lundi 21 octobre 2019

Pologne : l’obscurantisme et l’Inquisition dans les écoles


Ils n’auront pas le dernier mot



En Pologne, le parti PiS au pouvoir, soutenu par l’Église catholique, a multiplié ces dernières années les projets de loi s’attaquant aux femmes, notamment concernant le droit à l’avortement.
Après son succès le week-end dernier aux élections législatives, le PiS vient de faire adopter une loi pour bannir l’éducation sexuelle des établissements scolaires : les enseignants risqueraient jusqu’à cinq ans de prison à braver cet interdit…
Les criailleries des initiateurs de cette loi sur une prétendue « dépravation des enfants » sortent tout droit du Moyen-Âge. L’avenir, par contre, est du côté de ceux qui sont aussitôt descendus dans la rue manifester contre ce retour en arrière.

Logement bailleurs « sociaux » : sur l’Office public de l’habitat de Grand Poitiers (Vienne)


Mais pourquoi donc cela nous a fait-il penser à AB-Habitat ?



« Plus de la moitié des 200 salariés du bailleur social Ekidom, à Poitiers, ont fait une demi-journée de grève le 8 octobre dernier. Le mécontentement vient de loin dans cette structure issue de la fusion de deux organismes HLM voici près de trois ans, car la désorganisation règne toujours.
Surcharge de travail, impossibilité de faire correctement le travail, tensions avec les locataires font craquer les salariés. De nombreux arrêts maladie et départs volontaires de CDI ont eu lieu, palliés – insuffisamment – par des contrats précaires. Si les directeurs n’ont pas été capables de ramener la structure à un fonctionnement normal, ils ne ratent par contre pas leur « mission » de serrer la vis le plus possible sur les salaires, alors que beaucoup d’employés sont sous-payés. Les locataires, quant à eux, sont moins bien servis, régulièrement victimes de retards ou d’erreurs.
Le 8 octobre, réconfortés de se retrouver si nombreux, les grévistes ont exprimé leur colère en un rassemblement dynamique devant le siège de l’office. Leur mobilisation a surpris bien du monde et contraint la directrice générale a recevoir une délégation, tandis que le président PS de Grand Poitiers accordait une entrevue l’après-midi même. Un premier pas, mais pour que les choses changent vraiment, il faudra évidemment maintenir la pression. »

Argenteuil municipalité : entre absentéisme, ruptures, exclusions… la municipalité de droite en pleine déconfiture


Heureusement que ça se termine

 
Février 2015. Il en reste combien ?

Un nouveau cactus vient d’ébranler un peu plus la municipalité d’Argenteuil.
         Ce coup-là, c’est une conseillère municipale qui vient d’annoncer son ralliement à Le Pen et sa volonté de conduire une liste RN dans une commune de la région. Elle et son compagnon s’étaient singularisés en rejoignant Dupont-Aignan à la veille des élections présidentielles.
Ce dernier pas est de trop pour le maire d’Argenteuil qui vient de leur retirer leur délégation concernant en particulier le suivi de la vie associative et les marchés forains.
         La mandature du maire d’Argenteuil se termine dans la déconfiture. Si l’on totalise les démissions, les exclusions, les disparitions de fait, un absentéisme marqué d’une minorité de conseillers municipaux, les ralliements au camp d’en face, il ne reste pas grand-chose de sa majorité de 2014. Du jamais vu à Argenteuil qui pourtant dans les années Valls en a connu ! Mais quand on met sur pied une liste de bric et de broc, dont les ingrédients notables sont le clientélisme et l’électoralisme le plus plat, c’est à cela que l’on aboutit.
         Georges Mothron doit se dire : « Vivement que cela se termine ».
         Mais pourquoi vraiment tient-il à remettre le couvert en mars prochain ?
Les ennemis des travailleurs !


Que des élus de droite lorgnent vers l’extrême-droite et la rallient n’est pas une nouveauté. Cela est certes un des signes de la montée des idées réactionnaires, aux côtés de bien d’autres d’une toute autre ampleur. Rien d’étonnant que ce type de micro-notables se dirigent là où le vent souffle.
         Mais cela a de quoi inquiéter.
         Plus que jamais, à nous de militer contre ces courants politiques, de Le Pen et Macron en tête, qui n’ont qu’une idée : trouver des boucs-émissaires, des dérivatifs aux vrais problèmes, et nous diviser.
         Travailleurs, d’Argenteuil comme d’ailleurs, quelles que soient nos origines, les religions (ou pas), la couleur de notre peau, serrons les rangs, il n’y a qu’une classe ouvrière.

Argenteuil : la présence d’une usine d’incinération des déchets sur une commune urbaine n’est jamais innocente


A 99% ? Ouais…

 
Certes tout clean sur le catalogue


Pas de particules fines ? Et par temps de vent ? De pluie ?

Quand on habite non loin d’un centre de traitements des déchets, ou qu’on y travaille, cela a toujours de quoi inquiéter. C’est ce qui se passe à propos de l’usine d’incinération Azur à Argenteuil, aujourd’hui à proximité d’un quartier d’habitations beaucoup plus dense de la commune de Cormeilles, à la périphérie de la plaine d’Argenteuil et de la zone industrielle du Val.
         Cette usine appartient à Azur et est la propriété d’un syndicat mixte groupant plusieurs communes dont Argenteuil.
         Azur est un terme qui donne confiance tout comme la définition de l’entreprise : « Syndicat mixte de collecte et valorisation des déchets ». Valorisation des déchets !
         Quant aux risques, Azur les rejette d’un revers de main : « Les fumées sont « lavées » grâce à la pulvérisation d’un réactif, permettant la condensation des métaux lourds. Un catalyseur permet de détruire et de capter 99 % des polluants, dont les dioxines, les furanes et les oxydes d’azote. »

         Oui, mais les habitants et les travailleurs n’en sont pas tellement convaincus. Ils craignent pour leur santé, et des indices vont dans ce sens.  D’autant plus que les tonnages traités n’ont pas cessé d’augmenter. Peut-on les blâmer de penser cela ?

dimanche 20 octobre 2019

SNCF, cheminots en colère. Une action de défense du service public nécessaire à tous


Une saine réaction de défense du service publique utile à tous



La réaction spontanée de très nombreux cheminots va continuer aujourd’hui à entraîner des retards de trains, ou à des annulations pures et simples de ces derniers.
         L’accident des Ardennes, si révélateur des problèmes de sécurité et du mauvais fonctionnement du réseau ferroviaire, par manque de personnel et d’entretien, a été la petite goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
         Le gouvernement et la direction de la SNCF peuvent pleurnicher et geindre, ce sont eux les responsables d’une situation désastreuse.
         Bien évidemment, les mouvements de grève dans les services publics utilisés par la population perturbent tous ceux qui sont concernés. Et l’on peut récriminer lorsque l’on ne peut plus rentrer facilement, c’est humain.
         Mais la sécurité et les embauches nécessaires valent bien ces désagréments.
         En tout cas, vive cette réaction légitime des cheminots. On peut parier qu’elle n’est pas la dernière du genre, bien au contraire.

Gilets jaunes, réforme des retraites : les interventions de Jean-Pierre Mercier dans l’émission de LCP : "Ça vous regarde"

Liban : révolte populaire contre le régime


Face aux attaques contre les classes populaires, la colère a débordé


Saïd Hariri, président du Liban

Vendredi 18 octobre, le Liban a vu la population descendre en masse dans les rues pour protester contre la hausse du coût de la vie et demander le départ du président Saïd Hariri et de son gouvernement.
C’est à Beyrouth, la capitale, que les affrontements avec la police ont été les plus spectaculaires. Mais la mobilisation a touché tout le pays, jusque dans les villes moyennes et dans les villages. Face aux prix qui montent et à l’annonce de nouveaux impôts touchant les classes populaires, la colère a débordé.
Si le régime est fondé sur une institutionnalisation des divisions religieuses, les manifestations semblent avoir uni des travailleurs de toutes les communautés contre l’ensemble de la classe politique.
Si la mobilisation s’installe dans la durée, cette unité au-delà des clivages confessionnels sera une force.

Argenteuil Politiciens : pour Philippe Doucet et Georges Mothron, des tournants à 180 degrés, ça les connaît


Cap Héloïse : le revirement politicien (et provisoire ?) de monsieur P. Doucet !



Acte 1 ou acte 2, dans l’interview du Parisien de ces derniers jours
« Georges Mothron a indiqué que ce projet remontait à votre mandat ?
On avait un projet, mais ce n'était pas mûr. Je n'en ai même pas parlé à ma majorité et ça ne figurait pas dans mon programme. Il n'y avait pas de privatisation de la salle Jean-Vilar, pas de logements, pas de surface alimentaire, pas de parking en hauteur, pas d'immeuble de 45 m de haut et pas le mur le long de berges. À partir d'éléments qu'il a trouvés dans le dossier, Georges Mothron l'a refait à sa sauce. » 

Acte 2 ou acte 1, dans le dernier numéro de Ma Ville, la tribune de Fiers d’être Argenteuillais dont Philippe Doucet est le leader :

Philippe Doucet a compris que la question « Jean Vilar »-« Cap Héloïse » allait être au cœur de la campagne électorale de mars 2020. Voilà qu’il retourne sa veste sur le sujet, lui qui a tu au plus grand nombre des membres de sa majorité de 2008-2014 ce qu’il entreprenait avec Fiminco, lui qui n’a jamais dévoilé son projet d’alors (qu’il le fasse aujourd’hui, pas son projet pour demain, mais celui d’avant 2014 !). Lui qui s’est abstenu en mars 2016 sur le vote qui enclenchait l’affaire. Lui qui n’a jamais contesté les déclarations de Georges Mothron affirmant qu’avec ce projet il ne faisait que poursuivre celui de son prédécesseur dans une unanimité rare gauche-droite (selon les termes de GM). Lui qui prétend aujourd’hui qu’il ne voulait ni d’une salle des fêtes privée, ni de logements, ni de commerce alimentaire, ni de parkings en hauteur… (seul un multiplex ?). Lui qui est resté muet sur le sujet pendant plus de trois ans et demi… 
Quelle que soit la suite de l’affaire, nous rappelons tous ces éléments pour répéter une fois de plus au monde du travail local de se méfier comme de la peste de ces gens-là, de ces enfumeurs et bonimenteurs. Mais un certain nombre en sont heureusement déjà convaincus et prémunis. Dominique MARIETTE (apparemment surnommé « d’aucuns » par ces messieurs-dames).