Badigère qui exagère,
et la municipalité pas rancunière
Le
groupe Badigère est un très important bailleur dit social qui gère près de 150
000 logements à travers le pays.
Dans le quartier Orgemont-rue d’Épinay,
il voulait vendre 25 logements. Le conseil municipal a refusé cette cession.
Pour l’adjoint-au maire en charge du logement « la visite
avec la Préfecture a permis de constater un besoin de remise en état de ces
bâtiments. »
Voilà
comment un bailleur dit social voulait vendre des logements en mauvais était.
On imagine aisément que pour Badigère
ou tout autre bailleur du même genre, se débarrasser de logements en les
vendant, est le résultat de calculs ou la « rentabilité » occupe le
cœur.
Un terme de « rentabilité »
qui ne devrait pas avoir lieu d’être dans ce genre de choses, mais justement
qui y est, sans vergogne.
Mais justement face à un tel bailleur,
on se demande pourquoi le conseil municipal avec une belle unanimité a voté une
garantie communale pour un emprunt demandé par le même Badigère. Certes il y a
un droit de réservation de 20% pour le service logement de la Ville.
Ce droit de réservation est un soi la
moindre des choses, puisque la commune assure un certain nombre de services
publics pour les locataires de ces logements, le « service » de l’École
en particulier.
À la tête d’un parc de 150 000
logements, ce genre de groupes génèrent des finances très importantes.
On ne voit vraiment pas pourquoi c’est
à la commune de garantir ces emprunts, opérant de cette façon un cadeau de fait
pour ce bailleur qui vient de donner la preuve en plus de son caractère peu
social à Orgemont-Épinay.