lundi 19 octobre 2020

Assassinat politique de Conflans-Sainte-Honorine

Seul

 


Dans les jours qui viennent mes camarades de Lutte ouvrière reviendront sur le cadre général dans lequel intervient cet assassinat d’un enseignant d’histoire-géographie de collège, qui est un véritable assassinat politique, et qui marque à n’en pas douter une étape.

         Je compte sur mes camarades pour éclairer tous ceux qui veulent comprendre. Mesurer le recul de l’organisation du monde du travail qui habite largement les quartiers populaires. Mesurer le recul du mouvement ouvrier qui a laissé la place dans certains quartiers et dans une fraction minoritaire de la jeunesse à l’activité de courants politiques qui n’offrent, sous prétexte de religion, que des perspectives de dictature ou d’utilisation par quiconque en aurait besoin de bras prêts à tout pour maintenir l’ordre existant capitaliste qui mène l’humanité dans le mur. Mesurer le désastre d’une École à la dérive, incapable d’offrir un contrepoids à ces tendances délétères qui entraînent une fraction, certes minoritaire, mais désorientée et perdue de la jeunesse.

         Mais, pour ma part, telle que je connais l’Éducation nationale dans laquelle j’ai enseigné durant 37 ans et dont je reste un militant syndical, je mesure le chemin qu’elle a pris ces dernières décennies, je ne suis malheureusement pas étonné que nous en soyons arrivés-là.

         Aussi, deux questions en particulier qui tenaillent aujourd’hui la pensée de nombreux enseignants, et dont la réponse est cruciale. Comment la hiérarchie de l’Éducation nationale a-t-elle géré une affaire qui durait depuis dix jours et qui a conduit à cette issue tragique ? Trop de fois durant ces derniers temps, nous l’avons vue ne pas avoir l’attitude ferme qui convenait face à des parents hostiles, et hostiles à des enseignants sur des plans très divers et différents de ceux qui sont au cœur de cette affaire ? Combien de fois cette hiérarchie n’a pas eu la fermeté nécessaire, sous prétexte de ne pas faire de vagues, laissant des enseignants à demi seuls, ou complètement seuls face à des problèmes qui concernaient pourtant l’institution toute entière ?

        Dans le drame de Conflans, l’institution s’en défend, mais y compris les termes de son dernier communiqué laissent largement planer le doute sur sa fermeté dès le début de l'affaire.

         Au vu de la quantité de « partages » sur les réseaux sociaux des messages infâmes au cœur de l’affaire, comment la police en liaison avec la hiérarchie de l’Éducation nationale a-t-elle pu ne pas apprécier qu’il y avait péril en la demeure pour cet infortuné professeur !

         Ces deux questions ne sont pas des questions relatives seulement à ce drame effroyable. Elles posent ce qu’est aujourd’hui cette Éducation nationale et la société qu’elle est censée servir. DM

 

Un rassemblement a lieu aujourd’hui midi sur le parvis de la Préfecture de Cergy. Nous y serons. DM

 

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Crise hospitalière : vieille recette et efficacité nulle

 

Une mesure de « sauve-qui-peut »

 


Face à la montée des hospitalisations pour Covid-19, Castex vient d'annoncer une prime de 110 à 200 euros bruts par jour pour tout soignant qui renoncerait à ses congés de la Toussaint.

         Quel mépris ! Après leur avoir refusé une augmentation de 300 euros mensuels pour tous les hospitaliers, il les invite à tirer un trait sur des jours de repos dont ils ont tant besoin.

         Cette mesure traduit la pénurie de personnel dans les hôpitaux. Depuis la première vague de l'épidémie, en mars, le gouvernement n'a rien fait pour préparer la deuxième vague, pourtant prévue et annoncée.

         Boucher les trous du planning en rognant sur les congés : c'est une rustine utilisée depuis longtemps, qui ne règle en rien la crise hospitalière. Au contraire, cela risque d'accroître le courant des infirmières et autres hospitaliers, qui actuellement sont nombreux à quitter les hôpitaux pour fuir les conditions de travail infernales qu'on leur impose.