jeudi 15 octobre 2020

Argenteuil, Ile de France, Couvre-feu de 21 heures à 6 heures, mais toujours rien pour les hôpitaux. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM

Covid : la deuxième vague est là mais pas les moyens

14 Octobre 2020

Le Premier ministre Castex, qui a présenté lundi 12 octobre son analyse de l’évolution de l’épidémie, affirme que la deuxième vague est bien là et qu’elle est forte. Selon lui, si on en est arrivé là c’est essentiellement parce que la population s’est relâchée durant l’été car elle a cru que c’était fini.

Parmi cette population, les plus jeunes seraient les premiers fautifs, le gouvernement dénonçant les rassemblements dans les bars et les fêtes privées et désignant cette jeunesse insouciante et irresponsable.

Alors, depuis maintenant des semaines, Castex et Véran distillent au compte-gouttes des listes de villes et de régions où le virus circule plus vite. Ces zones rouges, qui ont englobé d’abord Aix-en-Provence et Marseille, concernent maintenant la quasi-totalité des grandes villes du pays, notamment Paris et la petite couronne. Mais dans chacune de ces zones à risques, les mesures prises par le gouvernement apparaissent comme bien dérisoires, et se résument presque à la fermeture des bars pendant quinze jours et à un traçage dans les restaurants avec des cahiers où l’on doit noter nom et téléphone des clients. Pendant ce temps, on continue à s’entasser dans les transports en commun, à envoyer les enfants dans des écoles où le protocole sanitaire a été quasiment supprimé. Et la dernière proposition de Castex est une nouvelle application Stopcovid pour le 22 octobre, la première version étant notoirement un échec car elle a été très peu téléchargée.

Mardi 12 octobre, le Conseil de défense a été convoqué en urgence et mercredi 13, Macron devait annoncer de nouvelles mesures à la télévision. Mais on ne peut en attendre aucune mesure qui permettrait d’affronter la seconde vague dans les meilleures conditions. Une preuve s’il en fallait encore une est le nombre de lits qui continuent de manquer dans les hôpitaux. Ce n’est pas la promesse de 50 millions d’euros pour en ouvrir 4 000 qui convaincra les médecins, infirmiers et autres personnels de santé car c’était déjà une promesse faite au Ségur de la santé en juillet… et jamais tenue.

                                                              Jean POLLUS (Lutte ouvrière n°2724)

 


La semaine passée, dans Le Parisien

Hutchinson - Châlette-sur-Loing (Loiret) : une grève victorieuse

Voilà une brève qui fera bien plaisir aux travailleurs de Hutchinson-Sartrouville, et qui ne pourra qu’aider à remonter le moral des travailleurs de PPG-Bezons menacés par la fermeture de leur entreprise, les uns et les autres anciens du Joint-Français de Bezons

 

Fiers d’avoir fait reculer la direction

Echo d'entreprise

14/10/2020

 

Grève à l'atelier Flexibles, 8 octobre 2020

Face à la détermination des grévistes de l’atelier des Flexibles, la direction, malgré sa fermeté affichée, a dû remballer son projet. En effet, pendant 5 jours, les grévistes sont restés déterminés. Ils ont confectionné tract et pancartes et convoqué la presse. Ils se sont rendus dans les différents ateliers et ont tenu à s’adresser chaque jour à leurs camarades intérimaires qui se sont sentis solidaires du combat engagé.

         Les grévistes ont eu raison. Cette lutte a non seulement fait reculer la direction mais elle a, en plus, été un sursaut de dignité. Les travailleurs ont relevé la tête et montré qu'ils n'étaient pas prêts à se laisser jeter comme des kleenex.

Monoprix le Havre : un jour de grève contre la dégradation des conditions de travail et la baisse des salaires

Une brève qui ne peut que faire plaisir à toutes les travailleuses et travailleurs de chez Monoprix, à Argenteuil comme ailleurs, dont les conditions de travail et de salaires sont de plus en plus difficiles, à l’image de ce qui se passe au Monoprix du Havre

 

« On fait quoi pour vous aujourd’hui ? » - On fait grève !

 

Vendredi 9 octobre, la quasi-totalité de la centaine de salariés du Monoprix du Havre ont débrayé, abandonnant caisses et rayons pour manifester devant le centre commercial René Coty. Ils ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail, qui s’est encore aggravée depuis 5 ans avec la reprise de Monoprix par le groupe Casino.

         En majorité les caissières et employées de rayon sont des femmes, avec des contrats de 24h par semaine, pour à peine 750 euros par mois. Même les quelques rares primes qu’elles touchaient ont été supprimées cette année. Jusque récemment, leurs salaires trop petits les obligeaient à multiplier les heures supplémentaires ; mais depuis la crise sanitaire, il n’y en a quasiment plus.

         Leurs revenus ont baissé et, en même temps, Monoprix aggrave l’exploitation en augmentant par tous les moyens la productivité du travail. La direction a gelé les embauches, ne remplace plus les arrêts ni les salariés en vacances, et tout le magasin fonctionne avec moins de personnel. L’installation des caisses automatiques a permis de supprimer de nombreux postes de caissières. Résultat : les salariées sont épuisées et les caissières font face à l’agressivité de certains clients, excédés par l’attente liée au sous-effectif. 

         Il faut aussi être de plus en plus « polyvalent », mot bien trop joli pour dire qu’il faut tout faire à la fois, le boulot des postes supprimés ou des salariés absents en plus du sien. Au point que même des cadres ont débrayé, se plaignant de devoir passer « 80 % de leur temps dans les rayons à remplacer des salariés ».

         Enfin, le magasin économise sur les frais de ménage et de sécurité, là encore en supprimant des postes et au mépris des risques liés au contexte sanitaire.

         Alors après ceux des Monoprix de Nice et d’autres villes, ce sont donc les employées du Havre qui ont relevé la tête, et poussé un coup de colère salutaire.

EDF au Mexique : en justice pour ses projets sur les terres indigènes

 

Qui sème le vent…

 

Parc éolien Tehuantepec

La communauté autochtone d'Unión Hidalgo, au Mexique, assigne EDF devant le tribunal judiciaire de Paris pour ne pas avoir été consultée correctement sur l'utilisation de ses terres.

         EDF, via sa filiale mexicaine Eólica de Oaxaca, veut installer des éoliennes sur 4 400 hectares dans l'isthme de Tehuantepec. 17 parcs éoliens existent déjà, appartenant à des multinationales basées en Espagne, au Danemark et en France, avec plus de 2 000 aérogénérateurs.

         EDF a trouvé quelques propriétaires et des autorités corrompues pour favoriser ses projets. Mais elle se heurte à des habitants qui, à juste titre, ne sont pas prêts à se laisser faire !