourd’hui… demain ».

         Premier reproche, elle n’a duré que trois jours et demi avec le 11 novembre férié, ce qui est dommage pour les frais engagés et le travail fourni par les auteurs. Mais surtout, cette exposition n’a pas répondu à ce que l’on était en droit d’attendre.

         « Habiter Argenteuil… », on pouvait s’attendre à ce qu’elle resitue l’habitation des habitants dans l’espace de la commune, aux différentes échelles, du quartier au pâté de maisons ou l’escalier, en rapport avec les voies de communications, les services collectifs…

Si l’on reprend deux définitions, en géographie, « l'habitat peut être défini comme l'organisation des habitations sur un espace donné ». Autre définition recueillie : « En géographie, le terme « habitat » désigne plus précisément le mode d’organisation des établissements humains. Ceux-ci se différencient par leur localisation, leur dimension, leur nature ou encore par les activités qui s’y pratiquent… ».

         On était loin de tout cela, l’exposition se réduisant à évoquer plutôt le logement en tant qu’entité, et les moyens de l’améliorer. Utile, mais pas primordial.

         On attend donc une autre réflexion, autrement utile, celle de l’état des lieux de l’espace d’Argenteuil, de ses dynamiques, de ses problèmes et hiatus, du problème global qui la concerne. Cela été nettement plus judicieux de partir ainsi du global au particulier pour comprendre le peuplement de cet espace, ses difficultés et ses possibilités.

         Mais la municipalité a-t-elle envie que cette question primordiale soit vraiment exposée et discutée ? DM

Afrique du sud : De Klerk et l’apartheid sont morts, pas la ségrégation sociale

 

L’exploitation capitaliste toujours aussi présente

 

 

Dans une vidéo posthume, Frederik De Klerk a exprimé ses regrets pour les souffrances causées par le régime raciste d’apartheid, dont il fut le dernier président.

Mais ce régime, soutenu par les grandes puissances impérialistes occidentales au nom des multinationales de l’exploitation minière, n’est pas tombé parce que ses profiteurs auraient eu des scrupules. Il est tombé parce que la révolte de la classe ouvrière noire menaçait la bourgeoisie blanche d’une révolution où elle aurait tout perdu.

De Klerk fut de ceux qui jugèrent qu’il valait mieux faire une place au sommet aux notables noirs et aux dirigeants de l’ANC. Son calcul a payé, puisque la bourgeoisie a conservé les fortunes amassées sous l’apartheid et continue de prospérer sur le dos des travailleurs noirs.