mardi 29 décembre 2020

Réseaux « sociaux », Françafrique et barbouzes

 

Barbouze 2.0

 

2020 : rien de nouveau sous le soleil

Facebook a supprimé un réseau de dizaines de faux-comptes, groupes et pages créés par l’armée française et visant la Centrafrique, le Mali, le Niger et d’autres États africains. En se faisant passer pour des habitants de ces régions, leurs auteurs commentaient, de manière élogieuse, les interventions françaises en Afrique, et diffusaient à l’occasion diverses fake news et autres bobards.

En Afrique, l’armée française se couvrait  d’éloges, sachant très bien que l’opinion des peuples, elle, est à juste titre est bien différente.

lundi 28 décembre 2020

EDF, plan Hercule, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

 EDF : contre le plan Hercule, il faudra montrer les muscles

22 Décembre 2020

Jeudi 17 décembre avait lieu la troisième grève contre le projet Hercule, à l’appel des organisations syndicales, la plus importante étant la CGT.

Elle a été suivie, selon les chiffres de la direction, par environ un tiers du personnel, à peu près comme les grèves précédentes. Il faut savoir que, si à chaque fois les appels sont pour 24 heures, en fait la plupart des grévistes « posent le sac » pendant deux heures ou quatre heures. C’est surtout dans les secteurs nucléaire et hydraulique que la grève a été le plus suivie.

Ce projet, baptisé pompeusement du nom d’un demi-dieu grec, consiste à découper EDF en trois morceaux. D’abord le nucléaire (EDF bleu), ensuite l’hydraulique (azur), restent en principe dans le domaine public. Et en troisième lieu (vert) on trouverait la distribution d’électricité avec Enedis (38 000 salariés), à laquelle s’ajouteraient la branche commerce (aujourd’hui EDF), des fonctions centrales (informatique, etc.), des filiales comme Dalkia et par-dessus le marché le secteur du renouvelable, c’est-à-dire essentiellement les éoliennes et les panneaux solaires. Toute cette troisième partie serait cotée en bourse avec ouverture du capital.

Il est évident qu’avec ce charcutage le secteur privé va pénétrer largement dans une partie d’EDF. Actuellement EDF appartient à l’État pour près de 84 %. Mais RTE (Réseau de transport d’électricité) appartient pour 49,9 % à la Caisse des dépôts et le secteur privé est très présent dans le secteur de l’éolien et du solaire, qui est très largement subventionné par l’État et, sans qu’ils le veuillent, par les clients d’EDF.

Si le secteur privé pénètre ainsi EDF en fonction du plan Hercule, c’est bien sûr en comptant y faire des profits. Cela se fera aux dépends des travailleurs tout en étant préjudiciable aux clients, en particulier dans la distribution, la branche commerce, etc.

Et puis pourquoi avoir séparé le secteur de l’hydroélectricité du nucléaire, si tous les deux doivent rester publics ? Évidemment chacun songe qu’il risque un jour ou l’autre d’être privatisé.

Pour le moment, ce projet, que tout le monde connaît, n’est pas encore annoncé officiellement. C’est qu’il y a, parallèlement, une négociation à Bruxelles, entre représentants de la Commission européenne d’un côté et l’État et EDF de l’autre, qui serait sur le point d’aboutir.

Depuis quelques années déjà, EDF est obligée de vendre le quart de son électricité nucléaire à ses concurrents au nom de la libre concurrence ! On arrive à cette absurdité qu’EDF est obligée de vendre à bas prix une partie de sa production à ses adversaires qui peuvent ensuite revendre sur le marché ce qu’ils n’ont pas produit et faire du profit.

EDF, de mauvais gré, doit ainsi vendre son courant, et voudrait que ce soit le plus cher possible tandis que ses concurrents voudraient se le procurer au meilleur marché. On en est là et ces tractations retardent la présentation du plan Hercule.

Cette affaire-là ne dit rien de bon, ni pour les salariés ni pour les clients. Cela dit, les mauvais coups de la direction – et de l’État - avaient commencé bien avant le projet Hercule : aggravation des conditions de travail, diminution de personnel, limitation des salaires. EDF et le secteur privé avec Hercule, c’est mauvais, mais le secteur public, sans un rapport de force imposé par les travailleurs cela ne vaut guère mieux ! Les travailleurs et même les clients auront à se défendre de toutes façons.

                                                Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2734)

Israël-Palestine, Covid 19 : apartheid vaccinal

 Israël-Palestine : apartheid vaccinal

22 Décembre 2020

Samedi soir 19 décembre, le Premier ministre israélien Netanyahou a été vacciné contre le coronavirus, en direct sur toutes les chaînes de télévision du pays.

Le pays est en effet très touché par la pandémie. En septembre, le nombre de cas rapporté à la population frôlait le record mondial. L’injection du vaccin Pfizer devrait donc commencer le 27 décembre et les clusters que sont les villes arabes densément peuplées et les quartiers juifs ultra-orthodoxes pourraient en bénéficier, les hôpitaux commençant à être pourvus en supercongélateurs, nécessaires à la conservation des doses.

Souriant en compagnie de son ministre de la Santé, le très conservateur leader du Likoud a lancé la campagne de vaccination dans le pays, déclarant penser « aux enfants qui se soucient de leurs parents, et aux petits-enfants qui veulent faire un vrai câlin, pas un câlin sur Zoom, à leur grand-père et leur grand-mère ».

Mais il n’en ira pas de même pour les enfants et les petits-enfants palestiniens des territoires occupés, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ! Ce n’est que fin janvier, voire début février ou mars, selon la ministre palestinienne de la Santé, que la vaccination commencera en Cisjordanie, et plus probablement à la mi-mai, selon un organisme de l’ONU. La pauvreté qui règne dans la majorité des territoires occupés ainsi que les finances asséchées de l’Autorité palestinienne rendent très problématique l’acquisition des supercongélateurs nécessaires au vaccin Pfizer. Outre l’appel au fonds Covax de l’ONU destiné aux pays pauvres, la population palestinienne pourrait recevoir des doses fournies par l’Espagne, pourtant durement touchée par la pandémie, ainsi que des doses du candidat-vaccin russe Spoutnik V.

Les dirigeants israéliens, qui se veulent la tête de pont des grandes puissances au Proche-Orient, sont en première ligne pour coloniser les armes à la main de plus en plus de terres en Cisjordanie. La population en sera quant à elle une fois de plus réduite au confinement strict, tandis qu’à Gaza, soumise au même régime, mais avec une densité de population plus de dix fois supérieure à celle d’Israël, le virus continuera de circuler bien plus librement que les habitants.

                                           Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2734)

 


Épidémie Grand-Est, au CHRU de Nancy : l’hôpital toujours en tension

 

Un Hôpital à bout de souffle

 


Les services de réanimation sont toujours saturés avec les malades Covid et le rattrapage des interventions qui avaient été reportées au printemps lors de la première vague.

Et, avant même la fin du confinement, l’épidémie a repris sa progression, le Grand-Est connaissant à nouveau une situation préoccupante. Cela ne peut qu’inquiéter pour les semaines à venir.

Aucun répit : voilà ce qui attend les soignants dans un hôpital à bout de souffle.

Monopoly capitaliste : Azur Production (Lapeyre - groupe Saint-Gobain) : Fermeture d’usine programmée ?

 

Strike (grève)-plan contre « business plan » capitaliste

 


Azur Production emploie 177 personnes à Chambley en Meurthe et Moselle. Vendredi 18 décembre, les travailleurs de cette usine (ex Croisés et Profils), étaient en grève sur la base de Chambley contre la cession de Lapeyre par Saint-Gobain au fonds d’investissement Mutares.

Suite à une fuite, les syndicats dénoncent un « business plan » qui comprendrait la fermeture de quatre usines, dont Azur Production. Ainsi Saint-Gobain aurait sous-traité à Mutares un plan de fermetures d'usines et de magasins qui supprimerait près de 750 emplois sur 3 500.

Ce sont les profits qui commandent, les travailleurs n’ont jamais rien de bon à attendre des combines entre capitalistes.