Intermittents
de l’événementiel : la galère
25 Novembre 2020
Parmi bien d’autres travailleurs
qui ne travaillent pas en CDI ou en CDD, il y a ceux qui travaillent en extras
de la restauration, en contrats courts CDDU (contrat à durée déterminée
d’usage).
Ils sont cuisiniers, serveurs,
maîtres d’hôtel… À longueur d’année, ils cumulent des vacations ou des
missions, lors de salons, de réceptions professionnelles ou privées, pour
l’État, pour des ministères, ou pour tout autre événement du même genre. Ils
sont 20 000 à travers le pays.
Avec l’épidémie, ces travailleurs
sont en galère. Ce type d’événement a connu un coup d’arrêt brutal depuis mars
jusqu’à aujourd’hui, avec une reprise limitée des activités, de la fin août à
septembre. Ils sont au chômage, sans pouvoir prétendre ni au chômage partiel ni
au RSA. Jusqu’en 2014, leur régime était aligné sur celui des intermittents du
spectacle, mais le gouvernement PS à l’époque le leur a supprimé.
Subissant le régime général des
travailleurs au chômage, leurs droits ont ainsi beaucoup régressé. D’autant
plus qu’avec l’annulation totale des événements ils ne peuvent pas recharger
leurs droits pour pouvoir toucher ce chômage. Leur situation est dramatique
aujourd’hui. Sans revenu, certains d’entre eux sont contraints d’aller
solliciter les aides alimentaires.
Une association du secteur,
l’OPRE (Organisation du personnel de la restauration dans l’événementiel), a
organisé des actions pour que l’État décide une année blanche pour la recharge
des droits au chômage, et revienne sur le régime antérieur d’indemnisation.
Elle a ainsi mené un certain nombre d’actions à travers le pays, dont, en
urgence à la mi-octobre, le blocage du périphérique de Paris.
Catégorie après catégorie, ce
sont tous les travailleurs qui risquent d’être emportés par la crise. Tous
doivent avoir droit à un revenu.
M. R. (Lutte ouvrière n°2730)
Face à la montée de la misère et du chômage
L’Union
Départementale CGT du Val d’Oise appelle à une « retraite aux
flambeaux » vendredi 4 décembre prochain. A Argenteuil. Lieu symbolique de
rassemblement : l’hôpital d’Argenteuil Victor Dupouy. 18 heures.
Une occasion de discuter de ce qu'il va nous falloir préparer. DM