mercredi 2 décembre 2020

Article 24 : un recul mais pas un changement de trajectoire

 

Une suppression toute diplomatique, grâce aussi à la mobilisation

 

Dans la manifestation du 28 novembre

La participation massive aux manifestations du week-end contre la loi de « Sécurité globale », le scandale du tabassage d'un producteur de musique noir par quatre policiers racistes ont obligé Macron à se mouiller. Tout en renvoyant la responsabilité de cette crise politique à ses sous-fifres, il a demandé une réécriture - c'est-à-dire une suppression toute diplomatique - de l'article 24 sur la diffusion d'images de policiers ou gendarmes.

     Macron et le gouvernement ont reculé sur un article de cette loi mais c'est toute la loi qui vise à renforcer les moyens de surveillance sur la population ou les prérogatives de la police. La loi dite sur le séparatisme, en discussion à partir du 9 décembre, a exactement le même objectif : draguer l'électorat le plus à droite et renforcer encore plus l'arsenal législatif qui permet de mettre la population au pas. Mais la matraque, légale ou pas, n'arrêtera pas la colère et les manifestations qui l'expriment !

 

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Télétravail, entreprise ou domicile, c’est toujours l’exploitation

 

Là-bas ou ici : il faut se déconnecter du patronat

 


Alors que des millions de salariés sont en télétravail, des syndicats ont signé avec le patronat un nouvel accord national censé le réglementer. En fait de règlement, l'accord rappelle la loi et fait une série de recommandations, mais rien dans cet accord n'empêchera les patrons de continuer à utiliser le télétravail comme cela les arrange.

         Le patronat ne veut aucune contrainte, sauf quand les travailleurs le forcent à en accepter. Cela, aucune séance de négociation n'y changera rien.

Argenteuil, rassemblement, vendredi 4 décembre 18 heures avant d’effectuer une « retraite aux flambeaux » des travailleurs

 

L’Union Départementale CGT du Val d’Oise appelle à une « retraite aux flambeaux » vendredi 4 décembre prochain, à Argenteuil. Lieu symbolique du rassemblement : l’hôpital d’Argenteuil Victor Dupouy. 18 heures. Lutte ouvrière se joint à cet appel.

 

Discuter des problèmes et des tâches de l’heure

 


L’intérêt d’un rassemblement ou d’une manifestation est multiple. Certes, le nombre et la détermination sont des indices qui s’adressent directement à nos adversaires du Capital qui les mesurent. Mais ils ont bien d’autres intérêts. Celui de permettre de nous rencontrer et de nous exprimer, par nos banderoles, pancartes et slogans, mais surtout par les multiples discussions informelles dont ils peuvent être l’occasion.

         La « retraite aux flambeaux » de ce vendredi nous permet de nous revoir localement, ensemble, quelle que soit notre entreprise, notre secteur, pour une première fois depuis juin.

         Oui, nous avons beaucoup de choses à nous dire.

         Évoquant les travailleurs, nous écrivions dans l’avant-dernier éditorial de nos bulletins Lutte ouvrière d’entreprise : « Ce sont eux qui font les frais de la crise sanitaire en sacrifiant leur liberté et leur santé. Ce sont encore eux qui subissent les conséquences de la crise économique, avec des conditions de travail qui sont sacrifiées, quand ce n’est pas, comme chez Bridgestone ou Danone, leur salaire et leur emploi !

         Mais cela n’a rien d’une fatalité, pas plus que cette société de classes où le bonheur des uns ne peut se faire que sur le malheur des autres. La bourgeoisie dirige et tire les marrons du feu… jusqu’au jour où la coupe sera pleine et que la classe ouvrière n’acceptera plus de subir ! »

         Il s’agit bien de préparer ce jour, pour commencer en reprenant le chemin de la discussion et de l’échange. DM