vendredi 26 mars 2021

Argenteuil, appel à la grève des agents communaux (3) : contre une gestion erratique du Covid 19

Une municipalité pas à la hauteur, les agents trinquent

 


Le mécontentement actuel parmi les agents territoriaux est aussi une conséquence importante de la façon dont la municipalité d’Argenteuil a traité l’épidémie, justement avec une large inconséquence. Depuis un an le bulletin Lutte ouvrière des agents territoriaux d’Argenteuil et de l’ex-agglomération en a donné de multiples exemples.

         Il aura fallu longtemps pour que les directives arrivent, tout comme les masques et la solution hydro-alcoolique en quantité suffisante. Lorsque les protocoles ont été définis par la direction générale, leur teneur a eu bien du mal à parvenir dans un certain nombre de services…

         La gestion des agents contaminés et des « cas contact » a été déplorable, les pressions dans certains services ayant perduré nombreuses pour que ces agents viennent tout de même travailler...

         Des agents en sont encore à réclamer de se retrouver en travail à distance, alors que leur travail le permet…

         Le protocole complet à appliquer, là où le risque de contamination était le plus important, dans les écoles maternelles, n’a jamais été suivi. Il est vrai que son application demandait incontestablement des embauches immédiates d’agents supplémentaires.

         La municipalité ne s’est pas décarcassée par ailleurs pour rétablir des conditions normales de restauration pour les agents de la mairie et dans des services où il était possible d’aménager des installations provisoires…

         Tous les agents territoriaux aimeraient connaître le pourcentage d’entre eux qui ont été positifs à un moment ou à un autre depuis le début de l’épidémie. Chacun imagine qu’il est très important.

         Cette situation et ce dédain à leur encontre laissent un goût amer à tous.

         Mais il est aussi la preuve que si on laissait aux agents eux-mêmes le soin d’organiser leur protection, ils feraient difficilement moins bien.

 

Argenteuil, Bezons, Val d’Oise, écoles, quand l’épidémie s’emballe

 

La marque d’une gestion irresponsable

 


À Argenteuil, Bezons, et partout dans le Val d’Oise, le nombre d’élèves contaminés n’a cessé de grandir ces dernières semaines, et particulièrement ces derniers jours, concernant des agents des Écoles, des enseignants, et bien sûr les élèves avec les risques de contamination de leurs familles. Cela a entraîné des fermetures de classes, de restaurations scolaires, voire d’écoles.

         Comme nous le disons dans la brève précédente, il aurait été possible qu’il en soit autrement. Le dilemme n’était pas maintien de l’École ou expansion de l’épidémie, mais maintien de l’École avec des moyens supplémentaires ou expansion de l’épidémie.

         Le gouvernement a débloqué d’énormes moyens supplémentaires pour sauver les profits des actionnaires. Et il n’y aurait pas eu les milliards pour opérer ces recrutements nécessaires, via les collectivités locales ?

         Bien sûr que si !

         Aujourd’hui, la question d’avancer les vacances de Pâques est posée. Mais cette mesure ultime serait le prix payé à l’impéritie gouvernementale. Et payée essentiellement par les milieux populaires pour qui l’École est essentielle. DM

150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871. Un exposé du Cercle Léon Trotsky.(2) Aux origines de la Commune, La révolution de 1848

Aux origines de la Commune

La révolution de 1848

 

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder le 150ème anniversaire de la Commune de Paris. Le texte de cet exposé intitulé « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposerons jour après jour en « feuilleton » le présent blog « lo argenteuil »

En juin 1848, vingt-trois ans seulement avant la Commune, la bourgeoisie et le prolétariat s’étaient déjà trouvés face à face dans deux camps ennemis, après avoir renversé ensemble la monarchie de Juillet.

Au mois de février 1848, tandis que le prolétariat dressait des barricades dans Paris et poussait le roi à abdiquer, les représentants de la bourgeoisie s’étaient précipités à l’Hôtel de Ville pour prendre le pouvoir et former un gouvernement provisoire. Les travailleurs communiaient alors dans la liesse avec ce nouveau gouvernement, qui comportait même deux socialistes, chargés officiellement de l’organisation du travail. Le gouvernement ouvrit alors des Ateliers nationaux pour donner du travail aux très nombreux chômeurs.

Mais la bourgeoisie ne pouvait pas accepter longtemps de rester sous la menace des travailleurs en armes. Et il n’était pas question qu’ils se mêlent du gouvernement ni de l’organisation de la société! Quatre mois plus tard, en juin 1848, ces mêmes républicains bourgeois, après avoir préparé leur coup, provoquèrent les ouvriers. En fermant les Ateliers nationaux, ils les poussèrent à l’insurrection et firent une saignée dans Paris, près de 4000 morts, puis encore 1500 fusillés et plus de 10000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

Les journées de Juin avaient démontré la nécessité pour le prolétariat de défendre ses intérêts de classe et de s’organiser indépendamment de la bourgeoisie. Le mouvement ouvrier conserva et transmit la leçon de ces événements à la nouvelle génération. De son côté, la bourgeoisie gardait une peur panique des «classes dangereuses», comme elle les appelait.

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(Demain, Aux origines de la Commune, Les transformations du second Empire)

 

 

Juin 1848

 

Le texte de cet exposé du Cercle Léon Trotsky « 150 ans après, l’actualité de la Commune de Paris de 1871 » vient de paraître en brochure. 2 euros. Nous pouvons vous la transmettre. DM

 

jeudi 25 mars 2021

Vaccins : une guerre meurtrière. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

 Vaccins : une guerre meurtrière

24 Mars 2021

En conflit avec le fabricant de vaccins AstraZeneca, l’Union européenne (UE) menace de bloquer ses exportations hors de l’Union s’il ne la livre pas en priorité. Cela vise directement le Royaume-Uni, mieux servi par le groupe anglo-suédois. En fait, faute de contraindre les groupes pharmaceutiques à produire vite les quantités de vaccins nécessaires pour tous, les États en sont à se chaparder la misère.

Dès le début de la crise sanitaire, cette course aux vaccins a commencé pour tenter non seulement d’obtenir les doses nécessaires pour vacciner la population, mais aussi pour favoriser les trusts nationaux des États contre ceux des concurrents. Les États-Unis avaient une longueur d’avance grâce à des groupes américains comme Pfizer et Moderna. Le Royaume-Uni a négocié très tôt avec AstraZeneca en payant des tarifs élevés pour avoir un accès prioritaire aux vaccins. Quant à la réaction collective de l’UE, elle a été pour le moins laborieuse. Un comité de pilotage a été créé, avec sept « négociateurs » provenant de sept pays différents (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Suède, Espagne, Pologne) qui se sont réparti les contrats « en fonction des intérêts ou de la curiosité de chacun des États » comme l’a déclaré le négociateur français. Évidemment, ce sont les trusts européens qui ont été favorisés. Mais parmi tous les contrats passés par l’UE, seul celui avec AstraZeneca a abouti pour l’instant à la commercialisation d’un vaccin.

L’UE a donc fini par passer aussi des contrats avec Pfizer et Moderna mais tardivement, au moment où ceux-ci sont sortis sur le marché, et pour des quantités au départ moins importantes. Ce n’est que maintenant que l’Allemagne évoque la possibilité de commander des doses du vaccin russe Sputnik V. Et les pays européens qui ont acheté celui-ci, ou encore des vaccins chinois, l’ont fait malgré la pression de l’UE.

Aujourd’hui, il y a presque quatre mois que les premiers vaccins sont sortis. Mais la pénurie ne se résorbe pas car les trusts pharmaceutiques sont plus que jamais en guerre les uns contre les autres et peuvent compter sur leur État pour les soutenir. La solidarité proclamée entre les États européens ne les empêche pas de négocier en ordre dispersé. La priorité donnée en théorie à la santé ne les empêche pas non plus de faire la fine bouche, pour des raisons politiques, devant les vaccins russe, chinois ou même cubain.

Les moyens de production sont là, mais nulle part il n’a été question de les réquisitionner pour produire coûte que coûte la quantité nécessaire de vaccins. Pourtant, comme l’a rappelé un médecin qui lance l’alarme sur la situation dans les hôpitaux : « 100 000 personnes vaccinées aujourd’hui plutôt que demain, ce sont 40 morts de moins. »

                                                   Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2747)

 

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-dimanche de 11 heures à midi, au marché Héloïse ;

-mercredi 31 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

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Malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM