samedi 11 janvier 2020

Retraites : le combat continue


Tous ensemble, tous ensemble !



L'avant-projet de loi sur les retraites, que le gouvernement a transmis au Conseil constitutionnel confirme les choix de Macron et de Philippe, et leur obstination. Le système par points y figure, bien évidemment, tout comme l'âge pivot contesté par Berger, de la CFDT. Face à la mobilisation, le gouvernement s'est senti obligé de faire quelques concessions à la marge - l'âge minimum pour toucher une pension de réversion est ainsi maintenu à 55 ans au lieu d'être repoussé à 62 ans comme prévu initialement - ou sectorielles - par exemple pour les marins ou les personnels navigants de l'aviation civile.
Mais les grévistes et les manifestants sont encore plus têtus et déterminés, comme l'a montré le succès de la journée de mobilisation du 9 janvier. Alors demain samedi 11 janvier, soyons nombreux dans les manifestations pour exiger l'abandon de de cette prétendue réforme !

Samedi 11 janvier
13 heures 30
Place de la Nation
En direction de République

Pour cette manifestation, les grévistes réunis en AG hier matin à Argenteuil ont décidé de partir ensemble, de défiler ensemble, de rejoindre à Nation les amis de Bezons et de Cergy, pour former un cortège unique, et défiler tous ensemble au côté de tous les grévistes.

Rendez-vous à la gare d’Argenteuil

12 heures 15

Guichet à billets

Parole d’un travailleur à la fin de l’article du journal Le Monde sur la manifestation de jeudi :

« Allan, lui, est déjà prêt à manifester samedi, encore une fois. L’électricien en maintenance et délégué CGT chez PSA dans les Yvelines va même consacrer une bonne partie de son vendredi à mobiliser ses collègues, « parce que dans la métallurgie, on ne peut pas travailler jusqu’à 64 ans, c’est une aberration. Quand vous produisez une voiture toutes les 1 minute 45, la productivité est très forte et les salariés sont forcément usés.
En attendant, Allan finit la journée avec un brin de fierté : « Regardez cette manif, c’est pas un baroud d’honneur. Les gens ne baissent pas les bras, ils sont nombreux, ils sont contents. Donc peut-être qu’aujourd’hui, nous n’avons pas assez de force pour vaincre, mais le gouvernement n’a pas non plus assez de force pour nous écraser. »

Dividendes record pour les entreprises du CAC 40


« De l'argent il y en a dans les caisses du patronat »




En 2019, les actionnaires ont reçu 60 milliards d'euros provenant des 40 entreprises qui sont cotées à la bourse française, 12 % de plus qu'en 2018 et plus encore que le record de profit établit en 2007, juste avant le crash de 2008.
Ce sont donc 88,5 milliards de profits réalisés en 2018 qui se sont ainsi retrouvés dans les coffres de ces actionnaires. Les analystes financiers prévoient que ce sera encore mieux l'an prochain « compte tenu de la progression des résultats 2019 que l'on entrevoit ».
Quand les manifestants scandent : « de l'argent il y en a dans les caisses du patronat » ... ce n'est pas qu'un slogan !

Ghosn et ses pleureuses


Le Pen, Mélenchon…



Le gouvernement français, qui l'a longtemps encensé, est prudent depuis l'arrestation de Carlos Ghosn en automne 2018 et surtout depuis sa fuite récente du Japon. Mais l'ancien PDG de Renault et Nissan ne manque pas de défenseurs dans la classe politique.
Après d'autres, Marine Le Pen trouve que « Le gouvernement n'a strictement rien fait (...) pour (...) le respect des droits de la défense de M. Ghosn qui est un Français. ». Quelques jours plus tôt Jean-Luc Mélenchon déclarait : « Les droits de l'Homme et de la défense ne s'appliquent pas en fonction des critères de classe. M. Ghosn y a le droit comme les autres. La maltraitance à laquelle s'est livrée la justice japonaise est inacceptable ».
Le « pôvre » Goshn, ex- PDG, entre autres, de Renault n'a que licencié des milliers de travailleurs, en a exploité des dizaines de milliers d'autres, en toute légalité certes. En outre il s'est pas mal servi au passage, moins légalement cette fois. Laissons ceux qui pleurent sur son triste destin verser leurs larmes.

Frontières : un drame qui n’est pas le premier du genre


Un monde sans évasion



Mardi, les agents de maintenance de l'aéroport de Roissy ont découvert un enfant mort dans le train d'atterrissage d'un avion en provenance de Côte d'Ivoire. Âgé de 14 ans, l'enfant qui s'y était glissé clandestinement n'a pas survécu au froid et au manque d'oxygène dans cette partie non pressurisée de l'avion.
Cette découverte macabre, qui n'est pas une première, en dit long.
Le caractère désespéré de cette tentative de fuir la misère profonde en Afrique, dans l'espoir d'une une autre vie, révèle toute la barbarie de cette société.

Argenteuil. Chronique des élections municipales des 15 et 22 mars 2020


Reconstruire un parti ouvrier débarrassé des carriéristes anti ouvriers



Avec son style habituel tout à fait particulier, l’ancien maire d’Argenteuil sur le retour vient de déclarer dans un article de la Gazette du Val d’Oise à propos de ses méthodes très controversées de mise en avant d’un certain nombre de soutiens : « Je m’en fous des partis » !
L’hebdomadaire le cite par ailleurs : « Je comprends que ces soutiens individuels ça gratte chez certains partis… Tout le monde pensait que je serai tête de liste socialiste et qu’on s’enfermerait dans une logique d’appareils. Mais mon sujet à moi, c’est la ville d’Argenteuil. Dans l’ambiance actuelle dépolitisée et de rejet des partis, où le vote évolue si vite, on ne s’inscrit pas là-dedans ».
         « L’ambiance actuelle dépolitisée et de rejet des partis » !
         Comme si ce candidat, soutien à géométrie variable de tous les cadors du PS, n’y avait pas contribué. Avec une contribution personnelle toute particulière. Chantre de l’état d’urgence, du 49.3, de la proposition sur la déchéance de la nationalité, défenseur de la loi de dégradation ouvrière dite loi El Khomri, porte-parole de Valls, ayant échoué à rallier Macron au bon moment, ...
         Oui, une contribution majeure à l’ambiance dépolitisée de ces dernières décennies et au rejet des partis. Basta ! DM

vendredi 10 janvier 2020

Manifestation du 9 janvier contre la réforme des retraites : Interview de Nathalie Arthaud

SNCF-Safran, des grévistes de la SNCF et d'autres secteurs à la rencontre de salariés de Safran Villaroche (77)

Ghosn ou l’argent-roi


À chacun ses héros. Le capitalisme corrompu en a un (parmi d’autres)



Carlos Ghosn a tenu une conférence de presse à Beyrouth devant 150 journalistes venus d'un peu partout. Maintenant qu'il est planqué, au Liban, il ne s'est pas privé de faire son show en affirmant qu'il est innocent de tout ce dont on l'accuse.
Cet homme qui n'a eu aucun scrupule à se gaver grâce à l'exploitation renforcée de dizaines de milliers de salariés de Renault et de Nissan, qui n'a aucun regret d'avoir licencié en masse pour pouvoir, en retour, bénéficier de mirobolants salaires, jusqu'à 13 millions d'euros en 2017, sans compter les à-côtés fastueux, ni les trucages fiscaux, plastronne. Il a pu ainsi disposer des moyens pour affréter deux avions privés pour traverser la planète clandestinement en direction d'une de ses nombreuses résidences de luxe. Et il ose crier à la persécution et se présente comme une victime. Les affairistes et les bourgeois ont trouvé en lui leur héros, ce capitaine d'industrie bien représentatif d'un système corrompu.
Derrière l'indécence du personnage, il y a la réalité de ce monde où tout s'achète.