mercredi 16 octobre 2019

Gaz-électricité : pauvreté et coupures en hausse


Chez les affreux du profit, aucune pitié !

 


Selon le médiateur de l’énergie, 572 000 coupures ou réductions de puissance ont déjà eu lieu en 2018. C’est considérable, et ça grimpe : il en attend plus de 600 000 en 2019. Car la pauvreté augmente ainsi que les hausses de tarifs.
         Et comme on approche de la période hivernale, avec coupures interdites à partir du 1er novembre, les compagnies veulent se débarrasser des mauvais payeurs avant. Aucune pitié !

Loi Alimentation et Grande distribution


Sous le capitalisme, loi ou pas, un requin reste un requin



 
Que choisir ? et la Confédération paysanne ont mené une enquête sur la loi Alimentation votée l’an dernier pour, prétendait-on, améliorer les revenus des agriculteurs.
Résultat : pas la moindre amélioration de ce côté-là. Les grandes surfaces imposent toujours aux agriculteurs des prix d’achat inférieurs à leurs coûts, tout en augmentant leurs prix de vente au détail. Les perdants sont les consommateurs, les paysans. Les gagnants sont les géants de la distribution.
Aucune loi ne peut discipliner les requins.

Privatisation de la Française des jeux : les actionnaires demain seront toujours gagnants


Super gros lot

 
Pas besoin de jouer pour être gagnant pour les actionnaires

La privatisation de la Française des jeux (FDJ) débutera le 7 novembre. Le ministre de l’Économie table sur un milliard d’euros d’actions vendues car c’est une bonne affaire pour les capitaux privés.
Pensez, la FDJ fait 325 millions de bénéfices par an. Et avec 17 milliards de mises en 2019, la hausse continue du chiffre d’affaires des jeux et tirages, elle ne connaît pas la crise. Elle s’en nourrit même en vidant les poches de ceux qui espèrent s’en sortir en tirant le gros lot.
Dépouiller les pauvres, brasser des illusions sans créer de réelles valeurs pour la société, tout cela pour enrichir les possédants : la FDJ et sa privatisation sont à l’image d’une société fondée sur la spéculation et le parasitisme des capitalistes.

Val d’Oise Éducation : Chronique du bilan d’une rentrée 2019 désastreuse (2)


Trous dans les emplois du temps : mais au fait, pourquoi ?

  
Le futur lycée de Cormeilles… Mais il en faudrait cinq ou six en plus !

Nous avons évoqué hier le développement des trous dans les emplois du temps des lycées avec leurs conséquences désastreuses (montée des tensions et de la violence...) en lien avec la réforme du bac de Blanquer.
Mais outre la liaison avec cette réforme, la situation est aggravée par le manque de lycées dans le Val d'Oise. Résultat, les lycées existant sont pleins à craquer, et pour que tous les cours puissent avoir lieu, les lycées ouvrent plus longtemps. Ouverture plus tôt le matin, ou fermeture plus tard le soir, utilisation du mercredi après-midi, du samedi. Ou tout cela a la fois. Ce qui forcément crée plus de trous dans les emplois du temps. Par exemple, au lieu d'avoir 3h de cours le matin de 9h à 12h puis 3h de 13h à 16h, un élève aura 1h de 8 à 9, puis 2h de 10 à 12, puis 2h de 14 à 16, puis 1h de 17 à 18. Donc toujours 6h de cours, mais 3h de trous en plus !
La solution ? Elle est très simple : avoir plus de locaux disponibles, construire les lycées qui manquent dans le Val d'Oise.

Argenteuil, L’Atrium, projet sauvage et utilisation muséale possible


Et pourquoi pas un Vivarium de pièces de musée ?

 


L’Atrium, la salle provisoire qui devait remplacer le complexe Jean Vilar est un désastre. Pas pour les entreprises qui y ont trouvé un marché dont le total s’élève sans doute à plus de deux millions d’euros. En revanche, pour les finances de la Ville en plus du coût de base, avec l’entretien, avec le chauffage même si celui-ci est problématique, c’est un échec. Sans parler du problème de l’acoustique…
         Bref, l’Atrium ne sert pratiquement à rien.
         La municipalité a prévu néanmoins d’y organiser une manifestation culturelle en collaboration avec le musée des arts extra-européens du quai Branly (à visiter, c’est remarquable, lui). La présence de quelques objets de ce musée samedi prochain à l’Atrium est une très bonne idée, et l’on regrette seulement que cela dure seulement une journée.
         Comme chacun sait nous ne sommes pas chiens pour faire partager nos idées, alors, pour que cette salle soit un peu utilisée, pourquoi ne pas y faire une exposition permanente des objets de l’ex-musée de la rue Pierre Guienne qui dorment dans un sous-sol.
         Cela donnera enfin une justification à l’existence de cette salle coûteuse. Une sorte de musée à l’Atrium ! Et le complexe Jean Vilar pour toutes les autres activités d’importance, fêtes, banquets, salons divers, réunions, et autres évènements divers ! DM

mardi 15 octobre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 14 octobre 2019


Michelin : non au diktat capitaliste

Avec 1,2 milliard d’euros de profits en 2018, Michelin a décidé de fermer son usine de La Roche-sur-Yon qui emploie 619 salariés. À Belfort, General Electric poursuit son plan de fermeture avec 800 licenciements. Moins spectaculaire mais tout aussi révoltant, des banques aussi prospères que la Société générale et BNP Paribas suppriment des milliers d’emplois.
Et c’est toujours la même histoire. En ce qui concerne la fermeture de l’usine de La Roche-sur-Yon, Michelin nous explique être victime de la concurrence et du ralentissement mondial. Mais qui est menacé dans son emploi et son salaire ? Qui est mis devant l’obligation de quitter maison, famille, amis dans l’espoir de conserver un emploi ? Et qui risque de se retrouver à Pôle emploi ?
Les seules victimes sont les ouvriers et les employés de Michelin, les intérimaires et les salariés des sous-traitants. Pour les actionnaires de Michelin, ce sera tout bénéfice. Ils touchaient déjà des dividendes confortables, la fermeture de l’usine les consolidera !
Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, ex-filloniste, homme de droite habitué à pourfendre le monde ouvrier, s’est fendu d’un communiqué pour critiquer la fermeture de l’usine de La Roche-sur-Yon. Il y regrette le manque de respect de Michelin vis-à-vis des salariés et des élus et déplore un manque de concertation. Où et quand a-t-il vu que les capitalistes demandaient la permission des salariés avant de fermer et respectaient les engagements pris auprès d’eux ?
Crise ou pas crise, les actionnaires veulent amasser leurs dividendes et grossir leurs fortunes avec des actions dont le cours doit toujours monter. Aux ouvriers de suer toujours plus de profits et d’être traités comme des pions !
La décision de Michelin est l’expression même de la dictature capitaliste sur la classe ouvrière et sur toute la société. À une poignée et pour sauver leurs profits malgré la crise, les grands actionnaires menacent la vie de plusieurs centaines de familles, d’une ville et d’une région tout entière. C’est de cette dictature capitaliste que toute la société crève aujourd'hui. 
La société n’a pourtant jamais été aussi riche. Les usines elles-mêmes n’ont jamais été aussi performantes. Ce dont nous crevons, c’est de la course aux profits et de cette concurrence acharnée qui est menée avec la peau des travailleurs.
La rapacité patronale ne peut que s’exacerber face au marasme mondial et aux incertitudes qui pèsent sur leurs affaires. Tout ce que la bourgeoisie peut prendre aujourd'hui aux salariés pour se protéger de la prochaine catastrophe économique annoncée, elle le prendra.
Malgré le 1,2 % de croissance dont se vante le gouvernement, aucune entreprise du privé ou du public n’échappe aux restructurations ou aux suppressions d’emplois. Partout, les charges et les rythmes de travail sont épuisants et les salaires bloqués à des niveaux scandaleusement bas.
Quant au secteur de l’automobile, il anticipe un coup de frein, du fait du ralentissement économique mondial, et fait replonger les ouvriers dans l’ambiance du krach de 2008. 
Malgré les milliards de profit accumulés ces dernières années, partout, il est question de budgets épuisés, d’intérimaires renvoyés, d’équipes supprimées, de chômage partiel. Et cela va de pair avec les cadences folles et les heures supplémentaires, compétitivité et rendement obligent. Là, on invite les salariés à réfléchir à leur avenir professionnel dans une autre entreprise, ici, on les pousse à démissionner. Partout, pend l’épée de Damoclès du licenciement.
Le grand patronat s’organise déjà pour faire payer l’aggravation de la crise aux exploités. Si l’on ne veut pas que ce soit une catastrophe pour les travailleurs, il faut s’organiser et se préparer à se défendre collectivement.
Il n’y aura pas d’échappatoire. Lorsque la crise se généralisera, elle touchera tous les secteurs et tous les pays.
À l’échelle du monde, Volkswagen a annoncé 7 000 suppressions d’emplois, Nissan, 12 500. Les banques en ont programmé 44 000… D’un bout à l’autre de la planète, les travailleurs sont victimes de la même dictature capitaliste, de la même rapacité, de la même irresponsabilité.
La seule issue réside dans la capacité de la classe ouvrière à engager le bras de fer avec la bourgeoisie. D’abord, pour la faire reculer et lui imposer de payer pour sa crise. Mais, aussi et surtout, pour contester son pouvoir sur l’économie. Car on ne s’en sortira pas sans renverser la dictature de la classe capitaliste sur l’économie et sur toute la société.
 


General Electric : comme chez Michelin, profits à milliards… et licenciements


Bénéfices et licenciements en hausse

Le trust General Electric (GE) avait racheté une partie d’Alstom en promettant d’embaucher 1 000 personnes. Non seulement il n’a jamais tenu parole, mais il vient d’annoncer la suppression d’un millier d’emplois à Belfort. Les travailleurs bloquent l’usine ainsi qu’une énorme turbine.
         Le ministre de l’Économie a protesté, en demandant à GE de revoir son projet. Du coup, GE envisage de réduire un petit peu les licenciements en échange d’une dégradation des conditions de travail, de RTT et de salaire pour les travailleurs.
         GE a pourtant augmenté ses bénéfices au début de l’année. Mais patrons et actionnaires n’ont pas le moindre souci des travailleurs. Ce qui compte pour eux, c’est le fric. La seule alternative : les obliger à maintenir emplois et salaires.
 
 

Turquie, Syrie, Massacres, hypocrisie et intérêts impérialistes


Un peuple kurde otage des grandes puissances

 


Pendant qu’en Syrie l’armée turque massacre les Kurdes avec l’aval des États-Unis, Macron et Angela Merkel jouent les indignés.
Paris et Berlin disent suspendre leurs ventes d’armes à la Turquie. Mais pas les commandes déjà passées : elles continueront d’être livrées et les Kurdes d’être tués.
Depuis un siècle, le peuple kurde est l’otage de la politique des grandes puissances, qui ne lui font des promesses que quand cela peut servir les intérêts de leurs groupes industriels, pétroliers et financiers, pour les oublier aussitôt après.