jeudi 19 septembre 2019

Argenteuil : antennes téléphoniques, installation (presque) incognito


Ils ont raison de s’interroger



Le panneau est discret sur la clôture du 30-32 rue Denis Roy à Argenteuil. Mais des habitants du quartier l’ont remarqué et s’interrogent…
         Ce panneau annonce la mise en place d’antennes téléphoniques sur la terrasse du toit d’un bâtiment.
         Des antennes téléphoniques, alors que la fibre est installée dans le secteur, cela effectivement a de quoi interpeller les habitants.
         Sur les caractéristiques des dites antennes (objectifs, puissance, sphère d’action…) les éléments obtenus à la mairie d’Argenteuil ne sont guère plus explicites.
         C’est cette opacité qui entraîne à passer de l’interrogation à l’inquiétude, sur un sujet extrêmement controversé, celui de la dangerosité ou pas des ondes électromagnétiques.
         En tout cas, à suivre, et ce sont les habitants concernés par ces risques éventuels qui sont les seuls sur lesquels on puisse compter pour éclairer l’affaire et ses enjeux. DM

Argenteuil, label patrimoine régional, un « oubli » de taille totalement organisé


Un air très « sauvage », la culture à Argenteuil


Dans son édition d’hier, le quotidien Le Parisien-95 a fait un long article portant sur l’attribution pour l’année 2019 du label « patrimoine régional » à des bâtiments du Val d’Oise, lequel label est censé aider à leur préservation dans l’avenir. Il est délivré par le conseil régional d’Ile de France. Argenteuil est concernée cette année à deux titres, pour une école des « cités jardins » d’Orgemont des années 1920, et le bâtiment des Bains douches de style Art-déco qui fut construit à la même époque dans le même périmètre.
         Soit.
      Mais il y a un site qui n’apparaît pas dans cette liste, c’est celui des bâtiments de l’ex-hôpital d’Argenteuil de la rue Guienne, l’Hôtel-dieu et les deux bâtiments Tollet. S’il est des constructions qui mériteraient le label en question, c’est pourtant bien eux. Mais non. Il y a certes anguille sous roche, et le membre de l’association historique locale qui a travaillé la question et revendiquait l’inscription de cet ensemble sur cette liste de labellisation et qui s’est dépensée sans compter pour y parvenir s’est heurté à une fin de non-recevoir de la part de la municipalité et a été menée en bateau par elle durant des mois.
         La municipalité a sans doute d’autres projets pour cet espace pourtant remarquable. Pas question pour elle d’y mettre de quelconques entraves pour l’avenir. Elle veut y faire ce qu’elle veut. En revanche, pas joli-joli. DM



mercredi 18 septembre 2019

Grèves et luttes, le creuset de la conscience de classe. Lors de la fête de l’Humanité, lors du débat qu’elle y animait samedi dernier, réponse de Nathalie ARTHAUD à un camarade de la RATP sur les luttes en cours et le développement de la conscience collective des travailleurs (7 minutes)

Migrants : Macron : même démagogie que Le Pen


Faire des voix avec la vie des immigrés (air ancien de l’extrême-droite)



Devant ses députés et sénateurs, Macron a annoncé la couleur : il entend faire des voix avec la peau des immigrés. Il reprend les discours démagogiques et odieux du Rassemblement national contre l'immigration et dénonce les demandes soi-disant abusives de droit d'asile.
Il dit vouloir éviter de passer pour un « parti bourgeois » sur la question, mais il n'est que le valet de tous ces grands bourgeois qui, eux, voient dans les immigrés une main d'œuvre à bon marché, bons pour suer leurs profits. Macron prétend répondre aux attentes des « classes populaires », mais il les attaque de toutes les façons possibles.
Face à ce « président des riches », il faut réaffirmer : « travailleurs français-immigrés, une seule classe ouvrière » et que les seuls étrangers parmi nous sont les grands patrons.

Sur France info TV jeudi matin 20 septembre
 à 7 heures 50
Interview de Nathalie ARTHAUD

Pétrole : les incendiaires sont chez nous


Ils alimentent la guerre en vendant de l’armement



Une attaque a mis à l'arrêt d'importantes installations pétrolières d'Arabie saoudite, l'équivalent de 5 % de la production mondiale de brut. Cela va à coup sûr faire grimper le prix de l'essence à la pompe ici.
Cette attaque est un des épisodes de la guerre meurtrière que mène l'Arabie saoudite au Yémen, dans le cadre de sa rivalité avec l'Iran. Mais la responsabilité essentielle de cet affrontement revient aux grands pays impérialistes, États-Unis en tête mais aussi la France qui l'alimente en vendant de l'armement, qui dressent les puissances régionales les unes contre les autres pour maintenir leur influence au Moyen-Orient.
Pour ce faire ils n'hésitent pas attiser ces conflits meurtriers.

Bezons, un ouvrier est mort…


On ne peut perdre la vie à la gagner

 
                                                        Le Moniteur.fr

Nous avons reçu hier de nos camarades de l’Union Locale des syndicats CGT de Bezons le triste message suivant

« Bonsoir, pour information. Nous venons d'apprendre qu'un ouvrier est décédé sur le chantier de la future salle des fêtes de Bezons. Il s'agit d'un homme d'une quarantaine d'année, intérimaire depuis 3 mois. Il était père de famille et sa compagne attend un enfant. Nous partageons évidemment la douleur de la famille. Nous imaginons ce que veut dire perdre un conjoint, un père. Mais au-delà de là tristesse, nous avons envie de faire part de notre colère : personne ne devrait perdre sa vie a la gagner. L'UL-CGT Bezons »

Depuis des mois, de telles annonces nous parviennent. Souvenons-nous en particulier de ces deux travailleurs, nos frères de classe, « sans-papier » nous a-t-on dit, qui sont morts lorsque la nacelle sur laquelle ils travaillaient a lâché un samedi matin à Epinay-sur-Seine.

         Lisez comme moi, cette liste d’accidents mortels au travail telle qu’elle est recensée sur le lien ci-dessous :

https://news.google.com/search?q=accident%20travail%20mortel&hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr

Et il n’y a qu’à regarder autour de soi, sur les nombreux chantiers de la Ville ou d'ailleurs, les conditions dans lesquelles travaillent bien des travailleurs, et le non-respect fréquent des plus élémentaires règles de sécurité pour les protéger.

La Poste, SNCF, Sécurité sociale, Finances publiques, hôpitaux… des services publics utiles à la population attaqués et réduits de toutes parts


Le gouvernement sert la soupe au Capital aux dépens des services publics essentiels à la population

Nous avons reçu deux commentaires intéressants à notre brève concernant la situation déplorable de la poste dans le centre-ville, et celle du nouveau bureau installé au 1er étage du centre commercial « Côté Seine ». Les voilà :

 
Et cette queue ressemble à celle devant l'agence de la Sécurité sociale, laquelle...
« On croirait exactement la nouvelle poste de Cergy au Centre Commercial des 3 Fontaines. Identique pour les locaux et identique pour la queue (vu les effectifs bien trop réduits). Aux meilleurs moments c'est 45 minutes d'attente... jusqu'à 1 heure 30 parfois... mais c'est très propre et très moderne comme design ... Il faut être en bonne forme et pas trop âgé pour tenir debout immobile durant 1h 30. » (Yves Gaillard, Cergy)
« Je partage la photo de Dom Mariette ... ça donne envie le service public. La même queue pour acheter ou retirer un billet grandes lignes SNCF, pour avoir besoin d'un renseignement aux impôts, pour déposer un colis ou venir chercher un recommandé. C'est bien les services publics à Argenteuil... » (Xavier Morin, Argenteuil)

mardi 17 septembre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 16 septembre 2019


Comme les travailleurs de la RATP, le 24 septembre, faisons-nous respecter



 « Quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit », s’était moqué, en 2008, un Sarkozy triomphant. Eh bien, son clone Macron ne peut pas en dire autant ! Avec 70 à 100 % de grévistes sur certaines lignes de métro et de bus, les travailleurs de la RATP ont fait, vendredi dernier, une démonstration de force.
Roulants, agents de station, sédentaires des bureaux et de l’ingénierie, travailleurs des ateliers, ils ont réussi à se rassembler, malgré les différences de métier, de statut et de droits. Cette unité a fait leur force car, quand tout un secteur comme la RATP ou la SNCF arrête de travailler, toute la société en est ralentie.
Et il ne s’agit encore que d’une seule entreprise et d’une seule journée ! Si l’ensemble des travailleurs de l’industrie et des services, du privé et du public, se battaient ensemble avec détermination, leur force serait irrésistible. C’est précisément ce que craint le gouvernement.
Hantés par le spectre des gilets jaunes, Macron et Philippe marchent sur des œufs. Et face au succès de la grève de la RATP, ils redoublent de prudence, repoussant l’annonce du projet sur les retraites à l’été prochain. Ils savent que si la colère sociale s’empare des travailleurs et débouche sur de puissantes grèves, ils seront forcés de remballer leur nouvelle attaque.
C’est un encouragement à emboiter le pas aux travailleurs de la RATP. Car il faut se battre avant que les coups nous tombent dessus.
Que l’on travaille dans le privé ou dans le public, nous sommes tous attaqués. Le simple fait de calculer la retraite sur toute la vie active et non plus sur les 25 meilleures années, ou sur les six derniers mois en ce qui concerne la fonction publique, abaissera considérablement les pensions. Quant à accepter un système de points, dont la valeur pourrait être modifiée chaque année par le gouvernement, cela s’apparente à un chèque en blanc fait à un voleur.
Comme toutes les réformes des retraites précédentes, celle-ci repoussera encore l’âge de départ et réduira les pensions qui sont déjà indignes pour des millions de femmes et d’hommes. Nous serons tous perdants.
À l’occasion de la grève de la RATP, les perroquets du patronat et du gouvernement ont repris le couplet sur « les travailleurs aux privilèges exorbitants ». Tout cela pour ne pas parler des vrais privilégiés, des grands actionnaires, des rentiers, des grandes fortunes.
Cette année, le plus fortuné d’entre eux, Bernard Arnault, PDG de LVMH, a vu son patrimoine augmenter de 100 millions par jour. Autant dire qu’il ne se pose pas le problème de sa future retraite ! Les vrais privilégiés ne se demandent même pas quand ils pourront partir à la retraite : ils sont, pour la plupart, nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et sont rentiers et retraités à la naissance !
Dans notre société injuste et inégalitaire, les privilégiés ne sont pas à chercher du côté du monde du travail, et sûrement pas du côté de ceux qui se lèvent à 3h30 du matin pour faire rouler les premiers bus et métros.
L’argent existe pour payer les retraites, à condition d’aller le chercher là où il est en abondance, là où il est dilapidé dans des caprices de riches, là où il alimente la spéculation, véritable bombe à retardement pour toute l’économie.
Car tous les sacrifices imposés aux travailleurs ne garantissent en rien l’avenir. Le gouvernement prétend travailler pour 2040, alors qu’il ne sait même pas si l’économie sera encore debout dans un mois.
L’économie est comme un casino géant où la banque peut sauter d’un moment à l’autre, au moindre choc. Hier, les experts économiques s’affolaient des taux négatifs, aujourd'hui ils s’inquiètent de ce qui se passe du côté de l’Arabie saoudite et des marchés pétroliers. Et demain ?
Tel le créateur de Frankenstein qui ne maîtrisait plus sa créature, les capitalistes sont incapables de contrôler leur économie. Ils ne savent faire qu’une chose : taper sur les travailleurs, leur en faire baver. C’est dans leur ADN, c’est un réflexe de classe.
Cela fait des décennies que la situation des travailleurs recule, entreprise par entreprise. Se sacrifier pour un tel système n’a aucun sens. Il faut revendiquer nos droits et viser à changer la société.
Tout au long du mois, de nombreuses professions vont se faire entendre. Mais la force des travailleurs est dans leur capacité à se battre le plus unis possible. Alors, profitons de l’appel de la CGT et mardi 24 septembre, soyons très nombreux en grève et en manifestation.                     



Sur France info TV ce matin mardi à 7 heures 50
Interview de Nathalie ARTHAUD