lundi 19 octobre 2020

Guerre au Mali : guerre de propagande aussi

Bravo pour cette ex-otage qui ne met pas le doigt à la couture du pantalon !

 


A peine libérée de quatre ans de détention au Mali le 9 octobre, Sophie Pétronin avait déclaré avoir été retenue par des « groupes d'opposition armée au régime » malien, avec lequel ils sont en guerre - guerre où est impliquée l'armée française depuis sept ans.

         Qu'elle n'ait pas entonné la propagande habituelle de l'État français sur la « guerre contre le terrorisme » a fortement déplu au chef d'état-major de l'armée française, qui s'en est plaint devant le Sénat et l'Assemblée nationale. Froissé que les adversaires des militaires que la France envoie au Mali soient mis par l'ex-otage sur le même plan que son armée, le général Lecointre a défendu « l'éthique exigeante » de l'armée française.

         Faut-il rappeler à ce galonné de haut rang les massacres coloniaux perpétrés par son armée française, aux 19e et 20e siècles ?

         Il est plus habitué à ce qu'on lui obéisse, plutôt qu'on réfléchisse...

 

Sans-papiers : des papiers pour tous !

 

Solidarité avec nos frères de classe !

 

Lors d'une manifestation précédente

Prévue à l'issue d'une marche partie de Marseille le mois dernier, la manifestation parisienne des sans-papiers, ce 17 octobre, à laquelle Lutte ouvrière s'est associée, a été interdite sur une partie du parcours par le ministère de l'Intérieur.

         Cette mesure arbitraire n'a pas empêché de faire entendre les revendications et les exigences des sans-papiers : régularisation de ces travailleurs privés de droits élémentaires, fermeture des centres de rétention et arrêt des expulsions.

Agents territoriaux, face aux attaques, pas question de baisser les bras

 

La mobilisation se poursuit à Belfort

 

Chez les territoriaux de Belfort, après deux semaines de mobilisation, marquées par un rassemblement important de 1000 travailleurs, la colère ne retombe pas.

         Des débrayages dans différents services ont eu lieu tout au long de la dernière semaine. La suppression de jours de congés, les suppressions de primes et les économies aux dépens des œuvres sociales ne passent toujours pas.

         Et ce n’est pas l’attitude méprisante du maire (LR), qui se répand en mensonges sur les prétendus « avantages » dont jouissent ces travailleurs, ou les pressions à l’égard des plus mobilisés, qui vont calmer les choses.

         Alors que le maire affirmait dans la presse locale que « la grève ne sert à rien », les territoriaux lui ont répondu en se réunissant à plusieurs dizaines tous les jours devant l’hôtel de ville. Ils ont été 500 à manifester le 8 octobre, alors que le comité technique, qui devait entériner la suppression de jours de congés et de primes, se réunissait.

         Particulièrement mobilisé, le personnel des crèches a donné un caractère dynamique à ce mouvement en se réunissant durant une heure tous les jours et en chantant dans le hall de la mairie, à la porte du bureau du maire. Le personnel des bibliothèques est allé à la rencontre des usagers pour expliquer les raisons de sa colère.

         À travers ce mouvement, ne serait-ce que par le fait qu’il dure et concerne l’ensemble des territoriaux, ceux-ci relèvent la tête et se montrent déterminés à ne pas subir les attaques sans réagir.