samedi 14 août 2021

Crypto monnaie et PSG : le club a déjà encaissé… même si le championnat n’en est qu'à ses débuts…

 

Il est arrivé…é…é

Déjà merci Messi

L'arrivée du joueur de foot Lionel Messi au PSG affole les médias... et les spéculateurs. En effet, la valeur de la monnaie virtuelle créée par le club parisien a bondi de 150 %. Comme d'autres clubs riches, le PSG a sa propre cryptomonnaie, un jeton numérique qui lui rapporte 2,5 millions d'euros par an. Créé pour fidéliser les supporters, il donne à ceux qui les détiennent, quelques droits comme celui de voter pour la chanson diffusée après un but marqué.

Soumis à la loi de l'offre et de la demande, celui-ci vaut désormais près de 50 € pièce. De but, Messi n'en a pas encore marqué, mais déjà, les actionnaires du club et d'autres ont encaissé.

Bonnes lectures de l’été 2021 (47), Betty, de Tiffany Mc Daniel, chez Gallmeister, plus de 700 pages

Chaque jour jusque fin août, je vous propose une référence de mes bonnes lectures d’un an, depuis les grands vacances 2020, et celles que je découvrirai lors de mes lectures du présent été. Bonnes lectures donc, et à demain. DM

 

Que vive l’écriture pour sauver la vie

 


Le héros du roman, c’est Betty, la narratrice, l’enfant, puis l’adolescente, que l’écriture sauvera. Pas facile de grandir dans une famille « tuyau de poêle », avec un père indien cherokee de surcroît. Aux États-Unis, c’est ajouter une difficulté à une autre. La famille vit en marge de la société, une marginalité qui n’a pas que des mauvais côtés, mais qui en a, avec ses effroyables secrets de famille. « L’écriture ou la vie » pour reprendre le titre du livre de Jorge Semprun. Pour vivre dans un univers bien difficile malgré un père poète et aimant, il y a donc l’écriture qui permet d’expulser dans les mots ses douleurs. Et c’est d’autant plus vrai lorsque l’on est enfant et que l’on n’a pas encore bien des clés pour comprendre.

         Un livre douloureux dont la lecture interpelle. Mais un très bon roman.

 

vendredi 13 août 2021

Passe sanitaire, obligation vaccinale : la loi est passée, la colère reste. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine

 Passe sanitaire, obligation vaccinale : la loi passe, la colère reste

11 Août 2021

Samedi 7 août, les manifestations contre le passe sanitaire et l’obligation vaccinale ont regroupé 237 000 personnes dans plus de 150 villes d’après le ministère de l’Intérieur.

Le gouvernement a monté en épingle la présence de l’extrême droite, notamment autour d’une pancarte imbécile et clairement antisémite brandie par une ancienne membre du Front national à Metz. Après l’ouverture d’une enquête, celle-ci a été interpellée sur ordre du préfet de Moselle, à la demande du ministre de l’Intérieur. Le gouvernement voudrait discréditer le mouvement de protestation en assimilant l’ensemble des manifestants à l’extrême droite.

Dans de nombreux cortèges, celle-ci est en effet très visible, des royalistes aux identitaires au crâne rasé. À Paris, chaque semaine, Philippot défile en tête d’un des cortèges où se retrouvent Dupont-Aignan et tous ceux qui, dans cette mouvance, tentent d’exploiter le mécontentement.

Mais il y a aussi dans les cortèges des gilets jaunes, des restaurateurs, des pompiers, des soignants, tous ceux qui se sentent visés directement par le gouvernement et qui veulent exprimer, au-delà de leur rejet de l’obligation vaccinale, celui de sa politique. Macron mène une opération politicienne pour prouver sa capacité à imposer des mesures autoritaires aux travailleurs et préserver les intérêts du grand patronat. Le fait que le passe sanitaire soit exigé pour boire un verre à l’air libre, sur une terrasse de bistrot, mais pas dans les transports en commun pour aller travailler, en est une illustration.

Exprimer sa colère en manifestant contre cette loi sanitaire est plus que légitime, mais pour les travailleurs est-il possible d’en rester là ? Dans les manifestations, le slogan « liberté » est l’un des plus repris. Ce n’est certes pas le plus clair car de quelle liberté s’agit-il ? Celle des grands groupes pharmaceutiques comme Pfizer ou Moderna d’augmenter le prix de leurs vaccins ? Celle-là, il est indispensable de s’y opposer pour que la majorité de l’humanité, y compris dans les pays les plus pauvres, puisse avoir celle de se vacciner, de se soigner. Des contraintes, des obligations, des mesures autoritaires devront être imposées aux capitalistes, aux licencieurs, aux industries pharmaceutiques et aux multinationales qui jouent avec la santé et la vie des gens pour encaisser le maximum de profits.

Un autre slogan récurrent est « Macron dégage, Macron démission ». Il traduit le premier sentiment de colère qui se tourne naturellement contre le pouvoir exécutif. Mais alors que les Philippot et autres Dupont-Aignan peuvent tout à fait l’utiliser à leurs propres fins, les travailleurs doivent aller plus loin, car ils ont d’autres objectifs à mettre en avant. Derrière le serviteur Macron, il y a une classe sociale, la bourgeoisie et son système économique, le capitalisme : c’est à celui-ci qu’il faut s’attaquer, au-delà de celui qui n’en est que la façade interchangeable. Pour imposer leur droit de vivre, d’avoir un emploi et un salaire correct, les travailleurs devront se battre sur leur terrain, mettre en avant leurs propres revendications, s’attaquer aux intérêts du capital.

                                     Christian CHAVAUX (Lutte ouvrière n°2767

 

Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,2 euro) n°2767, et Lutte de classe (2,5 euros) n°217 :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Nos prochains rendez-vous :

Le 11, lors du Forum des associations, nous nous retrouverons sur les stands. (Toujours pas d’information officielle)

Le samedi 18 septembre, rassemblement pour la défense de l’espace Jean Vilar et contre le projet Cap Héloïse

Le jeudi 23 septembre, à 20 heures, grande salle de l’espace Nelson Mandela, une réunion publique-débat de Lutte ouvrière : crise de la société et perspectives pour le « camp des travailleurs »

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

AP-HP : quand des personnels se mobilisent. Une correspondance de notre hebdomadaire n°2767

AP-HP : rassemblement de protestation

11 Août 2021

Mardi matin 10 août, devant le siège de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, un rassemblement de protestation, à l’appel de la CGT et de FO, s’est tenu pendant une réunion du CHSCT sur la mise en place du passe sanitaire et de l’obligation vaccinale.

Alors que de nombreux travailleurs étaient assignés dans les services, une cinquantaine de manifestants se sont tout de même succédé au fil de la matinée.

À la sono, le ton était combatif contre le manque de moyens des hôpitaux et la façon dont le gouvernement se dédouane. Une laborantine racontait que, dans son service de 22 personnes, les cadres questionnaient, faisaient pression et avaient dressé un tableau des vaccinés et des non-vaccinés. Elle-même, faisant partie de la petite minorité qui refusait de s’y plier, avait eu le Covid lors de la première vague et gardait en mémoire le manque de prise en compte et de suivi de la part de sa hiérarchie. La plupart des discussions soulignaient le mépris social des dirigeants du pays.

                                                                 Correspondant LO