jeudi 15 octobre 2020

Argenteuil-Orgemont-Joliot-Curie, nouvelles, une bonne, et des mauvaises

 

Mais si personne n’avait ni informé ni mobilisé ?

 


Le maire s’est glorifié de la fin de l’affaire « Lidl ». Une affaire dont il était à l’origine…

      Il s’agissait de l’installation d’un magasin Lidl, ce qui n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est qu’il s’installait sur un espace à l’angle du parc de la butte d’Orgemont, dont la vocation évidente serait d’être intégré à ce parc.

         Mais non, l’affaire s’est faite comme d’habitude en catimini, le permis de construire a été délivré, et il a finalement fallu revenir en arrière.

         Entretemps, mis au courant, les habitants ont été informés, une association de Défense de la butte s’est constituée, et la protestation s’est développée.

         Donc, cette conclusion est une satisfaction pour tous.

         Mais ce n’est pas la première fois que l’édile d’Argenteuil est obligé de reculer après une décision étonnante et contestée, et ce n’est sans doute pas la dernière fois. DM

 

Petit courrier de Joliot-Curie

 

« Bonjour Dominique. Je viens de lire ce que tu m'as envoyé et je suis complètement d'accord avec toi, la misère est là pendant que les plus riches ont profité de la pandémie pour s'enrichir et les actionnaires également... Je suis en furie après AB-HABITAT parce son agence de la cité refuse de faire intervenir un plombier alors que j'ai une fuite dans ma baignoire. Apparemment, il faut être dans les lieux depuis 30 ans pour être dépanné ! De la même façon, notre bailleur a refusé d'installer une douche chez mon fils M. alors qu'il a fait un AVC… Je suis vraiment outrée par ces façons de faire… »

 

Les personnes handicapées ne doivent pas être abandonnées

 


Dans la cité Joliot-Curie, il y a certes des difficultés pour se garer, mais ce n’est pas une raison pour occuper des places réservées pour des personnes victimes de handicap, âgées de surcroît. C’est pourtant ce qui se passe rue Yves Farge concernant les deux places réservées pour le handicap et qui sont continuellement occupées par des voitures qui ne peuvent prétendre à ces places.

         Les personnes qui, elles, sont en droit de les occuper sont ulcérées, d’autant plus que lorsqu’elles appellent la police, il leur est répondu qu’elle ne peut rien faire.

         La tâche de faire respecter le handicap de ces habitants est non seulement à la portée de leurs moyens, mais elle est même une évidence sociale. DM

mercredi 14 octobre 2020

“Séparatisme” : contre la démagogie de Macron, une seule classe ouvrière. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM

 

“Séparatisme” : contre la démagogie de Macron, une seule classe ouvrière.

07 Octobre 2020

Le discours de Macron du 2 octobre aux Mureaux est une étape de la campagne ouverte depuis des mois par le gouvernement qui, sous prétexte de combattre l’islamisme radical, stigmatise les musulmans. L’opération est loin d’être terminée, puisqu’une loi devrait être présentée en Conseil des ministres le 9 décembre.

 


Macron a certes proclamé son refus de stigmatiser tous les musulmans, annonçant que son projet visait à « renforcer la laïcité » et « à consolider les principes républicains. » Mais, très vite, son discours s’est passé de nuances et c’est l’islam qui était visé. La mesure présentée comme la plus importante concerne la scolarisation, qui deviendrait obligatoire dès l’âge de 3 ans. Elle serait destinée, d’après Macron, à empêcher la mise en place d’écoles islamistes illégales. En réalité, sur une estimation de 50 000 enfants qui recevraient un enseignement hors des écoles, la majorité sont des enfants malades.

Pour aller chasser sur le terrain électoral de la droite et de l’extrême droite, Macron utilise la même démagogie mensongère, reprenant même son vocabulaire, qui lui a inspiré le terme de séparatisme. Impuissant face à la montée du chômage et de la misère, Macron se moque des difficultés dans lesquelles se débattent les travailleurs et les familles, lui dont la politique est toute au service des riches. En revanche, alors que le chômage et la misère explosent, ce serviteur de la bourgeoisie est dans son rôle quand il appuie sur les ressorts permettant de diviser les travailleurs, en insinuant que la fraction présentée comme musulmane de la classe ouvrière serait travaillée par des aspirations au « séparatisme » pour des motifs religieux.

Bien sûr, dans les quartiers de certaines villes, des militants de l’islam politique agissent pour imposer leur emprise morale, parfois matérielle, sur les habitants, en particulier ceux de culture musulmane. Tout autant que Macron, ils visent à diviser les travailleurs. Mais, pour contrecarrer leur influence, la seule perspective est que l’ensemble de la classe ouvrière, toutes origines confondues et quelles que soient la nationalité ou la religion, retrouve la perspective des luttes sociales contre Macron, et plus généralement contre le système capitaliste.

                                                    Boris SAVIN (Lutte ouvrière n°2723)

 

Inde : grève du thé

 

400 000 cueilleurs en grève pour une hausse des salaires

 


Depuis le 9 octobre, la cueillette du thé est à l'arrêt dans l'État d'Assam, où s'effectue la moitié de la production de l'Inde. Ce mouvement de grève ne rassemble pas moins de 400 000 cueilleurs, qui réclament une augmentation de leur salaire.

         Aujourd'hui, ils ne sont payés en moyenne que l'équivalent de 2 euros par jour, alors que la loi en vigueur depuis des décennies est supposée leur garantir un salaire minimum, un logement et l'accès à l'école pour les enfants. Le gouvernement, qui avait annoncé l'équivalent de 4,50 euros par jour, comme salaire minimum, a reculé face aux exigences des patrons du secteur, sous l'emprise des multinationales.

         Les travailleurs du thé ont compris qu'il n'y avait que leur mobilisation collective pour obtenir gain de cause.