jeudi 21 novembre 2019

Conseil municipal d’Argenteuil et un début de Convention-1793


La population doit prendre la parole en direct !



Le début du conseil municipal d’hier au soir a pris un air de Convention-1793. Et c’est tant mieux, à l’ébahissement des édiles qui n’en ont pas l’habitude.
D’abord, suite à un incendie en octobre dernier dans un logement de la cité Georges Braque dans le centre de la Ville, plusieurs familles portant une banderole ont manifesté à deux doigts des conseillers. Elles se retrouvent éparpillées en situation précaire dans des logements, sans que les responsables de la Ville n’aient pris la mesure de leurs problèmes en discutant sérieusement avec eux. Elles veulent rester dans leur nouveau logement, pour pouvoir tourner la page. Ensuite, la maman de l’enfant décédé lors d’un accident d’ascenseur en juin 2018 a pris la parole avec émotion pour expliquer elle aussi un autre problème de logement également pas pris au sérieux par la municipalité.
Elles ont pu ainsi obtenir dans la foulée de pouvoir discuter avec un membre de son « cabinet » et sans doute pu obtenir un vrai rendez-vous.
C’est la voie à suivre. C’est même une évidence.
Le conseil municipal rassemble les édiles que l’on ne voit guère dans les quartiers, au contact de la population, et avec lesquels il n’est souvent pas facile de prendre rendez-vous. Lors de ces conseils, ils sont là présents, et l’on peut leur dire en direct ce que l’on a à leur dire. Alors, qu'on se le dise !
Cela s’appelle la démocratie directe. La seule démocratie véritable.

mercredi 20 novembre 2019

La Santé malade de la finance…


… dont les profits sont eux, en excellente santé



Devant le mécontentement fortement exprimé par la manifestation des hospitaliers du jeudi 14 novembre, le ministre de l’économie Lemaire, dans le sillage de Macron, fait mine de vouloir redonner des  moyens pour l’hôpital.
Parmi les mesures qu’il évoque, il y aurait la « reprise » de la dette hospitalière. Alors que cette dette devrait être purement et simplement effacée, il est question que l’État la reprenne à son compte, c’est-à-dire qu’elle soit financée par les impôts.
Depuis 2012, les hôpitaux publics sont contraints de s’endetter auprès des banques pour fonctionner. Les établissements versent chaque année des dizaines de millions pour enrichir les banques rien que pour payer les intérêts de leur dette.

Afrique, La France À fric : nouvel épisode


Marchandages divers de gens du même monde



En visite à Dakar, le premier ministre Édouard Philippe a continué l’œuvre de VRP au service des industriels français menée depuis des décennies par tous les gouvernements successifs. Dans la corbeille cette fois des patrouilleurs et des missiles. La France et le Sénégal se sont par ailleurs engagés à renforcer leur lutte contre les migrations dites irrégulières. Chassant de plus en plus sur les terres des lepénistes, Philippe a assené : « La migration doit être choisie et non subie ».
Certes « choisie » mais pas par ceux qui veulent émigrer, uniquement par le patronat français. Celui-ci veut pouvoir choisir qui il va exploiter dans ses entreprises. Et le gouvernement agit en conséquence.

Projet EuropaCity, le conseil départemental du Val d’Oise dépité sur le sujet


Quand le conseil départemental prétend s’intéresser à l’emploi…



Le conseil départemental du Val d’Oise avait fait sien le projet pour le moins controversé d’« EuropaCity ». C’était certes son droit. En tout cas, il est aujourd’hui très député de son abandon et vient de se payer (avec nos impôts) une pleine page de publicité du journal Le Parisien, sinistre pour le moins, à l’image de sa déception. On peut y trouver la phrase suivante qui nous a, sincèrement, fait sortir notre mouchoir : « En abandonnant le projet EuropaCity, l’État brise l’espoir des familles et des enfants ». Rien que cela.
         On n’avait pas l’habitude, avec le conseil départemental, d’une telle marque d’empathie avec tous les travailleurs, les chômeurs, les jeunes inquiets pour leur avenir, et leurs familles.
         Contre cet État méchant avec lui et donc selon lui, si l’on comprend bien, avec le monde du travail, le conseil départemental va déposer prochainement d’une véritable occasion d’exprimer son empathie avec les familles et leurs enfants. L’occasion du 5 décembre, journée de lutte contre le projet de l’État qui visent les retraites des plus anciens et particulièrement des générations futures. On attend de sa part avec hâte la prochaine page de publicité sur le sujet. DM

La légion d’honneur, Hue et Macron


L’ex dirigeant du PCF et la breloque

 
                                                          Photo vétérans du PCF

L’ancien successeur de Georges Marchais à la tête du PCF, bien connu à Argenteuil et dans la région, vient de recevoir la médaille de la « légion d’honneur » à l’Élysée des mains de Macron. Selon Le Parisien-95, ce faisant, Macron s’est lamenté : « Nous manquons de dirigeants comme vous aujourd’hui ».
         Il est sûr que quand la colère se développe dans le pays, des politiciens dits de « gauche » tels Hue sont bien utiles pour aider aux enfumages gouvernementaux nécessaires à la bourgeoisie. En ces temps de 5 décembre, ce pourrait être vite le cas.
         Hue rallié à Macron en 2017 avait effectivement une longue expérience en la matière. DM

Maison des femmes d’Argenteuil : deux évènements auxquels il faut participer


Malgré ses difficultés dues au manque de personnel et à ses problèmes de locaux, la Maison des femmes municipale d’Argenteuil continue à mener ses activités de défense de la condition des femmes. Elle organise lundi prochain 25 et mardi 26 novembre deux initiatives. C’est bien volontiers que nous en relayons l’information.

La Maison des femmes d’Argenteuil organise deux événements autour de la journée internationale des violences faites aux femmes 

1er évènement

Une porte ouverte est prévue à la MDF (21 rue Defresne Bast) le lundi 25 novembre 2019 de 9h à 12h. Ce sera l’occasion pour le public et les professionnels  de rencontrer la juriste et la psychologue du CIDFF ainsi que les agentes de la MDF. Nous serons là pour répondre à toutes les questions concernant la violences conjugales.  

2ème évenement

Un ciné débat sera proposé le 26/11/19 de 17h30 à 22h à l’auditorium de l’Hôtel de ville. Une invitation par le biais d’Outlook a été envoyée aux élus.

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les contre les violences faites aux femmes et dans le prolongement, la Maison des Femmes souhaite organiser un ciné débat autour du film




«  Jusqu’à la garde » Film de Xavier Legrand

le mardi 26 novembre à 18h

à l’Auditorium de l’Hôtel de ville, 12/14 bd Léon Feix 95100 Argenteuil

Jusqu’à la garde est bâti sur un sujet tabou, celui des violences conjugales.

Synopsis : Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d'un père qu'elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu'elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n'arrive.
Le premier quart d’heure, tant fascinant que déconcertant, donne le ton, avec un plan-séquence éblouissant dans le bureau d’une juge des divorces, qui a convoqué les deux anciens époux, en litige quant à la garde de l’enfant. La plaidoirie des deux avocates donne lieu à une abondance de dialogues juridiques auxquels le cinéma ne nous habitue pas, et laisse le spectateur autant dubitatif que la magistrate quant à la véracité des versions proposées. Antoine est-il vraiment cet ancien époux jaloux et possessif qui exerce une pression sur son ex et ses enfants ? Miriam n’en fait-elle pas trop dans le rôle de la victime, au point de vouloir empêcher un père de témoigner son amour à l’égard de son fils et de sa fille ? Et pourquoi le certificat médical confirmant la blessure de la jeune Joséphine a-t-il été signé par la seule infirmière scolaire ?
Ciné débat destiné à tout le monde. Avant la projection du film, nous présenterons les missions de la MDF suivi d’un débat durant lequel les professionnelles seront à l’écoute de vos questionnements.

mardi 19 novembre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 18 novembre 2019


Le 5 décembre, ensemble, engageons le combat !



Cela fait trop longtemps que nous, travailleurs, subissons sans rien dire les coups du grand patronat et de ses valets politiques. Le moment est venu de dire notre ras-le-bol. Ras-le-bol des bas salaires, ras-le-bol des suppressions d’emplois et de la précarité, ras-le-bol des conditions de travail de plus en plus dures ! Et stop à la démolition des retraites ! Que nous soyons salariés du privé ou du public, nous avons la possibilité d’exprimer cette colère jeudi 5 décembre. Ne ratons pas cette occasion !
Le gouvernement ne veut retenir du 5 décembre que les appels à la grève reconductible à la SNCF et à la RATP. Quant aux médias, c’est tout juste s’ils n’en parlent pas comme d’une journée de défense des régimes spéciaux. Mais s’il s’agit bien d’un appel sur les retraites, il est interprofessionnel et concerne le privé comme le public. Car cette réforme nous attaque tous.
Le gouvernement a abandonné l’idée de fixer un âge pivot à 64 ans, mais la logique est celle-là : nous faire travailler plus longtemps pour des pensions réduites. Il faut s’opposer à cette nouvelle attaque sur les retraites. Et profitons du 5 décembre pour dire tout ce que nous avons sur le cœur !
Depuis des années, nous serrons les dents dans l’espoir de jours meilleurs. Mais l’attente et la passivité ne payent pas. Les reculs succèdent aux reculs. Tout y passe : salaire, emploi, horaires, congés, allocations chômage, accès aux services publics et maintenant... les retraites.
Les jours meilleurs n’existent que pour la minorité capitaliste qui encaisse le fruit de notre travail. Elle prospère d’autant plus qu’elle accentue l’exploitation et son parasitisme sur la société. Pendant que les milliards s’accumulent à un pôle de la société, tous les services utiles à la population craquent. C’est vrai pour les transports, l’éducation ou la santé.
Dans les hôpitaux, les conditions de travail sont si dégradées et les salaires si bas que les établissements ne parviennent plus à garder le personnel nécessaire. Dans les Ehpad, pas une semaine ne passe sans qu’un nouveau scandale lié au manque de personnel ne soit dévoilé. Dans les universités, la précarité des étudiants est fréquente : l’un d’entre eux, ne pouvant poursuivre ses études, a fait le geste désespéré de s’immoler à Lyon. Tout cela ne peut plus durer !
Il y a un an, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes enfilaient leur gilet jaune pour dénoncer cette société où il n’y en a que pour ceux qui ont de l’argent. Comme beaucoup d’entre eux l’ont dit et répété, à force de tirer sur la corde, elle finit par casser. C’est ce que nous vivons et ressentons tous, chacun de notre côté.
Pendant trop longtemps, nous nous sommes sentis démunis, isolés, incapables de riposter. Ces dernières semaines, les coups de colère et les manifestations se sont multipliés. Des cheminots ont fait grève, parfois sans préavis, et le personnel hospitalier a manifesté massivement jeudi 14. Ces mobilisations montrent que notre camp dispose d’une force de frappe importante. Si nous nous unissons et marchons d’un même pas, cette force de frappe sera irrésistible.
Par leur capacité à bloquer la vie sociale, les cheminots comme les agents des services publics jouent un rôle d’entraînement dans les mouvements, en même temps qu’ils exercent une pression très importante sur le gouvernement. Quant aux travailleurs du privé, ils sont les seuls à pouvoir mettre le grand patronat sous pression en arrêtant la fabrique à profits. Alors oui, notre force est collective et il ne faut pas nous laisser diviser.
Plus on approche du 5 décembre, plus le gouvernement se montre fébrile. Il évoque la « clause du grand-père », qui consisterait, pour nous faire accepter la réforme des retraites, à ne l’appliquer qu’à nos enfants. Quel cynisme ! Les travailleurs n’accepteront pas de condamner les plus jeunes à mourir au travail. Plus que tout, le gouvernement craint que la contestation gagne l’ensemble du monde du travail. Il sait que dans ce cas, il n’aura plus qu’à remballer sa réforme des retraites. Alors oui, la balle est dans notre camp.
Tout ne se jouera pas en une seule journée. Mais il faut un début à tout. Et c’est la réussite de cette journée qui donnera l’élan nécessaire à ceux qui se posent le problème de poursuivre la grève. Alors, quelles que soient les arrière-pensées des organisations syndicales, nous devons nous lancer dans le combat.
Nous nous ferons craindre du gouvernement si nous sommes unis et déterminés. Retrouvons confiance dans nos forces collectives ! Faisons-nous respecter ! Le 5 décembre, tous en grève et en manifestation !

Total et l'huile de palme


Total met de l’huile dans ses profits



Les députés macronistes avaient accordé un avantage fiscal de 70 millions, en douce et avec le soutien du gouvernement, au géant du pétrole Total pour qu’il continue à doper ses profits avec de l’huile de palme considérée comme biocarburant.
     Produire cette huile provoque d’énormes dégâts humains et environnementaux en Indonésie et en Malaisie, notamment une terrible déforestation.
     L’affaire du cadeau à Total s’étant ébruitée, les mêmes députés ont annulé cette décision. Tant mieux.
     Le gouvernement est avant tout celui des trusts et de leurs actionnaires. Mais il aimerait que cela ne se voie pas.