samedi 12 octobre 2019

Argenteuil culture : à l’Imagerie, à la librairie Le Presse-papier


Argenteuil, culture, on nous communique

Dès aujourd’hui, à la galerie L’Imagerie




Mardi 15 octobre à 18 heures 30 à la librairie Le Presse-papier


vendredi 11 octobre 2019

Allègements de cotisations patronales : 52 milliards d'euros en 2018.


Un immense détournement de fonds



Les allègements de cotisations patronales se sont élevés à 52 milliards d'euros l'an dernier selon la Cour des comptes. Depuis 2013, ces allègements ont doublé grâce à la sollicitude de Hollande, puis de Macron, envers les gros patrons. Le « pacte de responsabilité » d'abord, puis le CICE, ont réduit de 26 milliards ce que versaient les entreprises. Supposés embaucher avec ces ristournes, les patrons ont pris l'argent et continuent de supprimer des milliers d'emplois.
Dans le même temps, sous prétexte que la Sécurité sociale serait à nouveau en déficit, le gouvernement réduit les indemnités de chômage et s'attaque aux retraites.
Les grands patrons sont des assistés, alors que pour financer l'accès aux soins pour tous, les indemnités de chômage et des pensions dignes, il faudrait commencer par stopper ces allégements de cotisations et continuer en prélevant sur les profits. Exactement l'inverse de la politique des gouvernements qui se succèdent à l'Élysée.

Enseignement : les raisons de la colère


Enseignement : les raisons de la colère

09 Octobre 2019

Le suicide de Christine Renon, directrice d’école à Pantin, a déclenché une vague de colère parmi les enseignants et aussi parmi les parents.



Dès le 26 septembre, les parents d’élèves de l’école ont écrit au ministre Blanquer pour l’interpeller sur le « cri d’alerte » de la directrice, affirmer leur détermination « à poursuivre les combats de Christine Renon » et lui demander des comptes sur le sous-effectif et le manque de formation du personnel d’animation et d’éducation, dénoncés dans la lettre.
Le 1er octobre, une pétition syndicale d’hommage à Christine Renon, dénonçant les conditions de travail des enseignants, a recueilli près de 120 000 signatures en cinq jours. Jeudi 3 octobre, jour des obsèques de Christine Renon, partout en France des milliers de professeurs d’école, de collège et de lycée ont fait grève et se sont rassemblés devant les rectorats ou inspections d’académie, avec prises de parole combatives relayées par la presse. Le même jour, des directeurs d’école de Pantin ont bravé leur devoir de réserve et publié une tribune dénonçant leurs conditions de travail.
Tous dénoncent l’épuisement professionnel des enseignants qui, seuls face à des classes toujours plus surchargées, sont censés pallier le manque d’infirmiers, de médecins scolaires et d’assistants sociaux. Ils dénoncent aussi leur sentiment d’impuissance face aux situations parfois tragiques des élèves, liées au pourrissement de cette société en crise. Certaines prises de parole, comme à Cahors, ont élargi le problème du sous-effectif à celui des hôpitaux, des Ehpad, des crèches, des pompiers, rappelant la destruction de centaines de milliers de postes de fonctionnaires par les gouvernements successifs.
Face à l’expression de cette colère, le ministre de l’Éducation nationale et le recteur de Créteil ont fini par sortir de leur silence. Le premier, en essayant de cantonner le problème à celui du statut des directeurs d’école, dont il s’est dit « prêt à discuter ». Le second, en adressant aux enseignants de l’académie de Créteil un mail écrit dans la langue de bois habituelle : « La mission qui est la nôtre, transmettre des savoirs et des valeurs, est la plus grande des missions républicaines. À ce titre, la nation vous doit protection et soutien. » Ces mots, perçus comme une hypocrisie supplémentaire, n’ont fait que raviver l’exaspération !

                                               Julie LEMÉE (Lutte ouvrière n°2671)

Équateur : révolte contre les attaques du gouvernement. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Équateur : révolte contre les attaques du gouvernement

09 Octobre 2019

En Équateur, l’état d’urgence décrété jeudi 3 octobre par le président Lenin Moreno, après des affrontements violents dans les principales villes du pays sur fond de grève générale des transports, n’a pas arrêté la mobilisation de la population. Actions massives et blocages se multiplient dans tout le pays.
L’annonce par le président de mesures aux conséquences dramatiques pour les classes populaires a mis le feu aux poudres. Il y a d’abord l’arrêt des subventions publiques au prix de l’essence qui duraient depuis quarante ans, qui double les prix à la pompe. En l’absence de réseau ferré, bus et taxis sont utilisés par la population. Confrontés à la hausse de l’essence, les transporteurs devraient augmenter leurs tarifs. Par ailleurs, les travailleurs du secteur public perdent un jour de salaire par mois et voient leurs congés réduits de 30 à 15 jours, tandis que les salaires des contractuels baissent de 20 %.
Lenin Moreno avait été élu en 2017 comme successeur de Rafael Correa. Ce dernier, allié de Hugo Chavez et Evo Morales, avait financé des programmes sociaux et des infrastructures dans toutes les régions, en particulier les Andes et l’Amazonie, sans toutefois s’en prendre aux intérêts de la bourgeoisie.
Comme au Venezuela, la chute des cours du pétrole a eu des conséquences catastrophiques. La dette a explosé. Sous la pression des banquiers internationaux, Lenin Moreno mène désormais une politique de plus en plus antiouvrière qui le rend très impopulaire : mesures accentuant la précarité et la flexibilité des contrats de travail ; licenciements massifs de contractuels du secteur public ; privatisation des entreprises d’État les plus rentables ; et innombrables concessions territoriales accordées aux géants mondiaux de l’industrie minière. Ces attaques, aujourd’hui contestées, ont été négociées avec le FMI en contrepartie d’un nouveau prêt de 4 milliards de dollars.
Le 3 octobre, les syndicats de transporteurs appelaient à la grève contre ce plan, rejoints par les syndicats ouvriers, les organisations étudiantes et la Confédération des nations indigènes. Tout le pays se retrouvait bloqué et les rues de Quito, Guayaquil ou Cuenca se remplissaient de manifestants. Dans les trois plus grosses villes du pays, il y a eu des heurts violents avec la police. Le soir, Lenin Moreno décrétait soixante jours d’état d’urgence. Le lendemain, le président de la Fédération nationale des coopératives de transport appelait à la fin de la grève, tandis que le gouvernement faisait circuler des chars dans les rues de la capitale Quito.
Loin de s’arrêter, le mouvement a pris alors dans tout le pays une nouvelle dimension. Dans toutes les provinces, les routes sont bloquées par des paysans ou des communautés indigènes. En Amazonie, des puits de pétrole sont occupés. Dans la province de Bolivar, le siège du gouvernement a été pris d’assaut par les manifestants.
En réponse à l’état d’urgence, la Confédération des nations indigènes a décrété son propre état d’exception, en annonçant que les policiers et les militaires se rendant sur les « territoires ancestraux » seraient arrêtés et jugés par la population. Cela s’est effectivement produit les jours suivant dans plusieurs provinces. La même confédération a lancé une marche sur Quito, pour se joindre à la grève nationale appelée par les syndicats ouvriers, le 9 octobre. Dès le 7, face à l’afflux de manifestants dans le centre historique de la capitale, le palais présidentiel a été évacué et le gouvernement transféré à Guayaquil.
Lenin Moreno a beau accuser les grévistes et manifestants d’être des putschistes manipulés par l’ancien président Correa ou le président vénézuélien Maduro, la protestation populaire contre lui et ses attaques ne cesse de grandir.

                                              Antoine FERRER (Lutte ouvrière n°2671)



La défense de la salle des fêtes Jean Vilar s’invite à l’Éducation nationale


Petit rappel des conséquences calamiteuses pour les écoles

 
A rénover, à reconstruire, mais toujours comme salle municipale, publique, collective !

Au niveau départemental, il existe un organisme consultatif appelé conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). Il est composé de représentants des collectivités locales, de personnels des établissements d'enseignement et de formation, et d’« usagers » (parents d'élèves, associations, etc.). Il peut être consulté sur toute question relative à l'organisation et au fonctionnement du service public d'enseignement dans le département.
         Dans le Val d’Oise, il s’est tenu hier au soir, en l’absence du préfet qui est censé le co-présider. Cela juge de son intérêt, quand on sait que cette réunion permettait de faire un vrai bilan de la rentrée.
         Et lors de ce conseil, il a été question de l’avenir de la salle des fêtes communale Jean Vilar d’Argenteuil, dans l’intervention d’une des grandes fédérations de parents d’élèves (la FCPE) :
« …A l’inverse, d’autres municipalités ne font pas les efforts qu’il faut, voire contrecarrent les besoins éducatifs dans leur ville. Je prendrai l’exemple d’Argenteuil, qui outre les retards dans les constructions de groupes scolaires pour la ville, s’obstine à maintenir la perspective de détruire la salle des fêtes communale Jean Vilar, propriété de la Ville. Ce complexe est crucial pour l’école à bien des égards. Tout d’abord, c’est là que se tiennent de nombreuses initiatives de fin d’année en particulier des spectacles des écoles. C’est aussi le lieu du désormais célèbre Salon du livre d’Argenteuil, avec ses milliers de visiteurs, et les classes, 105 cette année, qui s’y retrouvent à la suite de la visite d’écrivains et d’illustrateurs, payés en partie par l’association organisatrice. Citons également des projets autour de la musique. Enfin, pour les services de l’éducation nationale, c’est aussi la seule salle publique qui peut accueillir les centaines et les centaines d’enseignants des écoles primaires d’Argenteuil quand ils se réunissent tous ensemble en conférence pédagogique. Alors, remplacer ce complexe public par des bâtiments gérés par des investisseurs privés, c’est à coup sûr porter un coup fatal à de nombreuses activités culturelles, scolaires, et empêcher l’Education Nationale de faire correctement son travail… »
Il est vraiment regrettable que le préfet du Val d’Oise n’ait pas entendu ces paroles, lui qui, dernièrement, a donné un coup de pouce au maire d’Argenteuil en indiquant qu’il ne voyait pas de problème environnemental à la réalisation du projet Cap Héloïse, un projet pourtant dévastateur, en particulier pour l’École. DM

ATSEM, ASEL épuisées, cinq semaines après la rentrée. A Argenteuil comme dans bien d’autres communes


L’implosion n’est pas loin !



Un mois après la rentrée, le personnel des écoles maternelles d’Argenteuil n’en peut plus. C’est dramatique pour tous, mais cela l’est particulièrement pour les ATSEM et les ASEL.
         Nous l’avons déjà évoqué, la réforme Blanquer de scolarisation des enfants à partir de trois ans a ajouté de nouveaux problèmes et de nouvelles tâches à une situation ancienne peu reluisante.
         Non seulement il y a davantage d’élèves à la cantine et l’après-midi, mais il y a également le problème de dortoirs trop exigus pour pouvoir faire dormir tous ceux qui en ont besoin l’après-midi. En outre, il faut « gérer », et c’est nouveau, et c’est en plus, la question de changer les couches pour un certain nombre d’enfants parmi les plus jeunes.
         Et quand une absence de l’une de ces ATSEM ou ASEL se prolonge pour maladie, sans qu’elle soit remplacée, et cela au bout de semaines et de semaines, c’est la catastrophe dans des écoles où le nombre total d’ATSEM a été réduit considérablement depuis plusieurs années.
         Cela ne va pas pouvoir durer bien longtemps encore. L’implosion de l’École à Argenteuil comme ailleurs n’est pas loin.

jeudi 10 octobre 2019

Drame de la préfecture de police, discours martiaux, amalgames, complaisance avec les régimes qui financent le terrorisme, recul des services publics, retraites, ce dont les jeunes ont besoin… Nathalie ARTHAUD au débat d’hier midi sur LCI

Drame de la préfecture de police : le piège de l'union nationale et celui du communautarisme


Ne laissons pas ces politiciens diviser les classes populaires



Après le drame de la préfecture de police de Paris, qui a coûté la vie à quatre personnes en plus de celle de l'assaillant, Macron a choisi d'entonner la rengaine sur l'union nationale à réaliser derrière lui, en appelant à « faire bloc contre l'hydre islamiste ».
Il est bien difficile de faire la part entre le trouble psychiatrique ou l'adhésion à un projet terroriste pour expliquer le geste du meurtrier. Mais en choisissant de désigner l'islamisme, Macron fait un sordide calcul politique. Tout en s'en défendant, il jette la suspicion sur l'ensemble des musulmans et marche ainsi dans les pas de Le Pen et de la droite extrême.
Refusons l'union nationale derrière Macron et ne laissons pas ces politiciens diviser les classes populaires.