dimanche 21 juin 2020

Climat : le sauver en baissant les horaires, augmenter les salaires


28 heures par semaine, le temps et les moyens de vivre !



Les 150 personnes de la « convention climat » ont rendu leurs propositions. Beaucoup d'entre elles relèvent de mesures de bon sens, comme l'idée de mieux isoler les logements ou d'utiliser davantage le train. Mais elles ressemblent aussi à des voeux pieux. Quand il avait mis en place cette convention, suite au mouvement des Gilets jaunes, Macron s'était engagé à soumettre toutes ses propositions « soit à un référendum, soit à un vote au Parlement, soit à une mise en oeuvre directe ». Il est à craindre que celles qui visent à faire payer les plus pauvres, comme l'idée d'un malus pour les véhicules trop polluants, soient rapidement appliquées.
         D'autres passeront certainement aux oubliettes... comme celle qui propose de baisser le temps de travail à 28h par semaine, sans diminution de salaire, avec une hausse de 20 % du SMIC. C'est pourtant une mesure écologique de bon sens. Mais pour l'arracher, il faudra un puissant mouvement de révolte.

Aéronautique : le crash des emplois à l’horizon


Les travailleurs n’ont pas à payer les pots cassés



Malgré les milliards d'argent public versés à l'aéronautique et en particulier à Air France, son Pdg vient d'annoncer la suppression de 8 300 postes. Les commentateurs annoncent sans rire que c'est moins pire qu'ailleurs : Lufthansa en annonce 22 000 et British Airways 12 000. Outre qu'elles sont indécentes, ces comparaisons sont tendancieuses.
         Pour faire avaler la pilule, la direction d'Air France prétend que la saignée sera indolore pour les salariés car il n'y aura aucun licenciement sec. Mais chacune de ces suppressions se traduira par des jeunes non embauchés, des sous-traitants et des prestataires touchés de plein fouet, du travail en plus pour ceux qui restent.
         S'il y a moins de travail, dans l'aéronautique comme dans tous les secteurs, les travailleurs n'ont pas à payer les pots cassés de la crise. Pour sauver leur peau, ils doivent imposer que l'on répartisse le travail entre tous sans perte de salaire. Les milliards versés par l'État doivent sauver les emplois, pas les actionnaires.

Argenteuil – La municipalité sort son bas de laines - quartier du Square Carnot


Cigales d’avant 28 juin



Avant le 28 juin, l’actuelle encore municipalité a dû découvrir un bas de laine caché dans les caves de l’hôtel de ville, car l’argent, en ces dernières semaines de campagne, coule à flot.
         Autour de l’école Carnot, c’est le sprint. Les aménagements de voirie qui devaient avoir lieu bien avant le premier tour des élections municipales, et qui avaient été reportés, ont repris de plus belle à la veille des élections. Certaines portions de voie qui vont être refaites l’avaient été il n’y a pas si longtemps… Bon, s’il y a de l’argent… à la veille des élections, allons bon ! Près de 900 000 euros, une broutille !
         Une seule inquiétude. Ces aménagements vont-ils encore diminuer le nombre de places pour se garer, alors que le quartier a déjà un déficit notable de places de stationnement à cause du groupe scolaire primaire, du collège et du lycée Georges Braque ?
         À Suivre.

Une fête de Lutte ouvrière en 2020… les 26 et 27 septembre prochains


Il faut bien que l’on se retrouve, nous avons tant de choses à nous dire

 
Vive la fête !

Ce ne sera peut-être pas tout à fait la même dimension que la fête habituelle de la Pentecôte, mais ce sera une grande fête tout de même. Elle aura lieu le samedi 26 septembre après-midi et le dimanche. Le prix du billet d’entrée est fixé à 10 heures.
         Dans la période actuelle, c’est important que l’on puisse se retrouver après tous ces évènements de la crise sanitaire, pour échanger sur comment surmonter les problèmes que le monde du travail va rencontrer.
         Et puis, nous serons tellement heureux de nous retrouver à Presles !
         D’autres informations vont suivre vite. DM

samedi 20 juin 2020

L'infirmière de Villejuif, le caillou et le tabassage.. et toujours des menaces contre le maintien des lits…


Une pierre face à un gigantesque scandale



Farida, 50 ans, infirmière à l'hôpital de Villejuif, a été interpellée brutalement, tirée par les cheveux et placée en garde-à-vue pendant 24 heures pour "rébellion et outrage" lors de la manifestation des hospitaliers à Paris. Pour justifier leurs méthodes, les chefs de la police ont diffusé des images montrant Farida jeter des cailloux contre la police. Ils l'ont présentée comme "une gilet jaune radicalisée".
         Comme l'a dit sa fille, Farida est d'abord "une infirmière qui a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. Elle a eu le Covid. Aujourd'hui, elle manifestait pour qu'on revalorise son salaire, qu'on reconnaisse son travail." Devant la fin de non-recevoir de Macron, devant son mépris pour les soignants, oubliés aussitôt la crise sanitaire passée, il y a de quoi laisser déborder sa colère.
         Une colère partagée par des millions de travailleurs et qu'il faut exprimer ensemble, toutes corporations rassemblées contre les vrais responsables, le patronat et le gouvernement.

Nancy, Menaces sur l’hôpital


                                                                                 Source : Commons

À l’occasion de la manifestation des soignants du 16 juin, une délégation de Meurthe-et-Moselle a été reçue par l’Agence régionale de santé du Grand Est.
         Il s’agissait, pour les représentants des personnels, d’obtenir l’abandon du Copermo, le programme de restructuration − comprenez plan d’économies − prévu pour le centre hospitalier régional.
          En insistant les représentants syndicaux ont fini par s’entendre dire que le plan n’était que suspendu, mais pas abandonné.
           Selon la presse, 1000 postes seraient menacés d’ici 2033 !

L’hôpital psychiatrique : un rapport d’Adeline Hazan sans appel


La grande misère



La contrôleuse des lieux de privation des libertés, Adeline Hazan, a rendu un rapport sur la situation dans les hôpitaux psychiatriques qui dénonce le fait que des patients se retrouvent trop nombreux à l'isolement, attachés ou soumis à des équipements de contention. Le rapport se défend d'être une attaque contre les personnels, mais il fait l'impasse sur l'essentiel : l'effondrement du nombre de lits en psychiatrie, passé de 170 000 en 1970 à 50 000 en 1999.
         Les travailleurs de la psychiatrie étaient présents en nombre dans les manifestations du 16 juin pour dénoncer les conditions d'accueil et de soin indignes et exiger des moyens et des embauches. L'hôpital psychiatrique est le miroir de la folie de la société capitaliste et de l'abandon dans lequel se retrouvent toutes les activités utiles qui ne rapportent pas d'argent. Ce rapport le rappelle à sa façon mais on peut parier qu'il finira, comme tant d'autres, aux oubliettes.

Monoprix, Franprix : Grande distribution… de profits futurs !


Droits des travailleurs en solde



Des enseignes de la grande distribution comme Monoprix ou Franprix ont embauché des « autoentrepreneurs » durant le confinement, recrutés via des sociétés internet qui empochaient 20 % de commissions sur leur dos. Ces travailleurs, qui n'ont d'entrepreneurs que le nom, travaillaient jusqu'à 52h par semaine tandis que les employés des enseignes restaient, eux, avec leur temps partiel, et leur salaire partiel, imposés.
         Avec Uber, Deliveroo, Monoprix... les sociétés exploitant la précarité des travailleurs se multiplient. Mais les mobilisations récentes chez Uber et ailleurs, ont montré que la précarité et l'individualisation du travail n'empêchaient pas ces nouveaux exploités de trouver le chemin des luttes collectives.

Taxation des Gafa : Ce n’est sûrement pas pour demain


Le feuilleton continue…



La taxation des géants de l'informatique et du commerce en ligne basés aux États-Unis, (les Gafa) tous champions de l'optimisation et de l'évasion fiscale, est l'enjeu de négociations internationales depuis 2013. Dernier rebondissement, l'administration Trump vient d'annoncer qu'elle se retirait des négociations, alors qu'un accord définitif devait être conclu pour octobre prochain.
         Le retrait américain est dénoncé par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, qui déclare que « la France » est bien décidée à faire payer les Gafa. Le feuilleton est loin d'être terminé, d'autant que d'autres pays de l'Union européenne sont très frileux à l'idée de cette taxe.
         Ce nouvel épisode d'une série qui n'en finit pas, fourbit l'occasion au ministre de l'Économie français de jouer les Zorros tricolore contre des sociétés américaines, en maniant des menaces qui ont tout l'air d'un sabre de bois. Par contre, faire payer des impôts aux sociétés ou aux grandes fortunes bien françaises qui y échappent, cela ne semble pas être dans le scénario du gouvernement français.