vendredi 5 juin 2020

Ministère du travail : en direct du ministère : salaires en solde !


Maintien de l’emploi contre baisse de salaire, pas question !

 


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vient de rappeler aux patrons la loi de 2017 qui permet de remettre en cause les salaires et les horaires en « échange » dit-elle du maintien des emplois.
Ces accords dits « de performance collective » viennent d’être utilisés par Ryanair pour faire du chantage à l’emploi, parce que les syndicats refusaient de s’y prêter.
La ministre fait son boulot au service du patronat. Mais dans le camp ouvrier, il ne peut être question de croire un instant que de tels accords empêcheront les patrons de licencier si les travailleurs acceptent des sacrifices supplémentaires et une dégradation des salaires et des conditions de travail.

Police : quand Castaner joue le flic vertueux


Des promesses qui ne valent strictement rien

 


Fébrile devant l’ampleur des manifestations du 2 juin contre le racisme et les violences policières, Castaner promet des enquêtes et une sanction pour chaque faute ou mot raciste dans la police…
Les violences racistes policières ne sont pas le fait de quelques policiers égarés, mais bien le fruit d’une police vérolée par le racisme et le mépris des pauvres. Cela découle de sa fonction même, qui est de maintenir l’ordre dans une société fondamentalement injuste et pourrie.
Autant dire que les promesses d’un ministre inquiet ne valent rien.

Places financières : à bord du Titanic, le champagne coule à flots


La spéculation flambe sur le terreau de la crise actuelle

 
Alors que des dizaines de millions de travailleurs ont d’ores et déjà perdu leur travail, que l’économie s’effondre, précipitant les classes populaires dans la pauvreté et ruinant certaines catégories de petits commerçants, artisans, etc., les places financières flambent. Le CAC 40 a rebondi de 33 % depuis son point le plus bas, Wall Street a gagné 40 % et approche de son record historique. Les sommes astronomiques déversées par les États et les banques alimentent un peu plus encore le parasitisme du grand capital et la spéculation.
Une seule issue pour les travailleurs et toute l’humanité : l’expropriation de la bourgeoisie et de tous les parasites financiers.

Argenteuil, élections municipales, l’heure des bilans : 1.La police municipale


Des éducateurs de rue auraient un bilan dix fois supérieur…

 


Alors qu’un étonnant second tour va avoir lieu pour l’élection municipale, un bilan peut être fait sur la situation de l’action municipale dans les domaines qui relèvent de sa responsabilité. Nous commencerons par évoquer la police municipale.
Depuis qu’elle a été mise en place, voilà un domaine où nous n’avons pas le souvenir que les municipalités successives se soient vantées de son bilan. Et pour cause. On se demande bien à quoi elle sert, d’autant plus que le turn-over de ses effectifs réduit largement son activité. Les policiers municipaux sont nombreux à ne faire qu’un court séjour à Argenteuil avant de rejoindre des lieux plus cléments, plus ensoleillés, et aux rémunérations plus importantes. Entre les effectifs prévus et la réalité, il y a un gouffre.
Quant à la vidéo-surveillance, là aussi, nul bilan chiffré effectué, en tout cas, rendu public pour la population. Ses moyens ont été constamment augmentés, mais encore faudrait-il qu’ils soient performants. Et c’est peu de le dire, on en est loin !
Effectifs, véhicules, et vidéo-surveillance, cela représente pourtant beaucoup de moyens.
Certaines tâches de simple service d'ordre effectuées par la police municipale pourraient l'être par quelques agents communaux. Pour le reste, en se débarrassant de la police municipale, il serait possible d'embaucher les dizaines d'éducateurs de rue qui manquent cruellement dans les quartiers !
Vers eux vont nettement notre préférence, car dans ce domaine, même si des associations interviennent déjà sur Argenteuil, il y a vraiment énormément à faire. DM

jeudi 4 juin 2020

Justice pour George, Adama et les autres victimes !


Une colère légitime et profonde contre le poison raciste

 


Malgré l’interdiction de tout rassemblement par le préfet de police, 20 000 personnes se sont mobilisées devant le palais de justice de Paris pour dénoncer les violences policières. Au même moment, une expertise indépendante est venue contredire la version officielle de la police concernant la mort d’Adama Traoré, en juillet 2016, lors d’une interpellation par des gendarmes du Val-d'Oise. C’est le placage ventral par les policiers qui aurait entraîné la mort de ce jeune homme noir. D’autres villes ont également été le siège de manifestations.
Cela fait écho aux manifestations qui sont en train de se dérouler dans de très nombreuses grandes villes des Etats-Unis, contre le racisme qui frappe la population noire avec encore plus de violence et d’impunité que de ce côté-ci de l’Atlantique.
Le poison raciste parmi les forces de police, aux Etats-Unis –même si quelques policiers ont mis un genou à terre en signe de solidarité avec les manifestants- comme ici et ailleurs, ne peut qu’engendrer une colère légitime et profonde.

Avenir de la planète, industries polluantes, que diable, pas de ça face au virus du profit !


Épidémie de pressions patronales

 



Les « Amis de la Terre » dénoncent le fait que les représentants des principales industries polluantes se sont mobilisés pour obtenir l’abandon, la suspension ou la remise à plus tard des quelques règles environnementales censées les encadrer. Il en va de même dans tous les domaines, comme la durée de travail.
Cette dénonciation ne fait ni chaud ni froid au grand patronat. Ce dernier a exigé et obtenu du gouvernement de quoi balayer le Code du travail et aggraver l’exploitation en invoquant la crise sanitaire.
Face aux états-majors de la bourgeoisie pour lesquels le gouvernement est aux petits soins, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour se défendre.

Sénat : « s » comme serviteurs de la bourgeoisie. Pas question de marchander le salaire


Pas touche aux salaires !

 


Le nouveau dispositif avalisé par le Sénat ouvre une compensation salariale lorsqu’il y a un accord d’entreprise baissant le temps de travail. Ce sont les caisses de l’Etat qui seront mises à contribution et donc, le dispositif ne coûterait rien aux patrons.
Baisser le temps de travail ? Pourquoi pas. A condition que le salaire, lui, ne baisse pas ! Les grandes entreprises ont accumulé des profits dans la période précédente, grâce au travail des salariés. Cet argent doit aujourd’hui servir à compenser pour les travailleurs les effets de la crise.
Embauchés, précaires, intérimaires, nous sommes tous des travailleurs. Nous devons tous garder notre emploi et notre salaire !

Étudiants : sale année également pour eux : tristes rebondissements à Paris 1

Correspondance

Micmacs, le recteur met son veto

 
Pas simple
« La Commission de Formation de la Vie Universitaire (CFVU) avait statué sur la validation de ce second semestre, contre le président de la fac qui exigeait à tout prix des partiels virtuels pour sauver la sacro-sainte "valeur du diplôme". Devant les difficultés matérielles évidentes que posaient ces partiels  -tous les étudiants n'ont pas un accès illimité à un service internet de qualité, loin de là!- ce dernier avait fini par se rendre. Le président, qui parle souvent de lui-même à la troisième personne en s'appelant "citoyen", a néanmoins eu recours aux services du Rectorat, qui a malheureusement eu raison de la décision de la CFVU. Celle-ci permettait la validation automatique du semestre, améliorable par un Devoir Maison pour ceux qui le souhaitent.
Les étudiants, jusque-là rassurés, sont donc de nouveau plongés dans l'angoisse quant à la validation de leur semestre, dont les modalités ne sont plus claires du tout et suspendues à de nouvelles consignes à venir. Cela s'ajoute à un stress lié à la crise économique : beaucoup sont déjà en recherche d'un boulot d'été, ce qui s'annonce encore plus difficile à obtenir que d'habitude.
À la précarité économique qui touche de nombreux étudiants, le rectorat a fait le choix d'ajouter une angoisse inutile, tout cela au nom du "prestige de l'université.". Cela prête à rire : on sait bien que ce prétendu "prestige" n'empêche pas les coupes budgétaires des gouvernements successifs, qui détruisent réellement la fac! »