mardi 24 août 2021

Argenteuil, transports, la nécessité d’un tramway reliant le T8 et le T2

 

Un moyen qui rend le transport tellement plus facile

Terminus du T8, à Orgemont… à Épinay

J’ai dû aller au Mans hier. J’ai eu sous les yeux la ligne de tramway qui démarre de la place de la gare. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Argenteuil.

         C’est étonnant, mais on parle très peu d’un tramway à Argenteuil. Le maire précédent avait un dada, la Tangentielle sur la ligne de Ceinture qui est toujours au point mort, l’actuel a son « bus en site propre », mais de tramway nenni ! Il y a pourtant un tramway, le T8 aux portes d’Argenteuil, dans le quartier d’Orgemont à Épinay, et un autre, non loin des limites d’une autre commune, le T2 au Pont de Bezons.

         Et il ne serait pas possible de joindre les deux terminus ? Des contraintes techniques ? Elles sont surmontables lorsque la volonté est présente.

         Le tramway est un moyen de transport urbain, doux, rapide, fiable. Un tramway à Argenteuil rendrait la vie des habitants et de tous ceux qui transitent par la Ville beaucoup plus facile.

         À quand une réflexion sérieuse sur le tramway à Argenteuil, reliant le T8 et le T2 ? DM

 

Échelle mobile des salaires, une nécessité, un objectif

 

Indexer les salaires sur la hausse des prix


 

Les prix de l’énergie, essence, gaz, électricité et même charbon, sont à la hausse. En onze mois, le pétrole a augmenté de 55 % ! Les salaires et pensions de retraite, eux, restent au plancher. Et les familles laborieuses s’inquiètent de la façon dont elles pourront faire face à ces hausses. Il faut imposer que les salaires, pensions et allocations soient alignées sur la hausse des prix. Cette revendication ancienne du mouvement ouvrier, l’échelle mobile des salaires, est plus que jamais à l’ordre du jour.

lundi 23 août 2021

Afghanistan, Haïti, Algérie,…,… s’engager pour une planète du communisme des égaux

 

Lutter ici, lutter partout pour changer le monde partout

Je suis sur Facebook, mais je ne veux pas prendre le temps de le consulter pleinement. Il m’arrive toutefois de croiser tel ou tel post qui me fait immédiatement réagir. C’est ce qui m’est arrivé hier avec l’image suivante qui m’a fait bondir.

 


         Ce genre de message peut, de très loin, paraître cohérent. Mais c’est ce que l’on appelle un sophisme qui vise à dénigrer indirectement tous ceux qui s’opposent au passe sanitaire. Je suis vacciné, je dispose de ce dernier, mais je dénonce aux côtés de bien d’autres qui ont participé aux dernières manifestations la politique gouvernement depuis le début du Covid, et la dictature que font peser les actionnaires des grandes entreprises de l’industrie pharmaceutique sur la santé de l’humanité.

         Ridiculiser les participants de la contestation actuelle, c’est l’objectif du texte de l’image ci-dessous, à la manière des dames-patronnesses et de leur culpabilisation chrétienne : « Vous n’avez pas honte de vous plaindre, quand les Libanais, les Afghanes, les habitants de la Kabylie en flamme, et les Haïtiens sous les décombres connaissent le sort qui est le leur ? ».

         Mais il n’y a là aucun rapport avec ce que rejettent les détracteurs du passe sanitaire !

         Pourtant, pas la peine d’évoquer ces derniers lorsque l’on veut évoquer le monde qui nous sépare, nous habitants de la 4ème ou 5ème puissance du monde, de ces espaces à feu et à sang ! Nous et nos habitations plutôt confortables ! Nous qui ne vivons pas la peur au ventre ! Nous qui bénéficions des vacances, de la protection sociale… Une liste à l’infini. Et il faudrait nous taire ici parce que nous sommes mieux lotis ?

         Alors la misère du monde ne nous empêchera pas d’accepter ce qui est inacceptable, ICI.

         Mais, en revanche, elle devrait nous obliger, à comprendre et à combattre le chaos de la planète. Une situation où la responsabilité de l’État français est en outre évidente, directement ou indirectement, hier ou aujourd’hui, au Liban, en Algérie, à Haïti, en Afghanistan…

         La société doit prendre un autre cours. Le capitalisme doit être renversé. Demain, les pays que nous citons connaîtront un tout autre sort. Mais pour cela, loin du prêchi-prêcha, il faut combattre.

         Et quand nous luttons ici, contre la politique de santé du gouvernement aujourd’hui, ou sur tout autre plan, c’est à cette transformation planétaire de la société à laquelle nous pensons. Et quand nous disons : Liberté totale de circulation, c’est également cela que nous voulons exprimer. DM

 

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Nos prochains rendez-vous :

Le 11, lors du Forum des associations, nous nous retrouverons sur les stands. (Toujours pas d’information officielle)

Le samedi 18 septembre, rassemblement pour la défense de l’espace Jean Vilar et contre le projet Cap Héloïse

Le jeudi 23 septembre, à 20 heures, grande salle de l’espace Nelson Mandela, une réunion publique-débat de Lutte ouvrière : crise de la société et perspectives pour le « camp des travailleurs »

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Liban : une explosion meurtrière sur fond de crise. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Liban : une explosion meurtrière sur fond de crise

18 Août 2021

Un peu plus d’un an après celle du port de Beyrouth, une nouvelle explosion meurtrière s’est produite dans le Akkar, dans le nord pauvre du Liban.

En cause, la crise d’approvisionnement de carburant qui, parmi d’autres pénuries dramatiques, affecte durement la population.

Dans la nuit du 15 août, une citerne gardée par l’armée a explosé tandis que des habitants tentaient de s’approvisionner, provoquant la mort de 28 personnes et en blessant 80 autres. L’annonce quelques jours auparavant par le gouverneur de la banque centrale de l’arrêt des subventions sur le carburant a augmenté l’angoisse de ceux pour qui il est vital, pour remplir les réservoirs des voitures et surtout pour faire fonctionner les groupes électrogènes. Des stations-service ont en effet fermé dès l’annonce, certains propriétaires spéculant sur la montée des prix.

Les centrales électriques elles-mêmes fonctionnent de moins en moins régulièrement, faute de carburant, et dans les villes, souvent sans éclairage nocturne, les coupures sont fréquentes et peuvent durer jusqu’à 20 heures par jour. Faire face à la chaleur est devenu mission impossible, notamment pour conserver les aliments, et les plus âgés courent de grands risques faute de ventilation. Les hôpitaux eux-mêmes sont privés de courant et l’hôpital public de Beyrouth ne peut faire fonctionner que deux générateurs sur sept. Des soignants en sont réduits à ventiler des malades à la main. Le plus grand hôpital privé de la ville vient d’annoncer qu’il devrait cesser ses activités faute de courant.

Au manque de carburant et de courant électrique s’ajoute une pénurie générale des produits importés, en raison du décrochage de la livre libanaise qui a perdu, depuis 2019, 90 % de sa valeur face au dollar. Se procurer des médicaments courants, devenus inabordables, est de toute façon très difficile, à l’hôpital comme dans les pharmacies. Le prix des produits alimentaires de première nécessité a explosé, multiplié par cinq ou six en quelques mois. Nombre de jeunes pourvus de diplômes ne voient que l’émigration comme solution.

La crise, inflation galopante et chômage massif, s’est tant aggravée que, selon l’ONU, près de 80 % de la population du petit pays sont sous le seuil de pauvreté défini par l’organisme. La classe bourgeoise qui se partage le pouvoir entre grandes familles des trois principales confessions est de plus en plus vomie par la population, victime de la corruption qui sévit d’autant plus avec la crise. La crise politique secoue le régime depuis des mois et, récemment, Saad Hariri a renoncé à prendre la responsabilité de former un gouvernement, clause imposée par les bailleurs de fonds éventuels et les grandes puissances pour verser des aides.

Depuis l’explosion dans le Akkar, de nouvelles manifestations ont mis en cause le Premier ministre intérimaire et des députés de la région, rassemblant notamment des jeunes du Mouvement du 17 octobre. « Le peuple exige la levée des immunités », a-t-on entendu. En effet, commente une manifestante : « Si les contestataires s’en prennent au domicile des hommes politiques, c’est parce qu’ils savent que tous leurs biens ont été puisés dans l’argent du peuple, par le biais de la corruption et du clientélisme ».

Précipitées dans la misère par la crise économique, les classes populaires ont raison de se révolter. Mais elles auront à s’en prendre, au-delà des gouvernements, au système capitaliste que ceux-ci défendent.

Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2768)

Jean-Pierre Mercier, la crise sanitaire, CNews. Notre camarade pugnace , samedi soir, pour représenter Lutte ouvrière