La société va très mal, il faut la changer radicalement
Dans la nuit de mardi à mercredi,
plusieurs classes de l’école maternelle La Croix-Duny ont été l’objet d’un départ
de feu important qui sans l’intervention rapide des pompiers aurait pu se
propager à l’ensemble de l’école, et la détruire.
Comme
bien des habitants du Val Sud, nous sommes tristes. Et notre pensée va d’abord
aux enfants, les premières victimes. Et puis, nous pensons très fort aux
enseignants, aux atsems, aux parents, de cette école que nous connaissons bien.
Ce
sont des tirs ciblés de mortiers de feu d’artifice mais dévoyés qui auraient
mis le feu. Et l’on se demande bien pourquoi ils ne sont pas interdits comme
toutes autres munitions.
Mais
comment cela se peut-il que des personnes, jeunes on peut le penser, en
viennent à cibler une école, peut-être l’école où ils ont été naguère
scolarisés.
Oui,
comment cela se peut-il ?
La
nature même de la société en crise ne peut pas réellement inverser la
dégradation des moyens alloués à l’École, une École qui exigerait dix fois
plus de moyens pour donner à tous des perspectives, de la culture, du
raisonnement, et de l’humanité
Ce
que le capitalisme en crise ne peut pas donner, sa liquidation pourra le faire.
DM
Pour la galerie sans artifice
À l’occasion des incidents qui
ont opposé ces jours derniers des jeunes à la police dans le quartier du
Val-Nord, avant l’incendie du Val-Sud, la députée d’Argenteuil-Bezons,
habituellement tellement, tellement discrète, avait fait parler d’elle.
Répondant aux plaintes de la police se plaignant du laxisme de la justice, elle
propose que les porteurs de ces mortiers d’artifice dévoyés de leur utilisation
habituelle appréhendés lors d’attroupements risquent une peine de 3 ans de
prison et d’une amende de 45 000 euros d’amende.
Ces
incidents sont certes un drame pour les habitants d’un quartier qui n’ont
vraiment pas besoin de cela. (Un signe
d’amitié à nos amis É. et N. dont la voiture est partie en fumée). Ce
quartier de 20 000 habitants dont les commerces sont réduits à la portion
congrue, tout comme les services publics utiles à la population, sans parler de
la situation très difficile dans les écoles primaires, les collèges et le lycée
du quartier.
Sur
ces différents plans, cette dame qui comme ses amis est incapable de contrôler
la vente et la circulation de ces mortiers, est toujours restée silencieuse et
complètement inactive. Rien à propos du commerce, silence sur l’effondrement
des services publics, motus et bouche cousue sur la situation de l’École qui est pourtant au cœur du drame
de l’assassinat de Samuel Paty. Rien sur la gestion de la crise sanitaire au
point où il faut que ce soit les enseignants qui se battent pour imposer des conditions
sanitaires idoines pour non seulement se protéger eux-mêmes mais aussi leurs
élèves et leurs familles.
Non,
rien de ce côté-là, à part des effets de manche qui sont peut-être dans l’air
du temps et de la politique de son camp, qui ne régleront aucun problème, mais
qui lui auront seulement permis de faire parler d’elle quelques secondes. DM