mercredi 10 novembre 2021

De Gaulle, un modèle qui les fait tous baver d’envie

 

Degaullemania : tous au garde-à-vous !

 

 

Les candidats de la droite, Castex et aussi Hidalgo et Montebourg se sont donné rendez-vous à Colombey-les-Deux-Églises pour l’anniversaire de la mort de De Gaulle, tandis que Marine Le Pen prévoit de lui rendre hommage à Bayeux.

À quelques mois de l’élection présidentielle, ils veulent tous mettre leurs pas dans ceux de ce général réactionnaire, anticommuniste, promoteur de la Françafrique et qu’une partie de la gauche qualifiait en 1958 de dictateur.

Il faut croire qu’un tel modèle les fait baver d’envie.

Migrants : les barbelés ne sont pas qu’à l’Est

 

Tous, ils rendent dramatique le sort des migrants

 


 

Poussés par l’État biélorusse qui les empêche ensuite de revenir en arrière, des centaines de personnes, dont des enfants, originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient, se retrouvent bloqués par l’État polonais et laissés à l’abandon dans une bande de 3 km de large le long de la frontière entre les deux pays.

La politique des dirigeants biélorusses et polonais est criminelle. Mais s’ils peuvent sévir ainsi, c’est parce que celle des dirigeants des grandes puissances de l’Union européenne est la même, se bornant à rejeter les migrants d’où ils viennent.

mardi 9 novembre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 8 novembre 2021

 Les profits s’envolent, les prix aussi : il faut imposer l’augmentation des salaires

8 novembre 2021

La Bourse de Paris a fêté la semaine dernière l’envolée du CAC 40. Cet indice boursier, basé sur les 40 plus grandes entreprises françaises, a dépassé son précédent record historique, qui datait de l’an 2000. Et les commentateurs de s’extasier sur cette nouvelle preuve de la bonne santé de l’économie, tandis que le gouvernement explique que sa politique a permis une reprise sur les chapeaux de roues.

Le monde capitaliste a en effet de quoi se réjouir. Au grand casino de la Bourse, les milliards continuent à faire des petits. Les financiers salivent devant les profits record annoncés par les grandes entreprises, notamment celles du luxe, comme LVMH, mais aussi celles de l’énergie. Alors que chaque passage à la pompe assomme ceux qui doivent prendre la voiture, Total a engrangé 4,6 milliards au troisième trimestre 2021, multipliant ainsi ses bénéfices par 23, par rapport au même trimestre de 2020. Pour le géant du pétrole, c’est la flambée des profits !

Les travailleurs paient plein pot pour que les profits s’accumulent. Le patronat mène la lutte de classe férocement, et cela se traduit en bas salaires, précarité, chômage et conditions de travail aggravées. L’envolée des prix est un coup de massue supplémentaire. Après l’augmentation galopante des prix de l’énergie et des carburants, la valse des étiquettes au supermarché commence. Le prix du blé a bondi de 30 % et celui du pain commence à le refléter. Et les professionnels du secteur alimentaire veulent augmenter de 5 à 10 % les prix de denrées comme le sucre ou le lait.

Interrogé sur l’éventualité d’augmenter les bas salaires, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a osé dire que « quand on est payé au niveau du smic, on approche quasiment 1 500 euros net par mois ». Pour le gouvernement, la question est réglée : il en a fait suffisamment. Quel mépris ! Le smic est à 1 260 euros et le « quasiment » du ministre représente 240 euros de plus. C’est de l’argent de poche pour les capitalistes. Pour le monde du travail en revanche, ce serait une partie, et une partie seulement, de l’augmentation nécessaire.

Car même 1 500 euros ne permettent pas d’aller au bout du mois. Avec la flambée des prix du carburant, se rendre au travail devient un casse-tête insoluble pour une partie des travailleurs.

Pas une semaine ne passe sans qu’on entende patronat et gouvernement gémir à l’unisson sur le manque de main-d’œuvre. Derniers en date, les professionnels de la montagne déplorent le manque de saisonniers… tout en reconnaissant que les salaires et les conditions de travail ne sont pas « attractifs ». Un euphémisme, quand on sait qu’ils n’arrivent même pas à se loger !

À l’hôpital aussi, cette politique de bas salaires conduit à l’impasse, avec des lits fermés dans les services, des urgences forcées de restreindre leurs horaires d’accueil faute de soignants ! Même dans ces métiers, que beaucoup de travailleurs choisissent par vocation, comment supporter de ne pas pouvoir soigner correctement et, en prime, de ne pas pouvoir vivre dignement de son travail ?

Ni le patronat ni le gouvernement ne feront de cadeaux au monde du travail. Pour répartir la charge de travail entre tous et augmenter les salaires, pour répondre aux besoins de la population et mettre les moyens dans la santé, l’éducation, les transports, il faudra s’affronter à la classe capitaliste et au gouvernement à son service. Les augmentations conséquentes et nécessaires des salaires, des retraites et des allocations, les travailleurs devront les arracher. Il faudra aussi imposer leur indexation sur le coût réel de la vie, afin que leur augmentation ne soit pas réduite à néant par l’inflation. Ces objectifs ne peuvent être atteints qu’en engageant une lutte déterminée de l’ensemble du monde du travail.

Une organisation sociale incapable de payer correctement sa classe productive est condamnée. Les travailleurs doivent en avoir conscience. Non seulement pour défendre leurs intérêts matériels immédiats, mais pour que la société toute entière ait un avenir. L’euphorie actuelle de la Bourse démontre, s’il en était besoin, que les profits sont là. Mais elle est aussi un signal d’alarme : les centaines de milliards de liquidités disponibles grâce aux faibles taux des banques centrales et à la générosité des États envers les capitalistes, nourrissent la spéculation et préparent le prochain krach. Il est urgent que les travailleurs, qui font tourner toute la société, contestent la direction de l’économie à cette classe capitaliste irresponsable et nuisible.

                                                                                          Nathalie Arthaud

 

Les permanences des jours à venir :

-mercredi 10 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

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Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Santé et Covid à l’école : où sont les moyens supplémentaires ?

Contraintes supplémentaires, mais rien en plus côté moyens

 


 

Hier lundi 8 novembre, les masques sont redevenus obligatoires dans 39 départements de plus, ce qui porte le chiffre total à 61 départements, soit presque les deux tiers.

Mais comme le dénoncent directeurs d’école et enseignants, les embauches et les investissements indispensables pour faire face à une éventuelle nouvelle vague de l’épidémie n’ont pas été réalisés. Il est plus facile au gouvernement d’imposer des obligations à la population que de remédier à la pénurie d’agents de vie scolaire dans le secondaire ou de capteurs de CO2 et purificateurs d’air.

Les milliards du « plan de relance » sont réservés aux capitalistes, et tant pis si les adultes en charge des écoliers sont une fois de plus obligés de les encadrer et de les protéger avec