jeudi 24 octobre 2019

Argenteuil, marché de la Colonie, deuxième incendie en cinq mois


Le marché de la Colonie a besoin de notre soutien

Le mieux est de lire le message qui nous a été transmis. Donc samedi au marché de Colonie. Nous y serons ! DM




mercredi 23 octobre 2019

SNCF : direction et gouvernement veulent faire porter sur les victimes le prix de leur politique


Vive la lutte des cheminots



La direction de la SNCF et le gouvernement ont mis toute la pression possible sur les cheminots pendant deux jours pour essayer de leur faire reprendre le travail.
Le premier ministre a parlé de « détournement du droit de retrait transformé en grève sauvage », alors que l’accident qui a mis le feu aux poudres montre à l’évidence les dangers quotidiens que la politique de réduction des personnels de la SNCF fait courir aux voyageurs comme aux cheminots.
Philippe a incité la direction de la SNCF à sanctionner les cheminots en lutte et à les poursuivre en justice. Comme si la direction de la SNCF avait besoin d’un tel encouragement pour envisager des mesures répressives ! Des menaces qui sonnent comme une provocation vis-à-vis de travailleurs qui ne font que défendre leur sécurité comme celle de tous les voyageurs.

Urgences des hôpitaux : la grève soutenue par la population ! Sans surprise...


Il faut des moyens, et encore des moyens !



Un sondage indique que 84 % de la population soutient la grève du personnel des urgences. Il n’y aura bientôt plus que la ministre Agnès Buzyn et le gouvernement dont elle fait partie pour ânonner que les problèmes des urgences ne sont pas une question de moyens, mais d’organisation...
La Santé publique, les chemins de fer, l’Éducation, bref tous les services publics sont systématiquement dépouillés par les gouvernements successifs, afin de continuer à gaver le grand patronat de subventions et autres cadeaux fiscaux.

Haïti : la colère persiste


La classe ouvrière, seule force capable d’offrir une perspective



Ce dimanche 20 octobre, comme à plusieurs reprises depuis plusieurs mois, les rues de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, ont à nouveau résonné des cris de colère d’une partie de la population réclamant la démission du président Jovenel Moïse. Au-delà de la corruption de l’équipe en place, c’est la pauvreté, la sous-alimentation, et le chaos permanent dans ce pays qui est à la racine de ce mouvement. Face aux démagogues de tous horizons que cette situation fait prospérer, la classe ouvrière est la seule force capable d’offrir une perspective à la société en la débarrassant des exploiteurs, de l’emprise des capitalistes et de toute la pourriture qui la gangrène.

LREM Éducation : carriériste petite pointure contre l’École.


Bientôt chez le dentiste pour limer ses dents longues ?

 
1987...

La députée de la circonscription de Montigny-les-Cormeilles dans le Val d’Oise, arrivée en politique dans les pas de Hue se ralliant à Macron, tente de se faire dorénavant une carrière dans les pas de Blanquer, s’affichant pour l’occasion spécialiste de l’Éducation.
         Depuis des années, les gouvernements tentent de supprimer le statut ancien des écoles primaires en les transformant en « établissements publics de l'enseignement primaire » (EPEP) ayant à la tête du corps enseignant, un directeur, véritable « chef » de l’équipe éducative.
         L’ancienne pseudo-syndicaliste du lycée Georges Braque d’Argenteuil a évoqué au journal patronal « Les Échos » cette nouvelle fonction (chef d'établissement du premier degré) pour « bien encadrer les missions du directeur d'école et avoir une revalorisation indemnitaire beaucoup plus importante par un système de primes ».
Pour cette dame, voilà la réponse au drame des directions d’école et de l’École elle-même, illustré en septembre dernier par le suicide d’une directrice d’école maternelle de Pantin n’en pouvant plus des tâches que la hiérarchie et la société elle-même ont imposées au personnel de l’Éducation nationale.
         Comme si créer une statut hiérarchique supplémentaire et donner du galon aux directeurs d’écoles pouvait régler les problèmes de l’École aujourd’hui, d'autant plus qu'ils sont nombreux à ne pas le demander.
         Mais en attendant, la dame se place. Loin du survêtement d’hier et de ses vestes d’aujourd’hui, se met-elle à rêver d’autres perspectives de carrière ? Certes, en ce domaine, l’appétit vient aussi en mangeant. DM

Argenteuil projet Cap Héloïse : une raison de plus pour qu’il tombe… à l’eau…


Nous, nous l’avons cru dès le début

 
1910...


2019...

Le préfet du Val d’Oise doit bien avoir un certain nombre d’heures de loisir. Nous lui conseillons d’en profiter pour lire l’article très intéressant de la revue Nature et repris le 17 octobre sur le site Reporterre qu’ils consacrent à l’évolution du phénomène des crues.
         Nul doute que cette article soit à verser au dossier Cap Héloïse, et soit de nature à faire changer d’avis le représentant de l’État dans le Val d’Oise, qui en août ne voyait pas de problème pour avancer dans ce projet, justement sur la question… des inondations.
         Comme le dit avec humour notre correspondant et informateur que nous remercions à cette occasion : « Notre cher préfet va-t-il alléguer qu’Argenteuil-en-Seine n’est pas au nord de la Loire ? »


mardi 22 octobre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 21 octobre 2019


Contre la politique criminelle de la SNCF et du gouvernement, vive la réaction collective des cheminots !



Les médias ont relayé jusqu’à la nausée une campagne contre les cheminots, massivement en droit de retrait vendredi et tout le week-end. À les entendre, les cheminots seraient des irresponsables ayant décidé, sans aucune raison valable, de prendre en otage les voyageurs au moment des départs pour les vacances de la Toussaint.
C’est pourtant bien le sens des responsabilités et de la sécurité qui a poussé les travailleurs de la SNCF à réagir après l’accident d’un TER dans les Ardennes, mercredi 16 octobre. Parti de la région Champagne-Ardenne, le mouvement s’est rapidement étendu à tout le pays. La réaction individuelle spontanée de milliers de cheminots s’est transformée en réponse collective, contre ce qu’ils ressentaient à juste titre comme l’accident de trop.
La direction de la SNCF a mis en place et généralisé les TER « équipement à agent seul » pour supprimer des emplois de contrôleurs. Voilà pourquoi, comme des milliers d’autres, le train accidenté le 16 octobre circulait sans autre personnel que le conducteur.
C’est grâce au sang-froid et à la détermination de son conducteur que le pire a été évité, quand la rame qu’il conduisait a percuté un convoi exceptionnel bloqué sur les voies, à la hauteur d’un passage à niveau. Choqué et blessé lui-même, il s’est démené pour assurer la sécurité des 70 passagers. Les systèmes de sécurité ne fonctionnant pas, il a marché plus d’un kilomètre pour aller disposer des torches à l’avant et à l’arrière du train afin de signaler l’accident et d’éviter que l’arrivée d’un autre train ne provoque un suraccident. Il est ensuite retourné dans le train pour rassurer les passagers et s’occuper des voyageurs blessés.
Dans le public comme dans le privé, c’est le dévouement des travailleurs qui permet de tenir. À Rouen par exemple, lors du sinistre de l’usine Lubrizol, des ouvriers de l’entreprise ont eu le réflexe salutaire d’éloigner des produits dangereux de l’incendie, pendant que les patrons de la multinationale niaient tout danger et toute responsabilité.
Mais pour la conduite courageuse et responsable de ces travailleurs, pas de couronnes de lauriers, pas de reportages admiratifs à la télé et à la radio.
À la place, un tombereau d’insultes s’est déversé sur les cheminots. Mentant sans vergogne, Pepy, le PDG de la SNCF, a affirmé « qu’il n’y a aucun danger grave et imminent sur aucun train à la SNCF ». À l’unisson avec le Premier ministre Philippe, il a évoqué des sanctions judiciaires pour « grève sauvage ».
C’est vraiment le monde à l’envers ! Car les vrais criminels dans cette affaire sont à la tête de la SNCF et du gouvernement. Leur politique d’économies se traduit par la suppression de milliers d’emplois. Et moins de travailleurs dans les ateliers, à la maintenance des voies, dans les trains et dans les gares, c’est autant de risques en plus, pour les travailleurs comme pour les passagers. Alors les cheminots ont eu mille fois raison de manifester leur refus de continuer comme cela !
Quant à ceux qui nous dirigent, ils ne sont responsables que devant les profits des capitalistes. Pour que les milliards continuent à arroser le grand patronat, le gouvernement étouffe les services indispensables à la population à coup de réductions d’effectifs et de budgets. Dans les écoles, les directeurs sont obligés de tout gérer seuls, pendant que dans les hôpitaux, les travailleurs sont mobilisés depuis des mois pour qu’on leur donne les moyens de faire leur travail sans maltraiter les patients, sans risquer de tuer au lieu de soigner.
De recul en recul, la classe ouvrière subit non seulement les salaires trop faibles et les conditions de travail dégradées, mais aussi une société de plus en plus invivable, où éduquer les enfants, se soigner ou se déplacer devient difficile, voire dangereux.
Il faut que les travailleurs réagissent collectivement contre ces attaques. La journée de grève interprofessionnelle du 5 décembre est appelée contre la réforme des retraites, dernier épisode de la guerre que gouvernement et grand patronat nous mènent. Elle peut être une première étape pour affirmer notre droit à une existence digne.
Au-delà, c’est bien l’existence et la domination de cette classe capitaliste, qui tue la société à petit feu, que les travailleurs devront remettre en cause.

Chili : l’exaspération éclate


La coupe est pleine, elle déborde



Depuis trois jours le Chili est secoué par des manifestations populaires, suite à l’annonce de l’augmentation du prix de ticket de métro de 800 à 830 pesos.
Devant leur ampleur, le gouvernement a annoncé l’abandon de cette augmentation mais en même temps, il a proclamé l’état d’urgence et le couvre-feu avec le déploiement de 10 000 policiers et soldats, faisant, aux dernières nouvelles, 7 morts. Cela n’a pas arrêté la colère de la population, au contraire, puisque dès le lendemain des milliers de personnes redescendaient manifester dans des concerts de casseroles à Santiago comme à Valparaiso.
Et si l’étincelle est partie du prix du ticket de métro, les raisons de la colère ne manquent pas. Au Chili, comme partout, la bourgeoisie veut faire payer la crise aux couches populaires. Mais la coupe est pleine. Elle déborde même !