dimanche 5 janvier 2020

Iran-USA : du terrorisme d'État en Irak à la guerre tout court ?


Le risque d’une véritable escalade
 
 
Téhéran aujourd'hui, des ruines demain ?

Dans la nuit du 3 janvier, une frappe de drones américains a tué à Bagdad neuf personnes, dont le général iranien Soleimani. Commandant en chef des troupes iraniennes intervenant à l'étranger, son assassinat est présenté par Trump et ses ministres comme la « punition » suite aux manifestations contre l'ambassade américaine à Bagdad.
Depuis que Trump a remis en cause l'accord sur le nucléaire avec l'Iran en 2018, Téhéran est redevenu la cible désignés des USA. Avec cette exécution, Trump a voulu affiché que les États-Unis frappaient quand ils voulaient et où ils voulaient, montrant ainsi, une nouvelle fois, qu'ils se considèrent les gendarmes de l'ordre impérialiste Il prend ainsi délibérément le risque de déclencher une véritable escalade guerrière dans une région déjà ravagée par la politique des grandes puissances.
Un enchaînement sanglant dont on ignore vers quoi il peut entraîner la planète !

Algérie : un nouveau gouvernement du système



Une pioche « dans la même cave »

 
 
Le premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, a annoncé la composition de son gouvernement. Il a pioché dans la « vieille cave à ministres » comme le dénoncent les manifestants. Cet ancien ministre des années 2000 a nommé des membres du « système » dénoncé par la population. Quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans un précédent gouvernement établi par Bouteflika.
Les notables et les bourgeois qui ont profité du pouvoir pour s'enrichir n'ont donc l'intention ni de renoncer à leurs privilèges ni de s'effacer. Ni ce gouvernement, ni le nouveau président, élu avec un score largement bidonnés par moins de 40 % des électeurs, ne représentent les classes populaires, et encore moins leurs intérêts. Celles-ci n'ont donc pas l'intention de renoncer à se faire entendre comme le montre les nouvelles manifestations de ce vendredi 3 janvier.



Argenteuil-Joliot-Curie : le sentiment d’être abandonné a de fort raisons d’être


Un bon édile, c’est celui qui s’occupe de ce qui est au moins à sa portée…

 


Si l’heure n’est pas à la campagne électorale, on peut évoquer tout de même ce que devrait être un bon édile, bref un édile normal, sur la base de l’exemple ci-dessous. Nous abordons cette question, suite à l’interpellation d’un locataire de la cité Joliot-Curie.
         Conséquence des transformations à la périphérie de la cité, le nombre de places y a été réduit ces dernières années, sans que cela ne préoccupe vraiment la municipalité. Pourtant, cela pose de gros problèmes aux habitants.
         Mais il y a plus.
         Il y avait un bâtiment pour les personnels de l’école et la gardienne de celle-ci rue Yves Farge. La municipalité a hésité sur sa transformation durant de longs mois, sans que les habitants soient mis dans le coup de ses projets. Et puis, un jour, les travaux de démolition de ce dernier ont commencé. La municipalité avait sans doute changé d’avis.
         Mais le site n’a pas pour autant été complètement transformé. Pour parler franc, les choses ont été laissées en plan.
         Quels rapports avec les problèmes de stationnement ?
         Plusieurs places ont été neutralisées, dont deux pour personnes à mobilité réduite, alors que les places sont déjà, nous le répétons, en nombre très inférieur aux besoins dans cette rue.
         Bien évidemment, les habitants ont pris des initiatives pour récupérer ces places neutralisées, et ils ont eu totalement raison. Bravo à l’initiative populaire.
         Quant aux édiles, ils ont démontré leur incapacité dans cette affaire.
         Les affaires municipales ne sont pas simples, encadrées qu’elles sont par trop de différentes contraintes. Il n’est donc pas possible de faire des miracles. En revanche, régler un certain nombre de problèmes du type de celui que nous évoquons, est à la portée de quiconque. Il suffit simplement de s’intéresser aux problèmes de la population, et de les suivre tant qu’une solution ne leur a pas été donnée. DM

samedi 4 janvier 2020

Opéra de Paris Concert du 31 décembre : Interview d'Emilie, gréviste de l'Opéra de Paris, « on ne se bat pas pour notre pré carré, mais pour les générations futures »

Bourse du travail (Paris) 30 décembre : Les cheminots grévistes des gares du Nord et de l'Est. Vive la grève, la seule voie pour les faire céder…

Val d’Oise, Argenteuil, Bezons, Paris, … 9 janvier, et la suite, on s’y prépare…


Rendez-vous de lutte
Manifestons !




Tour de chauffe

Aujourd’hui samedi 4 janvier
13 heures à la Gare de Lyon
Parcours : Bastille-République-Gare de l’Est

 Et la grande

Jeudi 9 janvier
Départ à 13 heures 30 place de la République
Trajet à préciser

  

Les cars :

Pour info 

Argenteuil : RDV à 12h salle Jean Vilar

Inscription Jean-Pierre 06 45 55 03 77

Départ 9 Boulevard Héloïse

Bezons : RDV à 12h15 devant la mairie

Inscription Céline 06 42 61 15 19

Départ : 6 Avenue Gabriel Péri

Cergy : RDV à 11H45 devant la Maison des syndicats                               inscription à l’UD auprès de Sandrine 01 30 32 60 22 ou par mail : ud@cgt95.fr

Départ : 26 rue Francis Combe

Parisis : RDV à 12h devant le Centre Picasso

Inscription Sylvie 06 03 90 66 37

1 rue Guy de Maupassant, Montigny

Persan : RDV à 10h devant la mairie

Inscription : Betty 07 68 99 92 43

65 Avenue Gaston Vermeire

Sarcelles : Départ 12h devant la Piscine

Inscription Mohamed au 06 74 89 35 90


Une initiative de soutien le 10 janvier à Cergy



Médias : mensonges en ligne


Dans les médias : mensonges en ligne

31 Décembre 2019

Dans les médias, le mouvement contre la réforme des retraites a été assaisonné de nombreuses façons, toutes plutôt indigestes.
L’argument d’évidence a d’abord été servi : une promesse de campagne du candidat Macron, il était normal qu’elle fût honorée… Puis vint l’appel à l’équité, à l’abolition des « privilèges », quasiment la Nuit du 4 août, celle où seraient enfin traités à égalité ces nantis de conducteurs de train et de métro : le grossier mensonge a fait long feu.
On parla alors de nécessaire pédagogie : bien expliquée, la réforme apparaîtrait simple et juste. Or elle restait confuse et définitivement antiouvrière, et rejetée par la majorité de la population. Les grévistes, alors, furent pris pour cible, prétendument payés pendant leur grève, voire généreusement indemnisés par des « cagnottes » syndicales. Or, les collectes organisées par les grévistes sur les marchés, dans les manifestations, les sites de solidarité financière, recueillaient une multitude de petits dons.
Calendrier aidant, la quasi sacrée « trêve de Noël » fut invoquée, les familles qui risquaient de ne pas pouvoir se réunir, les enfants voyageant seuls privés de leur papa, dont on apprit que la SNCF avait purement et simplement supprimé les trains.
Les témoignages de voyageurs gênés mais solidaires continuant à contredire le conte de Noël, on fit appel à l’Histoire, comme dans Le Parisien du 30 décembre, en évoquant la valeureuse résistance des non-grévistes.
N’en jetez plus, messieurs Lagardère, Arnault, Dassault, Bouygues, Drahi, Niel… propriétaires de presse, la population majoritairement soutient le mouvement, parce que l’attaque gouvernementale s’en prend à la majorité de la population !
                                          Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2683)

 

Argenteuil : chronique des élections municipales (suite) : quand les espoirs électoraux élisent domicile dans un cœur plutôt dur


Question vœux, il ne va tout de même pas prononcer ses vœux ?

 
Un ami de longue date

C’est un véritable conte de noël que nous vous proposons, même si noël est passé, mais il n’est pas si loin…
C’est celui du miracle qui vient d’arriver à Argenteuil. Celui d’une conversion, pas forcément religieuse, mais celle du maire d’Argenteuil à l’altruisme, presque digne d’un communiste que nous sommes. Le maire d’Argenteuil vient de consacrer une de ses très rares « Ma lettre d’information » aux personnes sans domicile fixe ! Non, ce n’est pas une blague de 1er janvier, seulement la pure vérité.
         Bien évidemment, qui ne préfère pas ce genre de lettre aux lettres indigestes passées justifiant la politique municipale sur la base d’éléments partiels et analysés d’une façon toute partisane ?
         Bien évidemment nous aurions aimé davantage de profondeur dans cette lettre, qu’elle insiste en particulier sur le recul de la société durant les trois ou quatre décennies écoulées, période durant laquelle le monde des puissants a dégradé en particulier la situation des milieux populaires, des solidarités, et des services publics utiles pour en atténuer au moins les effets.
         Si l’on en juge par cette lettre, le maire d’Argenteuil serait-il sur le chemin de la rédemption ? Sans parler de sa responsabilité -certes limitée sur ce plan, même si… - en tant que maire durant deux mandats municipaux pendant lesquels on ne peut pas dire que le sort des plus humbles ait été une priorité, il faut rappeler que durant 14 ans (ce n’est pas rien) le député Georges Mothron a contribué à sa façon à tous ces reculs qui ont multiplié le nombre de personnes « sans domicile fixe ». (1. cf. Un exemple, celui de la réforme Balladur de juillet 1993 voté par M Mothron)
         Miracle des périodes électorales quand les cœurs les plus durs fondent devant le rêve d’attendrir le cœur des électeurs, chrétiens et autres ! DM 

(1)             « Complétée en 2003 par la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites, la réforme a principalement consisté à allonger la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein ou sans décote et le nombre des « meilleures années » prises pour calculer le montant de la pension. »(Merci Wikipédia)